Delta emballée par le nouveau projet de Boeing face à Airbus

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(Crédits : Mike Blake)
La compagnie américaine est intéressée par le potentiel du nouvel avion américain sur le segment de marché compris entre 220 et 280 sièges, que couvrent les A321LR et l'A330NEO. Un soutien de poids pour le projet américain qui pourrait voir le jour au milieu de la prochaine décennie.

C'est un appui de poids pour Boeing. Le genre de soutien qui valide un concept, en l'occurrence celui du "New Midsize aircraft" (NMA) ou "Middle of the Market", le nouvel avion sur lequel planche l'avionneur américain. À mi-chemin, entre le B757 et le B767, deux appareils conçus dans les années 80, ce nouvel appareil, que d'aucuns appellent déjà le "797", permettrait à Boeing de couvrir le segment du marché long-courrier compris entre 200 et 300 passagers (et plus précisément sur celui entre 220 et 280 sièges), et ce sur des distances de 5.000 miles nautiques environ (9.260 kilomètres). Un marché sur lequel se positionne Airbus avec son A321LR lequel sera capable de transporter plus 200 passagers (et 240 passagers en monoclasse) et l'A330 Neo, deux appareils aujourd'hui en cours de certification.

Client de lancement?

Citant une déclaration d'Ed Bastian, le directeur général de Delta sur le site Internet de la compagnie, l'agence Bloomberg indique que le transporteur d'Atlanta est très intéressé par le nouvel avion de Boeing et souhaiterait même devenir l'un des clients de lancement, si Boeing décidait de lancer ce programme à 10 près de 15 milliards de dollars.

Delta n'a pas souhaité commenter cette information, mais a exprimé de l'intérêt pour ce nouvel avion.

"Delta pense que c'est un concept intéressant qui pourrait remplacer à terme certains 757 et 767", a déclaré le porte-parole Morgan Durrant. "Delta est en contact avec Boeing à ce sujet et poursuivra un dialogue constructif à mesure que le programme prend forme."

Une compagnie qui fait l'opinion

Venant d'une compagnie comme Delta, de tels propos ne peuvent que donner du crédit au "797". Deuxième compagnie mondiale, Delta fait partie des transporteurs qui donne le « la » dans le marché. Sa position a d'autant plus de poids que la compagnie américaine a très souvent choisi Airbus pour ses derniers achats et est entrée il y a deux ans en conflit avec Boeing quand elle a choisi le C-Series de Bombardier. Une décision qui a entraîné de fortes tensions entre Washington et Ottawa, les États-Unis ayant décidé d'imposer des taxes colossales sur les importations de C-Series avant d'être débouté. La compagnie américaine n'est pas la seule à être intéressée par cet avion. Boeing serait en discussion avec une cinquantaine de clients potentiels.

Reste que la bagarre du Middle of the Market entre Airbus et Boeing se joue sur le calendrier. L'A330 Neo et l'A321 Neo doivent entrer en service cette année alors que le B797, s'il est lancé, ne verra pas le jour avant le milieu de la prochaine décennie.

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Commentaires
a écrit le 16/02/2018 à 5:02 :
Le NMA sera comme tous les autres Boeing révolutionnaires contrairement à ses concurrents.

Être mieux que l'A321neo LR sera facile pour Boeing car il faut du culot pour faire traverser l'Atlantique dans un avion concu pour des vols d'une heure ou deux.
a écrit le 15/02/2018 à 13:41 :
Non seulement que Boeing n'a absolument rien dans ses cartons qui peut rivaliser avec l'appareil d'Airbus, mais dans le créneau des avions régionaux, Delta a déjà jeté son dévolu sur la C Series de Bombardier. Selon les dernières nouvelles de la Commission Américaine du commerce international (USITC), Delta Airlines pourra importer directement ses avions du Canada sans que Bombardier ne soit obliger d'assembler quoi que soit aux USA.

Ces articles (non signés) de La Tribune manquent de données de fond et sont très largement tendancieux sur la forme... et ça donne le ton à une autre pseudo-nouvelle pour alimenter une fausse controverse ou décrire une autre manche du match entre Boeing et Airbus.

Les journalistes coûtent-ils tellement plus chers que les robots qui épluchent les fils de presse internationaux ?
a écrit le 14/02/2018 à 20:22 :
C'est Boeing qui est bien embêté, parce qu'ils n'ont encore rien face à l'A321LR, qui est un coup marketing d'enfer apparemment.
Pourquoi la presse économique française se donne-t-elle tant de mal pour expliquer le contraire : un chantage au budget publicitaire ?
a écrit le 14/02/2018 à 19:00 :
Une compagnie americaine intéressée par un avion américain étrange non? ....en Europe il conviendrait que les compagnies s'intéresse aux Airbus plutôt qu'à Boeing....😁

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