Placé en liquidation, Tilly-Sabco a deux mois pour trouver un repreneur

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Dernier espoir pour Tilly-Sabco. L'abattoir de volailles breton a été mis mardi 30 septembre en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Brest, mais autorisé à prolonger son activité de deux mois, jusqu'au 30 novembre.
L'entreprise de Guerlesquin (Finistère), qui emploie 326 salariés et fait travailler quelque 1.000 autres personnes, en amont ou en aval de la filière (éleveurs, accouveurs, céréaliers, transporteurs...), dispose ainsi d'un délai d'un mois renouvelable pour trouver un repreneur.
Le tribunal a pris notamment acte du financement de la poursuite d'activité et du paiement des salaires jusqu'au 30 octobre et imposé à l'administrateur de lui fournir les éléments assurant le financement de la poursuite d'activité jusqu'au 30 novembre. La situation de l'entreprise fera l'objet d'un nouvel examen dans un mois.
"C'est un soulagement, on pouvait craindre une liquidation pure et simple de l'activité", a déclaré à Reuters Nadine Le Guen, déléguée CGT.
La semaine dernière, le lundi 23 septembre, la direction avait en effet déclaré l'entreprise en cessation de paiement et demandé une liquidation avec poursuite de l'activité en raison du "soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar".
Le PDG, Daniel Sauvaget, avait alors déclaré à la presse:
Il avait dit avoir investi 15 millions d'euros au cours des cinq-six dernières années dans l'entreprise.
Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient (principalement à la péninsule arabique) remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation des poulets congelés, qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an.
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Tilly-Sabco et Doux (qui vient de sortir d'une longue période de redressement judiciaire) étaient les derniers en Europe à recevoir ces subventions, leur permettant de supporter le différentiel de compétitivité avec leur principal concurrent, le Brésil.
En dépit des 15 millions d'euros dégagés par la France fin 2013 pour aider la filière, les difficultés de Tilly se sont accentuées cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir, a cessé de les livrer faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière.
L'entreprise a néanmoins pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450.000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaire.
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Selon les représentants syndicaux de l'entreprise, si aucun repreneur ne se manifeste, la liquidation pourrait provoquer des réactions en chaîne sur l'ensemble de la filière de production de poulets dans la région.
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