Défense : la France s’offre corps et âme à l’Europe

Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, Paris veut accélérer les coopérations et la consolidation européenne dans le domaine de la défense. Mais la plupart des pays européens n’hésite pas à acheter américain ou profite du volontarisme européen de la France pour renforcer leurs industries. L'Europe de la défense sera l'un des thèmes du Paris Air Forum qui se tiendra le 21 juin au Toit de la Grande Arche de La Défense à Paris.
Michel Cabirol

7 mn

La ministre des Armées Florence Parly regrette le morcellement du paysage industriel européen
La ministre des Armées Florence Parly regrette "le morcellement du paysage industriel européen" (Crédits : Reuters)

L'objectif est clair. La France, qui a décidé de jouer la carte de l'Europe de la défense, a un grand dessein pour le Vieux-Continent. La future loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 "prend ce parti et mise résolument sur l'Europe de la défense", avait annoncé en février dernier à l'Assemblée nationale la ministre des Armées, Florence Parly. Sous l'impulsion d'Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Élysée, la France a donc pris l'initiative de développer une politique volontariste de coopération européenne et internationale. Et Paris veut encore accélérer dans le cadre de la LPM. "Nous avons de nombreux projets de coopération européenne dans le domaine de la défense et la coopération franco-allemande est un axe prioritaire", avait précisé la ministre. Des coopérations de préférence équilibrée. Ainsi, le nombre de programmes en coopération avec des pays européens devra être augmenté de 36 % par rapport à la précédente LPM.

La recherche systématique de coopérations européennes

"Nous avons de nombreux programmes nouveaux à lancer pour moderniser nos équipements, avait expliqué en février de son côté aux députés le délégué général pour l'armement, Joël Barre. Nous rechercherons systématiquement, pour leur réalisation, une coopération européenne : parce que cela répond à une orientation politique, parce que c'est une nécessité économique, parce que cela facilite l'interopérabilité de nos forces en opération et parce que c'est un moyen de soutenir la consolidation industrielle à l'échelle de l'Europe".

Sont notamment concernés le programme de drone MALE européen (avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie), les futurs programmes de missiles FMAN et FMC (avec le Royaume-Uni), les travaux nécessaires au remplacement du char Leclerc (MGCS avec l'Allemagne), avions de patrouille maritime PATMAR futur (avec l'Allemagne), le programme SLAMF (avec le Royaume-Uni), le SCAF-Avion-NG ou la surveillance de l'espace exo-atmosphérique (avec l'Allemagne). Des pistes de coopération sont par ailleurs en cours d'exploration pour le programme de pétrolier ravitailleur FLOTLOG avec l'Italie et pour le programme de missile MAST-F avec l'Allemagne.

Les Européens veulent-il vraiment l'Europe de la défense ?

Pourquoi un tel objectif ? "Nos alliés et nos voisins européens en particulier, qui sont confrontés aux mêmes menaces et aux mêmes dangers que nous, devraient pouvoir s'unir autour de ces projets rassembleurs et ainsi faire naître une autonomie stratégique européenne", avait expliqué Florence Parly. En conséquence, avait-elle précisé, "notre autonomie stratégique (...) doit contribuer à faire émerger une autonomie stratégique européenne".  Encore faut-il faire converger les besoins opérationnels des armées. Ce qui n'est pas une mince affaire, y compris entre la France, dont les armées font la guerre, et l'Allemagne, dont les soldats restent pour le moment en soutien. C'est d'ailleurs pour cela que Florence Parly a plaidé lundi lors l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory pour "une grammaire des équipements".

"Il ne faut se contenter de bâtir des industries communes, il faut créer une grammaire des équipements, a-t-elle expliqué à Eurosatory. Nous ne pouvons nous contenter de dire qu'il faut des interventions communes, le répéter à l'envi, et continuer à avoir des équipements qui ne fonctionnent pas ensemble, qui ne se parlent pas, qui ne communiquent pas. Nos armements doivent se comprendre".

L'intention de la France est louable et généreuse mais les Européens veulent-ils vraiment une vraie Europe de la défense ? Ainsi, en novembre dernier, la Suède a été capable en une semaine de choisir le système de défense anti-aérien américain Patriot (Raytheon) au détriment d'un système européen (franco-italien) beaucoup moins cher, puis de s'engager dans une coopération militaire renforcée entre pays européens (Coopération structurée permanente). Incroyable cynisme de la Suède. Or c'est loin d'être un cas isolé. Les ex-pays de l'est (Pologne, Roumanie....), achètent à tour de bras du "Made in USA". Sans oublier tous les pays européens qui ont acheté le F-35 (Danemark, Pays-Bas, Norvège, Italie, Grande-Bretagne), l'un des programme les plus coûteux de l'histoire de l'armement (près de 400 milliards de dollars), ou qui le veulent (Belgique, Finlande).

Même l'Allemagne hésite de temps en temps entre des matériels internationaux et européens à l'image de l'armement du Tigre. Berlin semble aujourd'hui préférer le missile israélien Spike au détriment d'un missile franco-allemand proposé et développé par MBDA (MAST-F). Ce qui oblige la France à proposer toujours plus de contreparties pour emporter l'adhésion de ses partenaires européens. Beaucoup trop ? Est-ce que sera également le cas lors du rapprochement entre Naval Group et Fincantieri ?

Arrogance, quelle arrogance?

Les coopérations européennes se font-elles au détriment des intérêts industriels français ? "L'objectif, dans ces coopérations industrielles, n'est évidemment pas de nous affaiblir", avait assuré Florence Parly. Mais la France, qui a investi depuis plus de 50 ans dans son outil de défense (opérationnel, technologique, industriel), a souvent été en avance par rapport à ses partenaires européens (spatial, aviation de combat, électronique). Une avance industrielle et technologique trop souvent perçue par ses alliés comme de l'arrogance - la fameuse arrogance française que les Européens assènent pour masquer leurs insuffisances. A l'exception de Londres, qui coopère régulièrement d'égal à égal avec Paris. C'est le cas à travers MBDA. Et ça marche même si la France a beaucoup moins investi dans la filière missile ces dix dernières années que la Grande-Bretagne.

L'Allemagne a très bien su tirer parti ces dernières années des initiatives françaises, en arrachant aux industriels tricolores des compétences et des savoir-faire, notamment dans le domaine spatial, pour les relocaliser sur le sol allemand (OHB), comme le regrette un grand industriel interrogé par La Tribune. La coopération et la consolidation européennes ne sont "pas simples, mais nous avançons dans cette voie", avait d'ailleurs reconnu à l'Assemblée nationale, Joël Barre.

Des industries trop morcelées?

Pour justifier de telles coopérations et la consolidation du secteur, la France estime, à l'image de Florence Parly, que les "industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne". Une antienne rabâchée depuis les années 90. Lundi à Eurosatory, Florence Parly a une nouvelle fois rappelé "le morcellement du paysage industriel européen" qui est "un frein à notre développement. Il empêche les industries d'atteindre des tailles critiques, de pouvoir peser pleinement face à des concurrents américains et asiatiques toujours plus forts".

"Je ne vois aucun panache à tenter de survivre seul, quand nous pouvons réussir ensemble. Unir nos forces, c'est remporter des marchés, faire les meilleurs équipements au meilleur prix", a-t-elle estimé.

Faut-il toutefois rappeler que Dassault Aviation, Naval Group, Thales, MBDA, voire Nexter n'ont pas eu besoin de l'effet de taille pour devenir avec l'aide d'un Etat stratège des leaders technologiques dans le domaine de la défense et maîtriser sans apport étranger des programmes aussi complexes que les sous-marins SNLE, SNA, le Rafale, le char Leclerc, les satellites d'observation et de télécoms militaires ou encore le radar de surveillance de l'espace Graves (ONERA)... Faut-il également noter qu'Airbus et Thales sont tout de même dans le top 10 des plus grands groupes de défense mondiaux, selon le classement 2017 du magazine américain DefenseNews. Naval Group pointe lui à la 23e place. Loin, très loin devant Fincantieri (54e). Ce qui a changé, c'est la situation financière et budgétaire française qui ne permet plus de lancer en solo des grands programmes sur l'ensemble du spectre. C'est là, la principale faiblesse de la France...

Michel Cabirol

7 mn

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Commentaires 45
à écrit le 15/07/2019 à 16:11
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Tout faire pour couler l'industrie française, c'était la loi de Macron . Maintenant, il s'attaque à l'armement ... C'est un vrai mondialiste, il coule la France .

à écrit le 14/06/2018 à 19:00
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en fait faudrait faire comprendre aux autres pays européens : soit on a des échanges constructifs sur différents sujets (militaire, eco, industriel etc) et on y met chacun l ' énergie et l ' argent nécessaire à l ' objectif commun, soit c ' est chac...

à écrit le 14/06/2018 à 9:39
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Un intéressante tour de l'horizon de la défense industriel. L'élément dynamique qui change tout et rendre le sujet vitale est moins les potentiel ennemis de l'Europe mais son plus grande allie qui ne cesse de menacer L'Europe car son défense leur cou...

à écrit le 13/06/2018 à 17:56
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La question qu'il faut se poser est de savoir si cette logique est réellement un objectif de faire de l'Europe une force indépendante et autonome de décision ou si c'est tout simplement le seul moyen trouvé par l'Etat pour diminuer les coûts des prog...

à écrit le 13/06/2018 à 11:35
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Dans une Europe en voie d'éclatement partager nos technologies au nom de l'Europe revient à donner nos grands groupes de défense. Donner Naval Group aux Italiens mais pourquoi ? Donner Airbus et Dassault aux Allemands tant qu'on y est !

à écrit le 13/06/2018 à 11:05
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Le bras de fer avec la Corée du nord et l'Iran se déroule également avec l'Europe sous une forme soft, en toile de fond accrocher l'Europe au drapeau US et démolir l'Euro qui pourrait devenir en cas d'entente entre l'Eurogroupe une vraie menace pour ...

à écrit le 13/06/2018 à 10:51
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Pour être tout à fait complet sur votre article très éclairant vous auriez pu ajouter la POLOGNE qui choisi les avions de chasse et hélicoptères Américains et la Belgique et les Pays Bas qui décident de faire cause commune en Matière de moyens de déf...

à écrit le 13/06/2018 à 8:39
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Sans aide de l'étranger ahahah, thales et microsoft (très présent sur le De gaulle, win95) s'allient (sic) dans le cloud pour les forces armées...

à écrit le 13/06/2018 à 6:34
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Très bon article. Merci pour ce triste constat, hélas véridique. Notre président l'a bien dit il y a un mois : " je ne suis pas le représentant de l'industrie ou du commerce extérieur français, mon domaine c'est le géopolitique" …. tout est dit, non...

à écrit le 12/06/2018 à 21:30
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L'Europe de la défense est un projet qui pourrait rapporter gros à la France, il ne faut pas dire le contraire. Avec la montée en puissance de la Chine, l'ordre géopolitique mondial va être bousculé. Les USA ne pourront pas simultanément empêcher la ...

à écrit le 12/06/2018 à 18:46
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Les autorités défendent super bien les intérêts des français.... comme pour les fichés S...

à écrit le 12/06/2018 à 18:27
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Vous allez faire quoi contre poutine avec vos chars, vos torpilles à helices et vos avions à peine supersoniques ? Ce sont des arcs et des fleches face à leurs missiles hypersoniques hypermanoeuvrant, leurs torpilles superveloce à base de tsar bomba,...

le 13/06/2018 à 3:23
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Merci Alder pour ce commentaire comique! It made my day.

à écrit le 12/06/2018 à 17:14
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Corps et ame ?? Que va dire Martin VIAL ???

à écrit le 12/06/2018 à 16:58
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En revanche bravo pour votre non censure, vos collègues ne sont pas au niveau.

à écrit le 12/06/2018 à 15:41
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"maîtriser sans apport étranger " Qu'est alors allé faire le general de villliers au sein de boston robotics ? Acheter les prochaines briques technos indispensables ?

à écrit le 12/06/2018 à 15:37
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"maîtriser sans apport étranger " Qu'en savez vous ? le nucléaire servant à propulser les sous marins a été acheté à westing house. Comment pouvez vous garantir que d'autres technologies clés n'ont pas été achetées également ? C'est donc de la pro...

à écrit le 12/06/2018 à 15:15
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Cela fait des lustres que la République Française n’a plus les moyens de ses ambitions. A dépenser sans compter et à courir après de folles chimères, l’État français est incapable de se recentrer sur des investissements productifs. “Ce qui a chang...

à écrit le 12/06/2018 à 14:54
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l article melange 2 choses. L achat d armement est aussi un acte politque. Vous achetez US afin que les USA vous aident en cas de conflit. Vu que la suede craint de prendre une raclee administree par tonton Vladimir, elle cherche un protecteur capabl...

le 12/06/2018 à 17:24
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Qui pense sérieusement que Poutine va attaquer la Suède? Les Etats-Unis pour le faire croire au ministre de la défense suédois. Pour les naïfs comme vous je rappelle que les Etats-Unis n'ont jamais gagné la guerre en Afghanistan (ou, oui l'Afghanista...

le 13/06/2018 à 16:34
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A elle seule, la France est deux fois plus riche que la Russie. Et notre armée n'a absolument pas à rougir face à l'armée russe dont l'essentiel du matériel (mais pas tout) est obsolète et hors d'état. Par ailleurs, un conflit direct UE-Russie dev...

le 14/06/2018 à 13:59
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1) les USA ont perdu en Afghanistan, tout comme l URSS 2) je ne lit pas dans les pensees de Poutine. Je ne peux donc pas dire s il veut envahir un pays ou non. Mais disons qu il y a quand meme des signes. Des avions russes qui vont se promener a l...

le 14/06/2018 à 14:04
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La France est bien plus riche que la russie. tout comme les afghans sont bien plus pauvre que les russes et les USA. ca a pas empeche les afghans d infliger une defaite aux USA et l URSS Et quand a la qualite du materiel, ca ne fait pas tout. Le m...

à écrit le 12/06/2018 à 14:31
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La relance d'une Europe de la défense coïncide avec la demande de Trump aux pays sous le parapluie de l'Otan, d'investir au moins 2 % du Pib. Junker plaide pour un " Schengen militaire " pour faciliter la circulation des convois militaires à travers ...

à écrit le 12/06/2018 à 13:41
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Trump veut plaire à la fois - à son électorat, quand il dénonce les $800 milliards de déficit commercial par an, lié aux délocalisations vers l'Asie et aux importations depuis l'Allemagne du fait d'un Euro trop faible pour l'économie Allemande qui a...

à écrit le 12/06/2018 à 12:03
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1- Mr Cabirol, la notion magique que vous appelez "Etat stratège" qui permet dêtre indépendant est en réalité des coûts faramineux! L'Etat stratège a créé le Leclerc mais à quel prix. Si les taux remontent, les banques vont définir la politique du p...

à écrit le 12/06/2018 à 10:37
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Erreur pour notre pays de s'engager dan un tel processus , ce qui fait notre force c'est notre autodétermination , nous ne connaissons pas l'avenir , alors préservons ce qui a été bâti par les spécialistes d'après guerre qui ont pensé notre défense ....

à écrit le 12/06/2018 à 10:07
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je le repette encore poutine a raison de dire que l europe c est comme une cours de recreation chaqu un joue sa partition seul,:COMME CELA ON N Y ARRIVERAS PAS ? MACRON A RAISON IL FAUT FAIRE COMME AUX FOOT IL FAUT FAIRE UNE VRAIS EQUIPE avec nos m...

le 12/06/2018 à 14:40
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Da ! je ne parierai pas sur une telle équipée !

à écrit le 12/06/2018 à 9:44
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Quelques questions : 1. Es que la France est credible dans la fabrication des armes avec son histoire 2. le partenaire allemand , peut on chossir pire que cela 3. Europe de la defence veur dire l`industrie francaise, les autres sont - ils des idi...

le 12/06/2018 à 17:19
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Réponse dans vos nombreuses fautes d'orthographe :au moins 6 !

à écrit le 12/06/2018 à 9:37
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C'est sur qu'avec un équipement d'armes nucléaires hors normes, de sous-marins aussi grand que la tour Eiffel, de rafales digne de la guerre des étoile, d'une nouveau centre de commandement Balard gigantesque tout cela airait fait pâlir un dictateur ...

à écrit le 12/06/2018 à 9:35
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Une Eurodéfense serait bien la bonne direction pour affirmer un pouvoir de négociation plus sérieux que notre patchwork de nations en perpétuel concours de b... La mutualisation des budgets, un brassage multinational et des constructeurs européens im...

à écrit le 12/06/2018 à 9:35
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Ben, forcément quand on n'a pas un rond et qu'on est dirigé par des Napoléon de bureau.

à écrit le 12/06/2018 à 9:26
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La France a raison puisqu’il n’y a pas d’autres choix possibles : personnes en Europe n’a pas les moyens de se payer seul des programmes d’armement de plus en plus pointus et chers. Au pire, la France a raison trop tôt. Et les européens doivent déjà...

à écrit le 12/06/2018 à 9:22
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Il est facile d accusé les autres de notre incompétence. Il suffit de regarder les 2 derniers dossiers négociés par nos comptables administratifs de l Olympe. Sur Alsthom, est ce la faute des Allemands ou ricains si nos joueurs de Monopoly avec l aid...

à écrit le 12/06/2018 à 9:14
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Vous persistez à croire à l'Europe , Mr Cabirol. Mais elle est morte : Brexit, Italilexit en cours, Europe Otanisée à l'Est. Les Nations vont reprendre leurs droits. Et ce retour des Nations affecte toute la planète. C'est le retour au primat du...

le 12/06/2018 à 9:17
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Et vous croyez que c’est la fin de l’Histoire ?

le 12/06/2018 à 14:25
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@Tom: Non, mais la fin d'un Monde. https://www.facebook.com/notes/jacques-sapir/g7-la-fin-de-lordre-ancien/1291280217668560/

le 12/06/2018 à 16:23
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Et oui , votre constat sur les prémices de l'l'éclatement de l'UE , est logique..

le 12/06/2018 à 21:19
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"Brexit, Italilexit en cours" Italexit: Voila pour la déclaration du ministre de l'économie italien: “La position du gouvernement est claire et unanime: il n’est pas question de quitter l’euro” Brexit (en cours cette fois): un feuilleton à rebondi...

à écrit le 12/06/2018 à 9:10
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Ceux qui portent encore de l’intérêt aux déclarations des marionnettes locataires de l’Élysée se rappelleront peut-être que Macron avait surpris un peu tout le monde, le 26 septembre dernier, par un discours de plus d’une heure et demie sur l’Europe,...

à écrit le 12/06/2018 à 8:51
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Nous donnons à l'europe qui donne aux américains... Le mac saccage le pays. Vite un frexit.

à écrit le 12/06/2018 à 8:41
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Au delà de ce constat , Je remarque que plus les politiques ...utilisent le slogan usagé de " la république une et indivisible" , plus la France cède des pans de sa souveraineté , à la nébuleuse des technocrates de l'UE...c'est malsain..!

à écrit le 12/06/2018 à 8:06
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En fait la dernière phrase résumé le tout. On est obligé de vendre et on le fait avec arrogance. On n'a plus les moyens de payer et si les européens ne veulent pas, alors ils nous poignarder dans le dos.

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