Repli des ventes annuelles pour PSA Peugeot Citroën

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Le deuxième constructeur automobile européen affiche des ventes mondiales en recul de 1,5% en 2011, à cause de l'Europe. Le groupe français a chuté sur le Vieux continent de 6,8%. Frédéric Saint-Geours, le Directeur des marques, se dit ouvert à une alliance mais affirme que, à ce jour, les conditions ne sont pas réunies.

PSA Peugeot Citroën a fait état jeudi d'une baisse de 1,5% de ses ventes mondiales en 2011. La chute de ses immatriculations en Europe (-6,8% sur un marché en recul de 0,6%, à 2,06 millions d'unités) a éclipsé la progression du groupe en Amérique latine (+10,7% à 326.000 exemplaires) et en Chine (+7,6% à 404.437 unités). Le premier constructeur automobile français par les volumes, et deuxième européen, a commercialisé l'an dernier 3.549.000 véhicules utilitaires et voitures particulières dans le monde.

Sur le marché européen, les ventes de PSA ont trébuché  à cause de la baisse du segment B (petites voitures), dont PSA est un grand spécialiste, affirme le groupe. Les Peugeot 206+ et 207 sont en outre vieillissantes. Elles seront remplacées par la nouvelle 208, qui arrive au début du printemps. La part de marché du groupe sur le continent a reculé de 0,9 point à 13,3%. Toutefois, au-delà de la conjoncture, le groupe PSA se laisse distancer en Europe, au fur et à mesure des années, par le leader, l'allemand Volkswagen.

Le constructeur maintient son objectif de réaliser 50% de ses ventes hors d'Europe en 2015, après avoir atteint 42% en 2011, contre 39% en 2010. Pour 2012, la firme pronostique un marché européen encore en baisse. PSA assure qu'il ne défendra pas à n'importe quel prix ses parts de marché. En revanche, PSA affirme que les marchés seront en croissance dans les pays émergents, notamment en Chine. Il se refuse toutefois à s'engager sur l'évolution de ses propres volumes.

Les conditions d'une alliance pas réunies

Frédéric Saint-Geours, le directeur des marques du groupe français, s'est par ailleurs affirmé ouvert à une alliance.  "Nos actionnaires de référence nous ont dit: s'il y a besoin, pour développer le groupe (...) de regarder des options stratégiques, nous sommes prêts à le faire ", a-t-il déclaré à la radio BFM. Lors de la conférence de presse sur les résultats commerciaux, le dirigeant a précisé : "on n'exclue pas d'accélérer à travers une alliance plus importante (que les coopérations actuelles)". Mais, " il faut qu'elle remplisse trois conditions: cohérence avec notre stratégie de mondialisation et de montée en gamme; des synergies réelles; le maintien de l'indépendance du groupe", a-t-il ajouté avant de constater que ce n'était pas le cas à ce jour.

L'hypothèse récurrente d'un rapprochement entre PSA et Fiat a été de nouveau évoquée en début de semaine par la presse italienne. Sergio Marchionne, l'administrateur délégué du groupe italien, s'est dit favorable à l'entrée d'un troisième partenaire dans son alliance avec Chrysler.

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