Les Samu se préparent au risque d'attaque chimique avant la COP21

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Quatre jours après la publication d'un arrêté autorisant l'armée à doter les Samu d'un antidote aux armes chimiques, Manuel Valls a évoqué, pour la première fois devant l'Assemblée nationale, le risque d'une telle attaque sur le sol français, lors du vote - quasi unanime - de la loi permettant le renforcement et la prolongation de l'état d'urgence :
Sur France Inter, un ancien officier supérieur des services de renseignement, Alain Rodier indiquait : "Le risque n'est pas exclu." Toutefois, ce type de produits (sarin ou ypérite) est "d'un emploi extrêmement difficile, beaucoup moins efficace qu'on peut le croire", a-t-il tempéré.
L'arrêté pris dimanche 15 novembre prévoit notamment qu'une grande quantité de sulfate d'atropine, antidote contre certains gaz toxiques -dont le gaz sarin que le régime de Bachar el-Assad en Syrie est accusé d'avoir utilisé en 2013 contre sa population- sera fourni aux Samu français par la Pharmacie centrale des armées avant le lancement de la COP21, maintenu pour le 29 novembre.
L'atropine, injectable en grande quantité (40 mg/20ml) est produite par la seule pharmacie centrale des armées et doit normalement être administrée aux troupes exposées au risques neurotoxiques organophosphorés, comme les gaz sarin, Tabun, Soman et VX. Le sulfate d'atropine est l'un des rares antidotes connus contre ce types de produits.
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Cette mesure intervient alors que l'Union des Industries chimiques (UIC) a réitéré, suite aux attentats de Paris, ses alertes auprès du gouvernement sur le risque lié à libre diffusion d'informations relatives aux risques et aux stocks des usines du secteur sur internet.
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(Avec AFP)
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