Batteries électriques : Stellantis stoppe la construction de son usine au Canada
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Un panneau stellantis devant le siege de l'entreprise aux etats-unis
Rebecca Cook
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Un panneau stellantis devant le siege de l'entreprise aux etats-unis
Rebecca Cook
Coup de frein dans la construction de l'usine canadienne de batteries électriques de Stellantis. Le constructeur automobile avait annoncé ce projet en mars 2022, en collaboration avec le fabricant de batteries LG Energy Solution, pour un investissement de 5 milliards de dollars canadiens (3,6 milliards d'euros).
L'usine vise une capacité annuelle de production supérieure à 45 gigawattheures (Gwh) et doit permettre de créer 2.500 nouveaux emplois. Elle est actuellement en construction dans la région de Windsor, dans la province de l'Ontario à la frontière avec le Michigan et la ville de Détroit, connue comme la plaque tournante du secteur automobile canadien.
Cette décision d'interrompre le chantier intervient un mois après que le Canada a accepté d'accorder jusqu'à 13 milliards de dollars canadiens de subventions (plus de 8 milliards d'euros) sur dix ans au groupe automobile allemand Volkswagen pour la construction d'une immense usine, elle aussi destinée à la fabrication de batteries électriques. Cet accord prévoit un investissement de 700 millions de dollars de l'État canadien et de 500 millions de dollars de l'Ontario, en plus de subventions pour le coût de production de chaque batterie, d'après Radio Canada.
Depuis quelques années, le Canada déploie des efforts considérables pour attirer les acteurs du secteur des véhicules électriques, vantant ses incitations fiscales, son énergie propre et ses nombreux minéraux rares.
La stratégie canadienne s'inscrit d'ailleurs dans la lignée de celle de son premier partenaire commercial, les États-Unis, dont le grand plan climat et contre l'inflation (IRA, « Inflation Reduction Act ») prévoit des milliards de subventions pour les industries vertes.
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Des discussions sont en cours entre Stellantis et les autorités canadiennes pour résoudre le problème.
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Même son de cloche du côté, du cabinet du ministre de l'Industrie, François-Philippe Champagne, qui a indiqué lundi que des négociations étaient en cours avec le groupe. « Notre principale préoccupation est et reste d'obtenir le meilleur accord pour les Canadiens », a indiqué à l'AFP Laurie Bouchard, porte-parole du ministre.
(Avec AFP)
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