Glyphosate : quand France Télévisions enquête

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En France, c'est en raison de l'opposition de Stéphane Travert, alors ministre de l'Agriculture, que l'adoption de l'amendement à la loi loi Egalim visant à inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate avant 2021, pourtant présenté par des députés d'En Marche, a capoté, montre le reportage.
En France, c'est en raison de l'opposition de Stéphane Travert, alors ministre de l'Agriculture, que l'adoption de l'amendement à la loi loi Egalim visant à inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate avant 2021, pourtant présenté par des députés d'En Marche, a capoté, montre le reportage. (Crédits : Benoit Tessier)
"Envoyé spécial" consacre son émission de jeudi 17 janvier au plus honni des herbicides, le Roundup de Monsanto. Des effets du glyphosate aux "Monsanto Papers", des résistances à son interdiction aux solutions de remplacement, l'équipe d'Elise Lucet explore les principaux éléments d'information aujourd'hui disponibles, avec un objectif : permettre à tout à chacun de se forger une opinion.

Depuis le rejet par l'Assemblée nationale en 2018 d'un amendement visant à inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate en France avant 2021 - qui a d'ailleurs valu aux députés de la majorité une pluie de mails et de tweets indignés -, cela ne fait aucun doute : de plus en plus demandeurs d'une "meilleure" alimentation, les Français sont plutôt bien informés de l'utilisation du plus honni des herbicides et inquiets de ses dangers potentiels. Mais à la télévision française, « peu d'émissions complètes, abordant plusieurs angles », ont jusqu'à présent été consacrées à la célèbre molécule. Et « tout le monde est concerné » par son utilisation, « puisqu'il existe encore très peu de moyens de s'en protéger », estime la journaliste Elise Lucet qui, avec le reste de l'équipe de "Envoyé spécial", y consacre ainsi une émission le 17 janvier.

Enchaînant divers reportages sur une durée de deux heures - que La Tribune a pu en grande partie visionner -, elle permet d'approfondir plusieurs des plus récentes actualités concernant le glyphosate et son entreprise productrice, Monsanto. Elle explore également, d'une manière parfois inédite, quelques unes des questions soulevées par les débats autour de l'utilisation de l'herbicide. Avec l'envie « de donner la parole à chacun », et « d'apporter un maximum d'éléments d'information pour que chacun puisse se forger une conviction », explique Elise Lucet.

Tout le monde a du glyphosate dans son corps

Dans la continuité des campagnes lancées par plusieurs organisations, Elise Lucet et son équipe apportent tout d'abord leur pierre à l'édifice des connaissances autour de la pénétration de la molécule dans les corps des Français. Deux groupes de personnes ont ainsi été soumises à des tests d'urine réalisés ad hoc pour l'émission : une douzaine de citoyens lambda, contactés sur le marché de Marly-le-Roi, en région parisienne, ainsi qu'une douzaine de personnalités, dont Elise Lucet elle-même, Laure Manaudou, Julie Gayet, Jamel Debbouze, Lilian Thuram, etc.

Le résultat est sans équivoque : même si à des taux différents - dépendant essentiellement de l'alimentation suivie la semaine précédant le test, selon les experts -, tout le monde en a des traces dans ses urines, quel que soit le mode de vie ou l'âge. Et bien qu'aucun seuil de dangerosité n'ait jusqu'à présent été déterminé par les scientifiques, les résultats des tests montrent également des taux bien supérieurs à ceux autorisés dans l'eau potable et dans les aliments.

Les effets du glyphosate peuvent être ravageurs

Par la force des images, l'émission témoigne aussi des effets potentiellement ravageurs de l'herbicide de Monsanto. Un reportage au Sri Lanka revient notamment sur une "épidémie" peu connue en Occident : l'anormale diffusion des insuffisances rénales au nord du pays. Première maladie chronique de la région, elle y a déjà fait 25.000 morts, et touche encore 73.000 personnes, selon les données citées par l'émission.

La majorité des malades vivaient dans les rizières où, jusqu'à ce qu'il soit interdit en 2015 par principe de précaution, le glyphosate était largement utilisé sans protections, et où les cultivateurs avaient l'habitude de boire l'eau qui ruisselait sur le sol. Persuadé des liens entre l'utilisation de l'herbicide et la maladie, le chercheur de la Rajarata University Channa Jayasumana qualifie son utilisation de "crime contre l'humanité".

À l'autre bout de la planète, aux États-Unis, "Envoyé spécial" va également à la rencontre de Dewayne Johnson, premier individu à être parvenu à faire reconnaître un lien de causalité entre son cancer et le Roundup. L'été dernier, Monsanto a ainsi été condamné à payer à ce jardinier d'écoles californien 290 millions de dollars de dommages et intérêts pour ne pas l'avoir informé de la dangerosité de son produit. Dans une rare interview, Dewayne Johnson, diagnostiqué d'un lymphome non-hodgkinien en phase terminale, montre ses lésions, et explique que si Monsanto n'avait pas exclu tout lien entre sa maladie et l'herbicide, il aurait abandonné plus tôt son travail. En haute saison, il pouvait épandre jusqu'à 500 litres de produit par jour.

Lire aussi : Procès Roundup : Monsanto fait appel

À nos latitudes, on découvre enfin la lutte d'une famille française venant d'assigner en justice Bayer  -qui, après deux ans de tractations, a acheté en juin 2018 Monsanto. Utilisé par la mère pendant sa grossesse, l'herbicide serait à l'origine d'une malformation de la trachée de l'enfant. À 11 ans, elle lui a déjà valu 11 opérations depuis la naissance.

Lire aussi : RoundUp : nouvelles plaintes contre l'utilisation du glyphosate

Monsanto a manipulé l'opinion publique

Parmi les documents internes des grandes entreprises rendus publics et analysés par la presse au cours des dernières années, les "Monsanto papers" ne sont pas les plus connus. En France, ces mails, notes internes, contrats confidentiels de Monsanto, ainsi que des documents déclassifiés de la United States Environmental Protection Agency (EPA, agence américaine de protection de l'environnement), avaient auparavant été passés au crible par Le Monde en 2017. "Envoyé spécial" y revient, afin de rendre l'information plus facilement accessible au grand public.

L'émission rappelle notamment l'existence d'un rapport du chercheur britannique James Parry qui, dès 1999, notait des effets du glyphosate sur l'ADN, mais qui est resté couvert pendant presque deux décennies par le secret commercial. Ses journalistes vont également à la rencontre de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, dont une étude de 2012, qui montrait les effets mortifères du Roundup sur des souris, a été retirée d'une revue scientifique sous la pression du géant américain. Gilles-Eric Séralini envisage aujourd'hui de se joindre à une class action en cours aux États-Unis - qui, en cas de succès, pourrait mettre à genoux Monsanto et Bayer.

Lire aussi : Fusion Monsanto-Bayer : quand les synergies comptent plus que la réputation

Le reportage explique encore que depuis la décision prise en 2015 par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) - agence intergouvernementale créée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - de classer le glyphosate comme "cancérogène probable pour l'homme", Monsanto mène sa bataille scientifique au travers de la pratique du ghost writing. À savoir l'écriture par ses équipes d'articles ensuite signés par des scientifiques de renom rémunérés par l'entreprise.

Ce serait le cas du biologiste américain Henry Miller, signataire de plusieurs tribunes dans le magazine Forbes (retirées depuis) concluant à la non-toxicité du glyphosate. Une étude signée entre autres par le chercheur britannique David Kirkland semble également avoir été largement corrigée par Monsanto, selon les documents internes de l'entreprise. Un budget de plus de 200.000 dollars aurait été consacré par Monsanto pour "convaincre" un "panel de scientifiques crédibles".

Il n'y aura pas d'abandon sans solutions de remplacement

L'émission montre toutefois aussi l'importance des craintes et résistances face à tout projet d'interdiction. Après avoir été pionnier dans cette voie, le Sri Lanka vient ainsi de faire marche-arrière pour le thé - qui fait vivre 10% de la population du pays -, et le caoutchouc. Les plantations de thé du sud du pays, où le glyphosate est utilisé de manière bien plus "chirurgicale" que dans les rizières, et où l'insuffisance rénale n'a pas connu de pic comme dans le Nord, se plaignaient en effet d'une chute de leurs rendements et donc de leur compétitivité internationale due à l'interdiction de la molécule. Face à la caméra d'"Envoyé spécial", un cultivateur témoigne même de l'essor d'un marché noir du glyphosate - voire de produits encore plus dangereux, car exonérés ainsi de tout contrôle.

En France, c'est en raison de l'opposition de Stéphane Travert, alors ministre de l'Agriculture, que l'adoption de l'amendement à la loi loi Egalim visant à inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate avant 2021, pourtant présenté par des députés d'En Marche, a capoté, montre le reportage. "Envoyé spécial" fait état d'un manque d'information de nombres de parlementaires sur l'heure du vote, voire de pressions du gouvernement pour qu'ils votent contre ou s'abstiennent.

Un dialogue entre adversaires et les fauteurs du glyphosate est possible

Malgré l'opposition entre ceux qui craignent les conséquences du glyphosate et ceux qui ont peur des effets de son abandon sur les rendements, "Envoyé spécial" prouve toutefois aussi que ces deux mondes peuvent se parler, et que c'est peut-être au travers d'un tel dialogue que des solutions seront trouvées. En adaptant à son enquête les codes de la télé-réalité, l'émission confronte deux agriculteurs, vivant chacun pour un jour la vie de l'autre : Vincent, céréalier fervent défenseur du Roundup, et Olivier, fermier bio depuis 27 ans.

Olivier y apprend les précautions d'usage qui étaient encore négligées lorsque, il y a trois décennies, il avait lui aussi utilisé le glyphosate. Vincent y redécouvre comment piloter une machine de désherbage, et est surpris du caractère technologique de la ferme bio d'Olivier. Il constate aussi que, malgré des temps de désherbage dix fois plus longs et un besoin de travail triplé, la ferme d'Olivier obtient plus ou moins les mêmes rendements que la sienne, évite de dépenser quelque dizaines de milliers d'euros annuels en phytosanitaires et peux vendre ses produits sur le marché deux fois plus chers.

Côté revenus, les deux agriculteurs notent ainsi que - bien que les comparaisons entre deux exploitations si différentes soient difficiles -, ils parviennent à se payer plus ou moins le même salaire.

"Passer au bio c'est une révolution totale : cela demande de remettre tout à plat, notamment en termes de matériel. C'est le projet d'une vie, voire de plusieurs générations", conclut néanmoins Vincent.

Des questions ouvertes

En deux heures, l'émission est toutefois loin de pouvoir aborder toutes les questions soulevées par l'utilisation du glyphosate en France et au-delà: par exemple, l'effet que pourrait avoir une interdiction du glyphosate sur l'utilisation d'autres produits phytosanitaires, le rôle des produits importés dans les taux de molécule relevés dans les urines... Quelques-unes seront probablement abordées lors de l'entretien entre Elise Lucet et Francois de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, qui sera présent sur le plateau.

Il aura notamment l'occasion d'expliquer comment le gouvernement avance pour réaliser la promesse de campagne d'Emmanuel Macron d'une interdiction dans les trois ans à venir. Après le refus de la consacrer dans la loi Egalim, et à la veille du "Grand débat national" - qui évoque le sujet de la préservation de la biodiversité -, la réponse est très attendue.

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a écrit le 16/01/2019 à 22:07 :
Donc, demain , le Glyphosate sera traîné devant le tribunal de France Télévisions pour y être soumis à la critique des masses . Pourquoi ce procès à grand spectacle ? Parce que depuis trois mois , les Gilets Jaunes ont supplanté les Défenseurs de la Planète et de la Santé dans l'attention du public et des médias . Le climat , la pollution , les pesticides ne font plus autant recette et l'offensive du Têt contre les implants médicaux a été un cuisant échec . Donc , et bien que le Carnaval ait lieu en février , nous verrons demain passer le cortège des faits en carton-pâte et des raisonnements en mie de pain .
a écrit le 16/01/2019 à 16:03 :
C'est ça, on mélange tout : les antibios, les pesticides, la mer, le carbone, le diesel, les prises de sang et … l'âge du capitaine et on finit par interdire à-tout-va sans rien comprendre à ce qu'on fait et sans égard pour les dommages causés.
Cette ignorance montre bien que l'écologie est une religion, avec le classique épouvantail de la fin du monde et la phobie liberticide du génie humain.
On finira par adorer le soleil comme les Maya et les grands prètres de l'ignorance choisiront qui lui sacrifier.
a écrit le 16/01/2019 à 14:40 :
Cette article uniquement à charge me terrifie... La France de Pasteur, Marie Curie, Descartes serait elle devenu le paradis de l'obscurantisme anti scientifique le plus absolu ? mais les faits sont têtus et je l'espère l'emporteront sur la propagande : grâce au progrès technique de l'agriculture et de la médecine, jamais dans l'histoire de l'humanité on a réussi à nourrir autant de personne et jamais l'espérance de vie n'a été aussi élevé. Pourquoi l'étude sur plusieurs dizaines de milliers d'agriculteurs sur plusieurs dizaines d'années aux EU n'est pas évoquée ? elle a pourtant démontré que l'effet du glyphosate sur la santé est nul (le groupe témoin sans glyphosate avait les résultats les plus négatifs)
L'écologie politique est l'idéologie la plus dangereuse et totalitaire de ce début du 21eme siècle.
Réponse de le 16/01/2019 à 19:32 :
Ce qui est navrant, c'est qu'en France, dès qu'on parle de glyphosate ou d'OGM, on nous ressort Seralini. Non, il n'y a pas eu besoin de quelque pression que ce soit de la part du labo américain pour retirer sa publication : elle souffrait de gros, voire même très gros biais scientifiques (je pourrai vous en parler, car je l'ai lue, mais d'autres que moi ont écrit une critique très pertinente de cet article, comme celle parue sur le site de l'AFIS, par ex). Le fait qu'elle ait été acceptée pour publication est, à mon avis, ce qui pose vraiment question ...
Bref, la science n'est pas une baguette magique, et si on pouvait trancher ce genre de question complexe en une seule publication tous les chercheurs seraient au chômage technique depuis longtemps. C'est regrettable pour tous ceux qui aiment les idées à l'emporte-pièce, mais c'est comme ça. Alors lisez l'ensemble des études, aiguisez votre esprit critique sans parti-pris, et cessez de citer des études dont le niveau d'analyse statistique ferait rougir un étudiant de 1e année.
a écrit le 16/01/2019 à 11:22 :
en épandage, la France utilise quelque 70000 tonnes de pesticides (en augmentation) et pour mémoire quelque 600 tonnes d'antibiotiques pour le bétail (700 pour les humains sous contrôle médical). Dans les rivières on trouve jusqu'à 35 sortes de pesticides souvent à l'état de traces. Il est urgent de changer de modèle.
Réponse de le 16/01/2019 à 12:05 :
Changer de modèle, oui, mais pour lequel ??? Avec bientôt 10 milliards d’habitants à nourrir, on ne pourra pas se contenter de faire pousser des légumes dans les jardinières de sa terrasse !!!
Réponse de le 18/01/2019 à 9:31 :
votre affirmation ne répond pas à la question : est ce que c'est dangereux pour notre santé ou pas ?.... sachant que la nature produit elle même ses propres pesticides et poisons. Seules les études scientifiques sérieuses et à grande échelle nous apporterons des réponses. D'ailleurs si la dangerosité du glyphosate était si évidente, des preuves auraient déjà été mis en évidence. On est donc à la marge, et c'est très complexe de démonter quelque chose en la matière.
a écrit le 16/01/2019 à 10:56 :
Quelle honte cet article !En premier ,il faut rappeler que le glyphosate protégé par un brevet d'une duré de 20 ans est tombé dans le domaine public depuis plus de 15 ans .Ca signifie que n'importe quelle usine dans le monde peut en fabriquer sans rien devoir à Mosanto ,mais systematiquement on met le mechant Mosanto en avant pour faire mousser l'audimat .Le glyphosate est un desherbant qui tue tout ce qu'il touche donc il tue aussi les cereales sauf celles OGM conçues pour lui resister .Il se trouve qu'en France on ne cultive pas d'OGM mais on en importe !Trouver donc du glyphosate dans l'organismùe ne peut venir que de céréales importées et utilisées dans l'industrie alimentaire .Le glyphosate est bio degradable donc se decompose dans le sol en molécules simples.Si on seme aprés ,on ne peut donc pas en retrouver dans les cultures .En effet ,si les cultures ne sont pas OGM ,le glyphosate les tuera à coup sur et on ne mange pas de culture tuées et dessechées !Tout ça vous ne le retrouverait pas dans cette émission uniquement à charge ,la vérité c'est pas écolo ........
a écrit le 16/01/2019 à 10:40 :
voir aussi article The Guardian d'hier sur un organisme allemand d'études des risques qui a repris un texte/des données de Monsanto dans son analyse. ce qui a facilité le renouvellement de l'autorisation du Glyphosate par l'UE en 2017 :
EU Glyphosate approval was based on plagiarized Monsanto text, report finds, The Guardian, 15/01/2019.
a écrit le 16/01/2019 à 10:18 :
Il ne s'agit pas seulement du glyphosate mais de l'ensemble des phyto-sanitaires industriels car ils épuisent et stérilisent les terres arables , la santé individuelle dépendant de la santé de l'environnement. Cela ne fera jamais que le n-ième reportage sur le glyphosate. pour les journalistes de la promotion canapé. .
Réponse de le 16/01/2019 à 11:00 :
La bouillie bordelaise ,les produits souffrés épuisent aussi les sols et sont autorisés en agriculture bio .Il y a aussi les huiles blanches parafiniques dérivées du pétroles utilisables aussi en bio et d'autres produits pas trés reluisants ...
a écrit le 16/01/2019 à 9:58 :
Un beau sujet de journalisme : des complots, des dangers, des héros, des scientifiques (pour ou contre évidemment) et AUCUNE INFO UTILE (comme de savoir si le glyphosphate est interdit aujourd'hui ou pas)
Résultat : chacun peut en faire à sa tête. Vive la France !
PS: Cette histoire de glyphosphate me rappelle le cholesterol. Pendant des décennies les scientifiques ont démontré qu'il était mauvais et ont poussé un tas de malheureux à souffrir et à se démolir à coup de médicaments néfastes ou de régime sans effet sur l'espérance de vie. Jusqu'à ce qu'on se rende compte que tout était bidon.
A bien des égards, le fourre-tout écologique relève de la même incompréhension des mécanismes de la nature et de l'économie sans laquelle nous serions aussi heureux qu'au temps des cavernes. Il nous impose aussi les mêmes faux remèdes et les mêmes privations funestes.
Ne nous leurrons pas l'écologie est une religion, où Dieu est remplacée par une planète aussi durable, distante et indifférente que lui.
Réponse de le 16/01/2019 à 10:33 :
La seule religion universelle est l’Économie.

Et la seule expression « le Temps des Cavernes » signale que vous avez fréquenté des écoles bas de gamme.
Réponse de le 16/01/2019 à 11:24 :
Vous confondez l'économie,qui existait déjà au temps des cavernes et les ScienceS EconomiqueS (qui s'enseignent et sont un fourre-tout d'avis contradictoires assez semblables à celui des Sciences portant sur l'écologie).
Pour le reste, c'est-à-dire votre négationnisme envers le "Temps des cavernes" et l'emploi du terme "bas de gamme" pour des écoles, les lecteurs jugeront. Chacun sait que l'insulte est l'arme des faibles.
Réponse de le 16/01/2019 à 11:28 :
A Havoc :
Vous confondez l'économie,qui existait déjà au temps des cavernes et les ScienceS EconomiqueS (qui s'enseignent et sont un fourre-tout d'avis contradictoires assez semblables à celui des Sciences portant sur l'écologie).
Pour le reste, c'est-à-dire votre négationnisme envers le "Temps des cavernes" et l'emploi du terme "bas de gamme" pour des écoles, les lecteurs jugeront. Chacun sait que l'insulte est l'arme des faibles.
Réponse de le 17/01/2019 à 20:24 :
"Jusqu'à ce qu'on se rende compte que tout était bidon."
Alors là, non. Le niveau de preuve scientifique (j'insiste sur le terme ...) du lien entre taux de cholestérol sanguin et maladie cardiovasculaire n'a rien, mais alors rien à voir avec le lien entre glyphosate et cancer. Là encore, on peut constater surtout l'effet néfaste de la médiatisation excessive de certains pseudo-scientifiques qui confondent médecine et magie.
Apportez moi la preuve scientifique que le cholestérol LDL n'a rien à voir avec la mortalité cardiovasculaire, et on en reparle.
a écrit le 16/01/2019 à 8:10 :
Merci d'écrire ce que nous savons depuis des années mais ce que les médias de masse, propriétés des mêmes actionnaires que BAYER et autres ont toujours tue afin de ne pas faire perdre de marge bénéficiaire à leurs actionnaires.

Internet est en train de forcer la main des médias de masse qui voient bien que s'ils ne font toujours pas au moins un pas vers la vérité vont se faire laminer.
Réponse de le 16/01/2019 à 9:07 :
@Citoyen blasé

Nous le savons en effet depuis des années, aucun média n'a jamais rien caché sur ce sujet. Y compris d'ailleurs le lobby fait à l'assemblée est dénoncé dans la presse depuis des années. Faut juste la lire !
Réponse de le 16/01/2019 à 9:52 :
"Nous le savons en effet depuis des années, aucun média n'a jamais rien caché sur ce sujet"

Pour vous ne rien dire = ne rien cacher.

C'est un vocabulaire obscurantisme que vous avez adopté là hein...

Parce que si les gens savaient que les perturbateurs sont la principale cause de cancers et que ceux ci sont partout dans notre alimentation et notre environnement immédiat peut-être qu'ils en achèteraient moins.

CE que vous faites là c'est vraiment moche...
Réponse de le 01/02/2019 à 9:46 :
@ multipseudos:

"Je vais poser la vraie bonne question"

-_-

SIgnalé hein...

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