Budget défense : comment les armées vont payer tous les surcoûts des OPEX et de Sentinelle

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Pour participer à la demande d'économies des ministères (1,5 milliard d'euros en 2019), l'Hôtel de Brienne va rendre à Bercy 70 millions d'euros
Pour participer à la demande d'économies des ministères (1,5 milliard d'euros en 2019), l'Hôtel de Brienne va rendre à Bercy 70 millions d'euros (Crédits : REGIS DUVIGNAU)
Pour payer le solde des surcoûts des OPEX et des missions intérieures (411 millions), le ministère des armées a bénéficié de l'ouverture de crédits (214 millions) et du redéploiement de crédits non utilisés (197 millions).

Comme les deux dernières années, le ministère des Armées paiera donc l'ensemble des surcoûts des opérations extérieures (OPEX) et des missions intérieures (MISSINT), dont essentiellement l'opération Sentinelle. Soit une facture de 1,398 milliards d'euros (1,37 milliard en 2018). C'était dans l'air, c'est acté par le projet de loi de finances rectificative (LFR). Pour payer cette "jolie" facture, le ministère va piocher dans la provision OPEX prévue à cet effet dans le budget des armées qui s'élève en 2019 à 950 millions d'euros. Pour l'Hôtel de Brienne, il reste donc à payer un solde de 448 millions d'euros, dont  37 millions sont pris en charge par des organismes internationaux (ONU principalement).

Sur les 411 millions restants (720 millions environ en 2018), le ministère des Armées a bénéficié d'une ouverture de crédits de 214 millions d'euros (piochés dans les crédits gelés à hauteur de 650 millions d'euros), d'un redéploiement de 140 millions de crédits non utilisés dans le titre 2 (fonctionnement) en raison d'un problème récurrent pour recruter de jeunes engagés (155 millions en 2018), et, enfin, d'un report de contrats de Maintien en condition opérationnel (MCO) à hauteur de 57 millions d'euros. "Il n'y a pas de conséquences financières pour la loi de programmation militaire", estime-t-on dans l'entourage de la ministre des Armées, Florence Parly.

L'Hôtel de Brienne rend 70 millions à Bercy

Pour participer à la demande d'économies des ministères (1,5 milliard d'euros en 2019), l'Hôtel de Brienne va rendre à Bercy 70 millions d'euros. Une somme dégagée grâce à la renégociation de contrats entre la direction générale de l'armement (DGA) et les industriels ainsi qu'aux pénalités versées par ces derniers en raison de retards à la livraison de certains programmes. "C'est la conséquence du rééquilibrage dans les relations entre l'Etat et les industriels", précise-t-on dans l'entourage de Florence Parly.

C'était l'un des objectifs à son arrivée à l'Hôtel de Brienne. Résultat, le ministère a vu 284 millions d'euros de ses crédits de paiement annulés (70 millions + 214 millions) ainsi que 1,4 milliard d'euros d'autorisations de paiement, reportés à 2020. Dernière bataille à livrer pour le ministère des Armées, le dégel de 420 millions d'euros restants d'ici à la fin de l'année. Les fêtes de fin d'année pourraient être studieuses...

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a écrit le 12/11/2019 à 8:53 :
Economies pour l'armée ? Qu'elle commence donc par reduire voire supprimer les " entrainements quotidiens , a basse altitude , des rafales de l'armée de l'air , en Auvergne par exemple au dessus du parc des Volcans , qui saoulent les populations , inquiètent les troupeaux et dont on voit mal l'utilité !!!
Réponse de le 12/11/2019 à 16:10 :
Que ça vous saoule, c'est une chose. Navré pour vous, mais vous noterez qu'il vaut mieux que cela ait lieu dans des zones faiblement urbanisées, précisément pour limiter les nuisances. Quant à remettre en cause l'utilité de ces entraînements, c'est au contraire absolument indispensable et plutôt rassurant de savoir que nos pilotes s'entraînent au vol à basse altitude.
Réponse de le 13/11/2019 à 9:48 :
La véritable économie serait d'arrêter d'avoir autant d'officiers... On les payent pour quoi? Quand un dit a droite l'autre dit a gauche et avec la réforme qui a réduit le personnel, ce sont les sous officiers qui trinque, et quand ils ont plusieurs chefs au dessus ca devient ingérable.
a écrit le 11/11/2019 à 11:13 :
Avec toutes les taxes "écologiques" que nous fait payer le gouvernement, l'Etat devrait s'en sortir...
a écrit le 10/11/2019 à 18:51 :
En faisant défiler nos militaires en maillot de bain au Louvre pour Chanel ?

Ben je m'adapte hein...
a écrit le 10/11/2019 à 5:00 :
Une coquille s'est glissee dans le titre, il fallait lire :
"Comment les francais vont payer etc...."
Réponse de le 12/11/2019 à 8:54 :
.....c'est de l'expression "intuitive" ,......a destination des anes de citoyens !
a écrit le 09/11/2019 à 20:39 :
Macron avait déjà eu des problèmes avec le Gal de Villiers pour ce genre de décision, qui est assez cocasse.

On se demande bien pourquoi c'est le budget de la défense qui devrait supporter les coûts de Sentinelle, qui relève d'une mission de police qui devrait incomber au ministère de l'intérieur.

Ensuite, il était, dans l'ancien monde, convenu que les surcoûts des décisions politiques comportant des OPEX étaient pris, non sur les budgets de fonctionnement et d'équipements des armées mais sur le budget central de l'état.
Ca évitait que les militaires aillent au combat avec des lances pierre et des javelots parce qu'on avait décidé d'une intervention en plus, sans la financer.

Macron, avec son mémorial aux soldats morts en OPEX, se fout bien de leur gueule intérieurement pendant son discours d'inauguration.
Réponse de le 10/11/2019 à 7:18 :
ce qui a permis à la France d'être libérée en 1945, c'était le courage et non les armes !
a écrit le 09/11/2019 à 16:20 :
Avec nos impots comme d'hab .
a écrit le 09/11/2019 à 11:13 :
Utilisons comme les américains des drones armés pilotés à partir de la France par des sergents. On fera ainsi chuter la facture pour le même résultat, puisque nos voisins européens se refusent à financer nos opex.
a écrit le 09/11/2019 à 9:44 :
C'est dramatique comment Macron dilapide l'argent sans que personne ne dise rien. On peut penser que toute l'élite qui devrait servir de contre pouvoir est corrompu. Après avoir rackette les vieux y compris ceux des ephad, augmente les impôts, mais que fait il car le déficit est abyssal. Pour les opex, mais que font nos armées à l'étranger, quelles résolutions de conflits ont elles permis de résoudre. Rien. Regarder sous Sarkozy on a dastabilise la Libye, sous Hollande on a déstabilisé la Syrie. Et le tipp ne dit rien
a écrit le 08/11/2019 à 20:34 :
C'est marrant que sur les sujets de l'armée, je ne sois posté. Troisième fois et peut être plus mais l'humour cela permet de détendre l'atmosphère?

Les gars des forces spéciales ont besoin d'oseille pour une corde! Tout les budgets ne sont pas utilisés.
Réponse de le 12/11/2019 à 8:56 :
Figaro -Tribune : mème combat mais .......on est quand mème Charlie ....allez comprendre !
a écrit le 08/11/2019 à 20:15 :
Je sais bien qui va payer: celui qui paye impôt et taxes, autrement dit: tous les français. Comme d'habitude on va affecter des réserves constituées par précaution et alimentées par la dette.
a écrit le 08/11/2019 à 18:41 :
Ben voyons, la préposée aux écritures de Macron applique les ordres, et tant pis pour les systèmes de défense, les bateaux qui ne seront pas livrés, les hélicoptères qui resteront en panne, les avions de chasse qui ne pourront pas s'entrainer, les modernisations reportées, les véhicules hors d'age encore une fois recyclés, et tout le reste en prime. Marchands de plumes.
a écrit le 08/11/2019 à 14:53 :
Bon , ils faut bien que quelqu'un paie la facture...
Apres tous la troupes à remplis les Mission commander. Maintenant, îls faut se posser la question de savoir sa ses mission sont utile ...
Apres tous la troups est en surchauffe , les temps d'instruction sont réduits et le repos sont limitées...
Mais sa îls ne fait pas le dire... Se n'est pas bon pour le moral.
a écrit le 08/11/2019 à 12:17 :
" redéploiement de crédits non utilisés (197 millions). "

Avec cela, y a moyen d'acheter des cordes pour les forces spéciales?
parce qu'ils en manque !!!

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