Airbus Helicopters entre dans le money time. C'est très clairement la période qui peut rapporter gros, très gros au constructeur de Marignane. Plusieurs campagnes majeures doivent en principe arriver à leur conclusion en fin d'année, voire au début de l'année prochaine. Ce qui peut faire basculer Airbus Helicopters dans une année exceptionnelle, voire record, ou à défaut dans un année cauchemardesque si le constructeur perd ces compétitions stratégiques. « Nous avons beaucoup d'enjeux sur cette fin d'année, confirme le PDG d'Airbus Helicopters, Bruno Even, dans un entretien accordé à La Tribune lors du salon aéronautique de Dubaï (13/17 novembre). Nous sommes toujours en course sur l'ensemble des campagnes que nous avions identifiées comme stratégiques. C'est le bon côté des choses ».
En Allemagne, le constructeur attend le résultat de deux campagnes très importantes pour les sites de Marignane et de Donauwörth en Bavière. Tous les regards se portent essentiellement sur le renouvellement massif de la flotte de Super Puma de la police fédérale allemande (Bundespolizei), qui doit sélectionner avant la fin de l'année son futur hélicoptère lourd. Plus de 40 appareils sont en jeu. Un marché que se disputent le S92 de Sikorsky et le H225 d'Airbus Helicopters. En principe, cette commande ne devrait pas échapper au constructeur franco-allemand, qui est d'ailleurs extrêmement bien implanté en Allemagne. « C'est pour cela que je suis optimiste, se rassure Bruno Even. En termes à la fois de capacités opérationnelles, de compétitivité et de taille, Airbus Helicopters a la bonne solution avec le H225 ».