Agroalimentaire : les disparités ne cessent d'augmenter

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Selon un calcul de l'ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices.
Selon un calcul de l'ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. (Crédits : Reuters)
Dans une étude publiée jeudi 21 juin, Oxfam dénonce les pressions exercées par la grande distribution sur les producteurs, à l'origine de violations du droit du travail et des droits humains.

Le système alimentaire mondial revêt des disparités de plus en plus criantes. Agriculteurs et producteurs, en France et dans le reste du monde, gagnent toujours moins depuis 20 ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, dénonce l'ONG Oxfam dans une étude internationale parue ce jeudi 21 juin.

"La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial" estime l'ONG, qui dénonce les "pressions continues" subies par les producteurs pour "qu'ils réduisent leurs coûts" tout en répondant "à des exigences de qualité des plus rigoureuses".

22 milliards de bénéfices pour les plus grandes surfaces

Rien que dans l'Union européenne, dix supermarchés seulement sont à l'origine de plus de la moitié de la totalité des ventes alimentaires de détail, affirme l'étude. Et selon un calcul de l'ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices.

"Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires", indique l'étude internationale intitulée "Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne".

La puissance d'achat de la distribution, qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe le risque de violations des droits humains et des droits du travail : précarisation sans limite, enfants au travail ou encore harcèlement sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, souligne Oxfam.

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Commentaires
a écrit le 22/06/2018 à 10:57 :
La il y a «  une réforme » à faire pour M. Lemaire :

il faut changer les «  statuts » des entreprises Agro- alimentaires

pour bloquer les « bénéfices sur 5 ans » par exemple et diviser ces ressources en plusieurs parties :

1) redistribution aux salariés
2) Amélioration éthique des produits alimentaires
3)investissement écologie et environnement , soutien agriculteurs du secteur et producteurs du secteur
4) soutien contre la faim dans la région, pays et monde

interdire de re- verser aux actionnaires .
a écrit le 21/06/2018 à 18:55 :
Ceci n'est point nouveau. Ca dure et ça s'aggrave. L'unique possibilité de s'en sortir pour les producteurs, c'est d'écouler leurs produits localement à des prix qui rémunèrent leur travail. Ils doivent penser leur métier différemment, en commençant par tourner le dos à la FNSEA , gérée et agissante pour les gros producteurs.
a écrit le 21/06/2018 à 15:15 :
Une marge finale après impôts de 2,2 %, c’est assez faible !! Pour augmenter la marge il faudrait vendre plus cher mais ce serait au détriment du pouvoir d’achat des clients. Apparemment c’est le modèle défendu par Oxfam ...
a écrit le 21/06/2018 à 13:10 :
Cela ne serait pas un problème si l'agro-industrie n'était pas soutenue fermement par TOUS nos politiciens hein, on pourrait passer rapidement à une permaculture respectueuse de la vie dans son ensemble.

Vous imaginez tout de même que l'on nous a désappris à cultiver la terre nous imposant de la tuer afin d'y mettre des produits chimiques dedans seulement pour recycler les industries d'armes chimiques ?

Notre oligarchie, qui détient tous les outils de production et les capitaux, a totalement perdu l'esprit, nous ne pouvons pas continuer de suivre des bergers stupides et aveugles, voir criminels.

"9 scandales de l’industrie alimentaire qu’on ferait bien de ne pas oublier !" https://mrmondialisation.org/8-scandales-de-lindustrie-alimentaire/

"Une nouvelle étude montre comment l’industrie agro-alimentaire asphyxie le monde agricole" https://www.bastamag.net/Une-nouvelle-etude-montre-comment-l-industrie-agro-alimentaire-asphyxie-le

"Pratiques criminelles dans l’agroalimentaire" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/HERMAN/57901

Et nous ne devons ce scandale qu'à la corruption entre hommes d'affaires et politiciens.
a écrit le 21/06/2018 à 12:34 :
on n'entend pas oxfam denoncer le venezuela ' qui n'a rien de liberal' ou chaque individu a perdu l'an dernier 12 kgs grace a la penurie volontairement organisee par le politburo local ( et ou une grande partie de la population vit avec moins de 2 euros par jour)
Réponse de le 21/06/2018 à 15:38 :
Pathétique tentative d'ouvrir un contrefeux sur un hors-sujet "churchill".

Le Venezuela se fait défoncer comme tous les états trop orientés sociaux au vue de la caste financière internationale. Ouvrez un bouquin d'histoire sur les 50 dernières années en amérique du sud.
Et l'argumentation : soit vous étez néolibéraux, soit vous etes communiste ne touche plus personne car épuisée et absurde
Réponse de le 21/06/2018 à 16:43 :
" 12 kgs grace a la penurie volontairement"

Les sanctions économiques imposées par le gouvernement des États-Unis, auxquelles se sont joints certains pays européens et qui sont célébrées par différents pays d’Amérique latine peuvent être qualifié de génocidaire.
Au Venezuela, nous importons la majorité des médicaments dont nous avons besoin. Nous les importons à 34% des Etats-Unis, à 10% de Colombie, à 7% d’Espagne, à 5% d’Italie, à 5% du Mexique, à 3% du Brésil. C’est à dire 64% du total de nos importations de médicaments.
En ce qui concerne les aliments, nous importons 12% de ce que nous mangeons. 33% vient des Etats-Unis, 16% d’Argentine, 14% du Brésil, 12% du Canada, 3% du Mexique, 2% du Chili, et 1% de Colombie. Soit 82% des aliments que nous importons vient de l’empire étatsunien et de ses alliés.
Pour l’importation de technologie, de machines, et de pièces détachées pour la production 32% vient des Etats-Unis, 5% du Brésil, 2% d’Allemagne, 2% d’Argentine, 4% de Colombie et 3% du Panama.
Donc, par instruction de Trump, 60% de ce dont nous avons besoin pour produire n’arrive plus au Venezuela, ce qui a de graves conséquences sur notre économie.
https://www.mondialisation.ca/blocus-criminel-contre-le-venezuela/5624494
Article initialement publié dans le journal Últimas Noticias, le 1 avril 2018: http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/opinion/sanciones/
Réponse de le 21/06/2018 à 19:00 :
@churchill
Le Venezuela...le Venezuela... le Venezuela....Les obsessions ça se soigne.
Posez- vous seulement la question savoir de pourquoi le Venezuela en est arrivé là? Peut-être qu'il ne rentre pas dans le moule US, celui du FMI...

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