Défense : la France s’offre corps et âme à l’Europe

 |   |  1332  mots
La ministre des Armées Florence Parly regrette le morcellement du paysage industriel européen
La ministre des Armées Florence Parly regrette "le morcellement du paysage industriel européen" (Crédits : Reuters)
Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, Paris veut accélérer les coopérations et la consolidation européenne dans le domaine de la défense. Mais la plupart des pays européens n’hésite pas à acheter américain ou profite du volontarisme européen de la France pour renforcer leurs industries. L'Europe de la défense sera l'un des thèmes du Paris Air Forum qui se tiendra le 21 juin au Toit de la Grande Arche de La Défense à Paris.

L'objectif est clair. La France, qui a décidé de jouer la carte de l'Europe de la défense, a un grand dessein pour le Vieux-Continent. La future loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 "prend ce parti et mise résolument sur l'Europe de la défense", avait annoncé en février dernier à l'Assemblée nationale la ministre des Armées, Florence Parly. Sous l'impulsion d'Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Élysée, la France a donc pris l'initiative de développer une politique volontariste de coopération européenne et internationale. Et Paris veut encore accélérer dans le cadre de la LPM. "Nous avons de nombreux projets de coopération européenne dans le domaine de la défense et la coopération franco-allemande est un axe prioritaire", avait précisé la ministre. Des coopérations de préférence équilibrée. Ainsi, le nombre de programmes en coopération avec des pays européens devra être augmenté de 36 % par rapport à la précédente LPM.

La recherche systématique de coopérations européennes

"Nous avons de nombreux programmes nouveaux à lancer pour moderniser nos équipements, avait expliqué en février de son côté aux députés le délégué général pour l'armement, Joël Barre. Nous rechercherons systématiquement, pour leur réalisation, une coopération européenne : parce que cela répond à une orientation politique, parce que c'est une nécessité économique, parce que cela facilite l'interopérabilité de nos forces en opération et parce que c'est un moyen de soutenir la consolidation industrielle à l'échelle de l'Europe".

Sont notamment concernés le programme de drone MALE européen (avec l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie), les futurs programmes de missiles FMAN et FMC (avec le Royaume-Uni), les travaux nécessaires au remplacement du char Leclerc (MGCS avec l'Allemagne), avions de patrouille maritime PATMAR futur (avec l'Allemagne), le programme SLAMF (avec le Royaume-Uni), le SCAF-Avion-NG ou la surveillance de l'espace exo-atmosphérique (avec l'Allemagne). Des pistes de coopération sont par ailleurs en cours d'exploration pour le programme de pétrolier ravitailleur FLOTLOG avec l'Italie et pour le programme de missile MAST-F avec l'Allemagne.

Les Européens veulent-il vraiment l'Europe de la défense ?

Pourquoi un tel objectif ? "Nos alliés et nos voisins européens en particulier, qui sont confrontés aux mêmes menaces et aux mêmes dangers que nous, devraient pouvoir s'unir autour de ces projets rassembleurs et ainsi faire naître une autonomie stratégique européenne", avait expliqué Florence Parly. En conséquence, avait-elle précisé, "notre autonomie stratégique (...) doit contribuer à faire émerger une autonomie stratégique européenne".  Encore faut-il faire converger les besoins opérationnels des armées. Ce qui n'est pas une mince affaire, y compris entre la France, dont les armées font la guerre, et l'Allemagne, dont les soldats restent pour le moment en soutien. C'est d'ailleurs pour cela que Florence Parly a plaidé lundi lors l'inauguration du salon de l'armement terrestre Eurosatory pour "une grammaire des équipements".

"Il ne faut se contenter de bâtir des industries communes, il faut créer une grammaire des équipements, a-t-elle expliqué à Eurosatory. Nous ne pouvons nous contenter de dire qu'il faut des interventions communes, le répéter à l'envi, et continuer à avoir des équipements qui ne fonctionnent pas ensemble, qui ne se parlent pas, qui ne communiquent pas. Nos armements doivent se comprendre".

L'intention de la France est louable et généreuse mais les Européens veulent-ils vraiment une vraie Europe de la défense ? Ainsi, en novembre dernier, la Suède a été capable en une semaine de choisir le système de défense anti-aérien américain Patriot (Raytheon) au détriment d'un système européen (franco-italien) beaucoup moins cher, puis de s'engager dans une coopération militaire renforcée entre pays européens (Coopération structurée permanente). Incroyable cynisme de la Suède. Or c'est loin d'être un cas isolé. Les ex-pays de l'est (Pologne, Roumanie....), achètent à tour de bras du "Made in USA". Sans oublier tous les pays européens qui ont acheté le F-35 (Danemark, Pays-Bas, Norvège, Italie, Grande-Bretagne), l'un des programme les plus coûteux de l'histoire de l'armement (près de 400 milliards de dollars), ou qui le veulent (Belgique, Finlande).

Même l'Allemagne hésite de temps en temps entre des matériels internationaux et européens à l'image de l'armement du Tigre. Berlin semble aujourd'hui préférer le missile israélien Spike au détriment d'un missile franco-allemand proposé et développé par MBDA (MAST-F). Ce qui oblige la France à proposer toujours plus de contreparties pour emporter l'adhésion de ses partenaires européens. Beaucoup trop ? Est-ce que sera également le cas lors du rapprochement entre Naval Group et Fincantieri ?

Arrogance, quelle arrogance?

Les coopérations européennes se font-elles au détriment des intérêts industriels français ? "L'objectif, dans ces coopérations industrielles, n'est évidemment pas de nous affaiblir", avait assuré Florence Parly. Mais la France, qui a investi depuis plus de 50 ans dans son outil de défense (opérationnel, technologique, industriel), a souvent été en avance par rapport à ses partenaires européens (spatial, aviation de combat, électronique). Une avance industrielle et technologique trop souvent perçue par ses alliés comme de l'arrogance - la fameuse arrogance française que les Européens assènent pour masquer leurs insuffisances. A l'exception de Londres, qui coopère régulièrement d'égal à égal avec Paris. C'est le cas à travers MBDA. Et ça marche même si la France a beaucoup moins investi dans la filière missile ces dix dernières années que la Grande-Bretagne.

L'Allemagne a très bien su tirer parti ces dernières années des initiatives françaises, en arrachant aux industriels tricolores des compétences et des savoir-faire, notamment dans le domaine spatial, pour les relocaliser sur le sol allemand (OHB), comme le regrette un grand industriel interrogé par La Tribune. La coopération et la consolidation européennes ne sont "pas simples, mais nous avançons dans cette voie", avait d'ailleurs reconnu à l'Assemblée nationale, Joël Barre.

Des industries trop morcelées?

Pour justifier de telles coopérations et la consolidation du secteur, la France estime, à l'image de Florence Parly, que les "industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne". Une antienne rabâchée depuis les années 90. Lundi à Eurosatory, Florence Parly a une nouvelle fois rappelé "le morcellement du paysage industriel européen" qui est "un frein à notre développement. Il empêche les industries d'atteindre des tailles critiques, de pouvoir peser pleinement face à des concurrents américains et asiatiques toujours plus forts".

"Je ne vois aucun panache à tenter de survivre seul, quand nous pouvons réussir ensemble. Unir nos forces, c'est remporter des marchés, faire les meilleurs équipements au meilleur prix", a-t-elle estimé.

Faut-il toutefois rappeler que Dassault Aviation, Naval Group, Thales, MBDA, voire Nexter n'ont pas eu besoin de l'effet de taille pour devenir avec l'aide d'un Etat stratège des leaders technologiques dans le domaine de la défense et maîtriser sans apport étranger des programmes aussi complexes que les sous-marins SNLE, SNA, le Rafale, le char Leclerc, les satellites d'observation et de télécoms militaires ou encore le radar de surveillance de l'espace Graves (ONERA)... Faut-il également noter qu'Airbus et Thales sont tout de même dans le top 10 des plus grands groupes de défense mondiaux, selon le classement 2017 du magazine américain DefenseNews. Naval Group pointe lui à la 23e place. Loin, très loin devant Fincantieri (54e). Ce qui a changé, c'est la situation financière et budgétaire française qui ne permet plus de lancer en solo des grands programmes sur l'ensemble du spectre. C'est là, la principale faiblesse de la France...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/06/2018 à 19:00 :
en fait faudrait faire comprendre aux autres pays européens :
soit on a des échanges constructifs sur différents sujets (militaire, eco, industriel etc) et on y met chacun l ' énergie et l ' argent nécessaire à l ' objectif commun, soit c ' est chacun pour soi, on n ' obéit à aucune règle (y compris européenne) , tous les coups sont permis...et en cas de crise ouverte à l ' est ou au sud faudra pas compter sur la marine, l' armée de l ' air et l' armée terrestre francaise... !! n 'est-ce pas l' Allemagne, les Pays bas, la BeLGIQUE, L ' ITALIE ,LA HONGRIE , LA POLOGNE , faudra pas s ' etonner avec ces agissements économico-égoiste que les peuples rejettent toute idée-notion européenne...
a écrit le 14/06/2018 à 9:39 :
Un intéressante tour de l'horizon de la défense industriel. L'élément dynamique qui change tout et rendre le sujet vitale est moins les potentiel ennemis de l'Europe mais son plus grande allie qui ne cesse de menacer L'Europe car son défense leur coute trop cher. Il y a certainement un besoin que L'Europe deviens indépendant en défense et le première pas semble budgétaire et stratégie industriel, un mission Européen avec un budget en forme de pourcentage du PIB et ensuite son consolidation industriel. Dans trop de secteurs L'Europe ne parle ni agis d'un voix.
a écrit le 13/06/2018 à 17:56 :
La question qu'il faut se poser est de savoir si cette logique est réellement un objectif de faire de l'Europe une force indépendante et autonome de décision ou si c'est tout simplement le seul moyen trouvé par l'Etat pour diminuer les coûts des programmes militaires au détriment de notre base technologique, R&D et nos emplois.
Une vision à long terme ? ça serait bien une première.
a écrit le 13/06/2018 à 11:35 :
Dans une Europe en voie d'éclatement partager nos technologies au nom de l'Europe revient à donner nos grands groupes de défense. Donner Naval Group aux Italiens mais pourquoi ? Donner Airbus et Dassault aux Allemands tant qu'on y est !
a écrit le 13/06/2018 à 11:05 :
Le bras de fer avec la Corée du nord et l'Iran se déroule également avec l'Europe sous une forme soft, en toile de fond accrocher l'Europe au drapeau US et démolir l'Euro qui pourrait devenir en cas d'entente entre l'Eurogroupe une vraie menace pour le dollars. America first!
a écrit le 13/06/2018 à 10:51 :
Pour être tout à fait complet sur votre article très éclairant vous auriez pu ajouter la POLOGNE qui choisi les avions de chasse et hélicoptères Américains et la Belgique et les Pays Bas qui décident de faire cause commune en Matière de moyens de défense.
Enfin les Allemands resteront encore longtemps sous le parapluie de l'OTAN et donc US ainsi que l'Espagne et l'Italie pour leurs bases US.
a écrit le 13/06/2018 à 8:39 :
Sans aide de l'étranger ahahah, thales et microsoft (très présent sur le De gaulle, win95) s'allient (sic) dans le cloud pour les forces armées...
a écrit le 13/06/2018 à 6:34 :
Très bon article. Merci pour ce triste constat, hélas véridique.
Notre président l'a bien dit il y a un mois : " je ne suis pas le représentant de l'industrie ou du commerce extérieur français, mon domaine c'est le géopolitique" …. tout est dit, non ?
a écrit le 12/06/2018 à 21:30 :
L'Europe de la défense est un projet qui pourrait rapporter gros à la France, il ne faut pas dire le contraire. Avec la montée en puissance de la Chine, l'ordre géopolitique mondial va être bousculé. Les USA ne pourront pas simultanément empêcher la Chine de placer ses pions et mettre des moyens disproportionnés à la frontière russe.
Ils n'en ont pas les moyens.
L'otan n'a pas d'avenir, quand les autres pays européens le comprendrons, il faudra que la France soit bien positionnée pour proposer un début de complexe militaro-industriel.
a écrit le 12/06/2018 à 18:46 :
Les autorités défendent super bien les intérêts des français....
comme pour les fichés S...
a écrit le 12/06/2018 à 18:27 :
Vous allez faire quoi contre poutine avec vos chars, vos torpilles à helices et vos avions à peine supersoniques ? Ce sont des arcs et des fleches face à leurs missiles hypersoniques hypermanoeuvrant, leurs torpilles superveloce à base de tsar bomba, leurs cruise missiles qui volent pendant des mois à des vitesses supersoniques.
Resultat vous allez employer vos armes contre des va nu pieds au mieux en 4x4 toyota dans le tiers monde, bravo, ça vaut l'investissement.
Réponse de le 13/06/2018 à 3:23 :
Merci Alder pour ce commentaire comique! It made my day.
a écrit le 12/06/2018 à 17:14 :
Corps et ame ??
Que va dire Martin VIAL ???
a écrit le 12/06/2018 à 16:58 :
En revanche bravo pour votre non censure, vos collègues ne sont pas au niveau.
a écrit le 12/06/2018 à 15:41 :
"maîtriser sans apport étranger "

Qu'est alors allé faire le general de villliers au sein de boston robotics ?
Acheter les prochaines briques technos indispensables ?
a écrit le 12/06/2018 à 15:37 :
"maîtriser sans apport étranger "

Qu'en savez vous ? le nucléaire servant à propulser les sous marins a été acheté à westing house. Comment pouvez vous garantir que d'autres technologies clés n'ont pas été achetées également ? C'est donc de la propagande.
Le radar AESA par exemple n'est il pas un developpement subsequent à l'acquisition de materiels US ? voire le fruit de travaux des branches britanniques de thales ex thomson ?
a écrit le 12/06/2018 à 15:15 :
Cela fait des lustres que la République Française n’a plus les moyens de ses ambitions.
A dépenser sans compter et à courir après de folles chimères, l’État français est incapable de se recentrer sur des investissements productifs.
“Ce qui a changé, c'est la situation financière et budgétaire française qui ne permet plus de lancer en solo des grands programmes sur l'ensemble du spectre. C'est là, la principale faiblesse de la France”.
a écrit le 12/06/2018 à 14:54 :
l article melange 2 choses. L achat d armement est aussi un acte politque. Vous achetez US afin que les USA vous aident en cas de conflit. Vu que la suede craint de prendre une raclee administree par tonton Vladimir, elle cherche un protecteur capable de dissuader ledit Poutine. Qui pense serieusement que l UE va dissuader Poutine ? Qui pense serieusement que la France va dissuader Poutine ? Pour les naifs, je rappelle que l armee francaise n a plus rien gagne depuis la premiere guerre mondiale (je compte pas les guerres ou nous etions des suppletifs des USA comme en Irak)

Sur leplan industriel, faire des projets europeens a du sens car ca permet de baisser le cout unitaire. La France n ayant plus les moyens de tout faire toute seule (ou alors il va falloir tailler mechament dans le reste des depenses. diviser par 2 les retraites ou les RSA par ex)
Réponse de le 12/06/2018 à 17:24 :
Qui pense sérieusement que Poutine va attaquer la Suède? Les Etats-Unis pour le faire croire au ministre de la défense suédois. Pour les naïfs comme vous je rappelle que les Etats-Unis n'ont jamais gagné la guerre en Afghanistan (ou, oui l'Afghanistan), les Talibans vont revenir très vite. En outre, toute l'administration suédoise était pour un achat d'un matériel européen, à l'exception du ministre. Sans faire de parallèle, nos amis suédois ont laissé beaucoup de casseroles lors des ventes à l'export du Gripen.
Réponse de le 13/06/2018 à 16:34 :
A elle seule, la France est deux fois plus riche que la Russie. Et notre armée n'a absolument pas à rougir face à l'armée russe dont l'essentiel du matériel (mais pas tout) est obsolète et hors d'état.

Par ailleurs, un conflit direct UE-Russie deviendrait assez rapidement nucléaire. Auquel cas tout le monde serait à la fois vainqueur et perdant (ce qui devient de plus en plus le cas dans les conflits modernes...).
Réponse de le 14/06/2018 à 13:59 :
1) les USA ont perdu en Afghanistan, tout comme l URSS

2) je ne lit pas dans les pensees de Poutine. Je ne peux donc pas dire s il veut envahir un pays ou non. Mais disons qu il y a quand meme des signes. Des avions russes qui vont se promener a la frontiere suedoise. des sous marins (bon la on a pas de preuve, les sous marin pourrait etre d un autre pays). et bien sur l attitude de Vladimir vis a vis de l Ukraine (crimee+dombass). Et puis ca serait pas comme si c etait jamais arrive : la finlande, les pays baltes et la pologne ne sont jamais fait attaquer par leur puissant voisin
Réponse de le 14/06/2018 à 14:04 :
La France est bien plus riche que la russie. tout comme les afghans sont bien plus pauvre que les russes et les USA. ca a pas empeche les afghans d infliger une defaite aux USA et l URSS

Et quand a la qualite du materiel, ca ne fait pas tout. Le materiel sovietique etait globalement nettement inferieur au materiel allemand pendant la seocnde guerre mondiale. Mais comme ils etaient bien plus nombreux, ils ont finit par gagner (le meme raisonnement vaut pour les chars Shermann US contre les tigres nazi).

Et au final vous avez aussi la qualite du commendement. En 40 on s est prit une raclee surtout a cause de ca (les chars allemands etaient pas nettement superieurs aux francais). Gamelin et consorts raisonnaient comme en 1918 :-(
a écrit le 12/06/2018 à 14:31 :
La relance d'une Europe de la défense coïncide avec la demande de Trump aux pays sous le parapluie de l'Otan, d'investir au moins 2 % du Pib. Junker plaide pour un " Schengen militaire " pour faciliter la circulation des convois militaires à travers l'Europe. Si Macron a dit (posture ...) que la défense européenne n'est pas une composante de l'Otan, dans les faits, une bonne partie des européens comme la Pologne reste soumise à celle-ci, y compris pour l'acquisition de matériels. Pour contribuer financièrement, même la riche Allemagne rechigne. Des coopérations sont possibles, mais une armée européenne est une fausse bonne idée .
https://www.bruxelles2.eu/2018/03/13/larmee-europeenne-une-fausse-bonne-idee-guy-buchsenschmidt/
a écrit le 12/06/2018 à 13:41 :
Trump veut plaire à la fois
- à son électorat, quand il dénonce les $800 milliards de déficit commercial par an, lié aux délocalisations vers l'Asie et aux importations depuis l'Allemagne du fait d'un Euro trop faible pour l'économie Allemande qui avantage odieusement ses exportations,
- et plaire aux néo-cons quand il exige une augmentation drastique des paiements à l'OTAN par les "alliés-vassaux" européens.

Au final : DELTA ( BREXIT + OTAN ) = Combien ça va coûter aux contribuables Françaises et Français ?
Il serait temps que les Français s'intéressent à Combien nous Coûte notre appartenance à l'UE (par rapport aux budgets de l'éducation, de la sécurité sociale, de la défense et de la dette publique) !!
Frexit, Upr, vite .....
a écrit le 12/06/2018 à 12:03 :
1- Mr Cabirol, la notion magique que vous appelez "Etat stratège" qui permet dêtre indépendant est en réalité des coûts faramineux!
L'Etat stratège a créé le Leclerc mais à quel prix. Si les taux remontent, les banques vont définir la politique du pays!
Il n'y a qu'à regarder l'Espagne stratège, présente en Irak: depuis 2008, les banques l'ont obligé à revoir ses ambitions à la baisse.
.
2- Si la Suède achète US, c'est qu'elle trouve un engagement et une crédibilité que l'UE n'a pas encore. Ce n'est pas du cynisme mais du réalisme. Ils ne peuvent jouer l'avenir du pays en 2018 sur des promesses de puissances!
a écrit le 12/06/2018 à 10:37 :
Erreur pour notre pays de s'engager dan un tel processus , ce qui fait notre force c'est notre autodétermination , nous ne connaissons pas l'avenir , alors préservons ce qui a été bâti par les spécialistes d'après guerre qui ont pensé notre défense .C'est la bonne voie .
a écrit le 12/06/2018 à 10:07 :
je le repette encore poutine a raison de dire que l europe c est comme une cours de recreation chaqu un joue sa partition seul,:COMME CELA ON N Y ARRIVERAS PAS ? MACRON A RAISON IL FAUT FAIRE COMME AUX FOOT IL FAUT FAIRE UNE VRAIS EQUIPE avec nos moyens et nos technologies :ET QUI MARQUE DES BUTS EN MONTRANT AUX MONDE QUE L ON PAS PLUS IDIOT QU EUX ?? MAIS MOI J EN DOUTE L EUROPE APRES 50ANS ET TOUJOURS AUX POINT MORT AUX POINT ZERO ??? /// ETRE LIBRE CE N EST PAS POUVOIR FAIRE CE QUE L ON VEUT MAIS C EST VOULOIR CE QUE L ON PEUT ///JEAN PAUL SARTRE///
Réponse de le 12/06/2018 à 14:40 :
Da ! je ne parierai pas sur une telle équipée !
a écrit le 12/06/2018 à 9:44 :
Quelques questions :
1. Es que la France est credible dans la fabrication des armes avec son histoire
2. le partenaire allemand , peut on chossir pire que cela
3. Europe de la defence veur dire l`industrie francaise, les autres sont - ils des idiots ?
4. Avec quoi vont ils payer ses armes - les dettes francaise, italiennes, espagnoles
5. France socialement va exploser bientot, qui va dans le futrure controler ses armes - les musulmans ?
Réponse de le 12/06/2018 à 17:19 :
Réponse dans vos nombreuses fautes d'orthographe :au moins 6 !
a écrit le 12/06/2018 à 9:37 :
C'est sur qu'avec un équipement d'armes nucléaires hors normes, de sous-marins aussi grand que la tour Eiffel, de rafales digne de la guerre des étoile, d'une nouveau centre de commandement Balard gigantesque tout cela airait fait pâlir un dictateur comme Hitler pourtant pas avare en dépenses militaires.
Il est évident que la France n'en a pas les moyens et qu'une bonne partie de sa dette en est l'origine avec tout ce qu'il faut comme intendance pour le fonctionnement.
a écrit le 12/06/2018 à 9:35 :
Une Eurodéfense serait bien la bonne direction pour affirmer un pouvoir de négociation plus sérieux que notre patchwork de nations en perpétuel concours de b... La mutualisation des budgets, un brassage multinational et des constructeurs européens imposés remettraient les choses en ordre. A fortori si on parle bien d'une logique de défense, et non pas d'invasion tel que pratiqué en permanence par les US...
On ajoute la dessus l'obligation de ne commercer qu'en Euro (comme les US le font), et les apprentis maitres du monde à la trump et consorts seront moins exubérants.
Et ceci n'impose en rien de laisser une liberté maximale a chaque pays sur un grand nombre d'autres points dont l'Europe ne devrait pas forcément se mêler... trop inefficace sur des sujets qui n'ont pas besoin d'être mutualisés...
a écrit le 12/06/2018 à 9:35 :
Ben, forcément quand on n'a pas un rond et qu'on est dirigé par des Napoléon de bureau.
a écrit le 12/06/2018 à 9:26 :
La France a raison puisqu’il n’y a pas d’autres choix possibles : personnes en Europe n’a pas les moyens de se payer seul des programmes d’armement de plus en plus pointus et chers.

Au pire, la France a raison trop tôt. Et les européens doivent déjà bien voir (Galileo, Eurofighter, sous-marins espagnols...) que ce n’est pas toujours la meilleure solution de se passer des industriels français.
a écrit le 12/06/2018 à 9:22 :
Il est facile d accusé les autres de notre incompétence. Il suffit de regarder les 2 derniers dossiers négociés par nos comptables administratifs de l Olympe. Sur Alsthom, est ce la faute des Allemands ou ricains si nos joueurs de Monopoly avec l aide de Bouygues leurs ont offert sur un plateau un pent entier de notre industrie et savoir faire ? Sur STX est ce la faute des Italiens s ils ont achetés les chantiers sans contre partie ? Aujourd'hui sur les pétrolièrs STX dit "ba dsl la charge de travail à St Nazaire est pleine, on 'e pourra les constriuires en France !" Ah zut mais alors les prochains sous marins ou porte avion seront ils aussi construit, en Italie ? Gouverner n est ce pas prévoir ? Macron et LeMaire ont ils oubliés de négocier des investissements à St Nazaire ? Mystère ! Depuis ces ventes 3 interviews de Macron mais aucune s questions sur ces sujets, c est ballo hein !
a écrit le 12/06/2018 à 9:14 :
Vous persistez à croire à l'Europe , Mr Cabirol.
Mais elle est morte : Brexit, Italilexit en cours, Europe Otanisée à l'Est.
Les Nations vont reprendre leurs droits.
Et ce retour des Nations affecte toute la planète.
C'est le retour au primat du politique sur l'économie : le G7 est mort, l'OMC est morte ...
Réponse de le 12/06/2018 à 9:17 :
Et vous croyez que c’est la fin de l’Histoire ?
Réponse de le 12/06/2018 à 14:25 :
@Tom:
Non, mais la fin d'un Monde.
https://www.facebook.com/notes/jacques-sapir/g7-la-fin-de-lordre-ancien/1291280217668560/
Réponse de le 12/06/2018 à 16:23 :
Et oui , votre constat sur les prémices de l'l'éclatement de l'UE , est logique..
Réponse de le 12/06/2018 à 21:19 :
"Brexit, Italilexit en cours"
Italexit:
Voila pour la déclaration du ministre de l'économie italien: “La position du gouvernement est claire et unanime: il n’est pas question de quitter l’euro”
Brexit (en cours cette fois): un feuilleton à rebondissement, on part tout de suite, finalement on reste un peu, on peut rester juste un peu dedans? Attendez donnez-nous un délai pour réfléchir etc ....Deux ans que ça dure...
Europe Otanisée à l'Est: oui , là on ne peut pas dire le contraire.
a écrit le 12/06/2018 à 9:10 :
Ceux qui portent encore de l’intérêt aux déclarations des marionnettes locataires de l’Élysée se rappelleront peut-être que Macron avait surpris un peu tout le monde, le 26 septembre dernier, par un discours de plus d’une heure et demie sur l’Europe, prononcé devant la clique réunie pour la circonstance dans le grand auditorium de la Sorbonne.

La tonalité en avait été tellement grandiloquente et coupée des réalités que même les médias les mieux disposés à l’égard de celui qu’ils venaient de faire élire avaient été gênés aux entournures.

Le journal Le Monde avait ainsi parlé avec des pincettes d’un discours « enflammé » (traduction : « grotesque ») dans lequel Emmanuel Macron avait « proposé des initiatives tous azimuts » (traduction : « un fourre-tout impraticable ») et avait couronné son article par une citation résumant l’emphase légèrement délirante du jeune chef de l’État : « Nous sommes bousculés, l’audace est notre seule réponse.»

La mise en scène à « l’américaine » du discours de Macron à la Sorbonne le 26 septembre 2017. Les « communicants » de la présidence de la République avaient bien entendu fait venir sur l’estrade une trentaine de « jeunes », priés de faire la claque à chacune des envolées lyriques et des vaticinations du locataire de l’Élysée. L’objectif de cette présence de « jeunes » est, comme toujours, de tenter de faire croire que la construction européenne serait approuvée massivement par les jeunes et que les euro-critiques seraient des personnes âgées. C’est le contraire exact de la réalité, comme l’avaient révélé les sondages « sortie des urnes » des référendums de 1992 et 2005.


L’initiative européenne de défense de Macron est miné par les contradictions.

L’audace en question avait consisté notamment à proposer de renforcer l’Europe de la défense et de la sécurité.

Comme on lance un ballon dans une cour de récréation, Macron avait ainsi lancé ses propositions :

une « force commune d’intervention » européenne pour 2020 ;
un budget de défense européen commun et une « doctrine commune » européenne pour agir ;
une académie européenne du renseignement pour « assurer le rapprochement de nos capacités de renseignement ».

TV5 Monde avait bien résumé le silence affreusement embarrassé avec lequel les observateurs en Europe et ailleurs avaient accueilli cette incartade :

« Incantation théâtrale ou nouvel horizon ? L’objectif du président Macron énoncé cette semaine en Sorbonne d’une Europe dotée « au début de la prochaine décennie » (donc à peu près d’ici deux à cinq ans) d’une force d’intervention et d’un budget de défense communs et même d’une « doctrine commune pour agir » peut sembler bien aventureuse dans une U.E. en très petite forme. »
Et qui doit obéir à l' Otan et à l' Otan seule comme le rappelait récemment J Mathis le secrétaire à la Défense américain en visite sur le ..vieux continent....
https://www.upr.fr/actualite/nouvelle-gifle-macron-washington-obtient-europeens-quils-acceptent-dobeir-a-lotan-a-lotan-seule
a écrit le 12/06/2018 à 8:51 :
Nous donnons à l'europe qui donne aux américains... Le mac saccage le pays.

Vite un frexit.
a écrit le 12/06/2018 à 8:41 :
Au delà de ce constat , Je remarque que plus les politiques ...utilisent le slogan usagé de " la république une et indivisible" , plus la France cède des pans de sa souveraineté , à la nébuleuse des technocrates de l'UE...c'est malsain..!
a écrit le 12/06/2018 à 8:06 :
En fait la dernière phrase résumé le tout.
On est obligé de vendre et on le fait avec arrogance. On n'a plus les moyens de payer et si les européens ne veulent pas, alors ils nous poignarder dans le dos.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :