Le nouveau patron du régulateur américain de l'aviation attendu sur le Boeing 737 MAX
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Lindsey Wasson
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Stephen Dickson a pris officiellement ses fonctions lundi d'administrateur de la Federal Aviation Authority (FAA). Lors de son premier discours à ses nouvelles équipes, M. Dickson -qui a longtemps été cadre chez Delta Airlines - a affirmé :
Les procédures de certification du MAX par la FAA sont sur la sellette après que plusieurs enquêtes officielles et de la presse ont mis au jour une collaboration très étroite entre le plus important constructeur aéronautique des États-Unis et l'agence fédérale. L'implication de Boeing dans toutes les étapes du processus a fait s'interroger certains élus, notamment sur l'indépendance de la décision de certifier l'avion.
Le 737 MAX est un produit crucial pour Boeing et a déjà été commandé à des milliers d'exemplaires.
Boeing doit présenter d'ici à septembre l'ensemble des modifications à la FAA à des fins de certification.
Les vols 610 de Lion Air et 302 d'Ethiopian Airlines se sont écrasés dans des conditions similaires: quelques minutes après le décollage, le Boeing 737 MAX part en piqué et les équipages échouent à le redresser. Les crashs ont fait 346 morts. Les essais menés par le constructeur avaient pourtant révélé un problème similaire, provoqué par le système anti-décrochage MCAS, qui pouvait faire piquer du nez l'avion, de manière répétée, même dans des conditions normales.
Cette découverte était la preuve que le MCAS changeait notablement le comportement du MAX en vol. Il nécessitait par conséquent un examen minutieux du régulateur, une formation adéquate des pilotes et devait être inclus dans le manuel de vol, auquel les pilotes se réfèrent pour se sortir d'une situation difficile ou inhabituelle.
Mais il n'en a rien été. Jusqu'à l'accident de Lion Air en octobre, le MCAS ne figurait pas nommément dans la documentation des pilotes.
Boeing a décrit le MCAS comme un système ne pouvant s'activer que dans des conditions anormales dans les premiers documents transmis à l'Autorité américaine de l'aviation civile (FAA) en vue de la certification de l'appareil. Plus tard Boeing a amendé les critères, mais continué à minorer l'importance du logiciel jusqu'au moment de l'homologation, indique la compagnie Southwest, plus grosse cliente du MAX avec 34 exemplaires.
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La FAA, présente lors de l'incident en vol d'essai selon une source gouvernementale, a homologué le MAX sans l'avoir inspecté indépendamment et sans tester le MCAS. Grâce à une procédure baptisée ODA adoptée en 2005 sous la pression du lobby aéronautique, sur fond de dérégulation et de baisse du budget de l'agence, Boeing choisissait les ingénieurs devant inspecter ses avions, la FAA apposait son sceau.
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La FAA s'est défendue de tout favoritisme, répétant inlassablement que la sécurité est sa priorité et qu'elle ne fait aucune concession pouvant mettre en danger les passagers. Lors d'auditions devant le Congrès, ses responsables ont aussi affirmé que les procédures utilisées pour le MAX, sont des procédures éprouvées depuis des décennies qui ont fait du transport aérien américain l'un des plus sûrs du monde.
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