Quand les banques françaises exposent dangereusement la filière défense à des opérateurs étrangers

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Les banques françaises sont jugées par la filière défense beaucoup trop frileuses en matière de financement d'un secteur souverain (exportations, besoin en fonds de roulement, levée de fonds...)
Les banques françaises sont jugées par la filière défense beaucoup trop frileuses en matière de financement d'un secteur souverain (exportations, besoin en fonds de roulement, levée de fonds...) (Crédits : Reuters)
Le GICAT regrette que les banques françaises s'appuient sur des bases de données américaines pour réaliser leurs enquêtes de conformité sur les entreprises du secteur. Elles exposent dangereusement ces sociétés aux lois extraterritoriales américaines.

Dans une nouvelle note du GICAT (Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres), dont La Tribune s'est procurée une copie, la filière défense ne relâche pas la pression sur les banques françaises jugées beaucoup trop frileuses en matière de financement d'un secteur souverain (exportations, besoin en fonds de roulement, levée de fonds...). Adressée à l'Élysée, à des ministères (Bercy, Armées...) et à des parlementaires influents, cette note souffle le chaud (propositions de solutions) et un froid polaire. Notamment quand la filière défense accuse les banques françaises de s'appuyer sur des bases de données américaines pour réaliser leurs enquêtes de conformité sur les entreprises du secteur (Refinitiv World-Check, Dow Jones, Reuters, etc...)

Ce qui peut paraître incroyable à l'heure du "Cloud Act", une loi fédérale des États-Unis adoptée en 2018 sur l'accès aux données de communication (données personnelles), notamment opérées dans le Cloud. Cette loi extraterritoriale permet aux administrations américaines, disposant d'un mandat d'un juge, de consulter des données hébergées dans les serveurs informatiques situés dans d'autres pays, au nom de la protection de la sécurité publique aux Etats-Unis et de la lutte contre les infractions les plus graves - dont les crimes, le terrorisme et ;la corruption. Cette façon de procéder des banques françaises expose dangereusement les entreprises concernées par ces enquêtes de conformité, jugées d'ailleurs opaques par la filière :

"Opposant l'argument du...

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Commentaires
a écrit le 16/01/2021 à 10:22 :
Un fil de discussion complètement sous contrôle hein... :-)

Stratégie de losers, ça pue la défaite.
a écrit le 14/01/2021 à 17:18 :
Ce n'est pas le devoir des banques privées de financer la vente de banques et de canons.

De plus, avec la france, elles ont très peur des accords totalement opaques passés avec les acheteurs pays la plupart du temps à la limite...

Le moindre soupcon de corruption, surtout si les achats se font en dollars US, et les USA mettront des milliards d'amende aux banques. Et ce sont les consommateurs francais qui paieront encore pour les petits manigances des politiques du gouvernement...

Quand même surprenant que ces sociétés qui vendent ces armements des milliards ne veulent pas les financer.
a écrit le 14/01/2021 à 16:58 :
Merci Sarko de nous avoir fait rentrer dans l'OTAN !
N'y aurait-il pas des accords secrets entre la France et les USA qui, en échange de la protection de l'OTAN, obligerait nos banques à se plier à la règlementation américaine ?
a écrit le 14/01/2021 à 11:24 :
Reuters est une agence de propagande britannique (devenue filiale de The Woodbridge, Canada), donc effectivement aussi au service de l'Amérique du Nord.
Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont comme c*l et chemise, dans l'intelligence économique contre l'UE.
IE commence tout juste à rentrer dans les cervelles politiques françaises.
a écrit le 14/01/2021 à 11:21 :
Bien que Refinitiv opère majoritairement aux US, c'est maintenant une filiale du London Stock Exchange Group.

De manière générale, les banques françaises ne maîtrisent pas grand chose et ne savent pas estimer un risque. Par exemple, une banque accorde un prêt à un employé de PME parce qu'il a un CDI mais refuse un prêt au dirigeant de cette même PME parce qu'il est "à risque" en tant que dirigeant.
a écrit le 14/01/2021 à 10:16 :
j'ajoute que les démocraties anglo saxonnes me rassurent bien plus, car l'autocratie n'est jamais un bon système, surtout lorsque la corruption est a mon avis a son optimum !

Financer ou refinancer les banques en permanence est la conséquente de ne vouloir en prendre le contrôle , alors que dire si ce n'est que les busards prennent conscience qu'il sont loin du monde d’aujourd’hui....

Et puis a chaque fois les start up sont racheté y compris dans la défense, du coup on ne peut pas tout vendre et espérer la soumission, non?
a écrit le 14/01/2021 à 10:13 :
Les banques n'ont jamais eu de nation!

C'est une construction fallacieuse comme une multinationale, sauf lorsque l'on possède le capital ou sa monnaie....

Alors constater ce qui n'a jamais fait aucun doute, si l'on considère la problématique de la sauvegarde informatique déléguée a microsoft, franchement n'est ce pas un faux débat?
a écrit le 14/01/2021 à 9:41 :
Qui contrôle les banques?

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