Pharmacie : Shire rachète Baxalta pour 32 milliards de dollars

 |   |  251  mots
En juillet 2015, Baxalta avait déjà rejeté une OPA hostile de Shire d'un montant de 30 milliards de dollars, qui la valorisait à 45,23 dollars l'action.
En juillet 2015, Baxalta avait déjà rejeté une OPA hostile de Shire d'un montant de 30 milliards de dollars, qui la valorisait à 45,23 dollars l'action. (Crédits : © Suzanne Plunkett / Reuters)
Le groupe pharmaceutique Shire va racheter la biotech américaine Baxalta pour environ 32 milliards de dollars en numéraire et en actions, ont annoncé lundi les deux entreprises. Cette opération devrait lui permettre de devenir l'un des leaders mondiaux dans le traitement des maladies rares.

Une semaine après avoir formulé une nouvelle offre, le groupe pharmaceutique britannique, Shire Pharmaceuticals, a annoncé lundi 11 janvier le rachat du laboratoire américain Baxalta International pour environ 32 milliards de dollars (29,35 milliards d'euros). Les deux entreprises espèrent boucler cette opération à la mi-2016.

Baxalta est né de la scission du groupe pharmaceutique Baxter. Basé dans l'Etat de l'Illinois, au nord des États-Unis, le laboratoire commercialise aussi des traitements contre des maladies rares, souvent d'origine génétique. L'opération devrait permettre à Shire de devenir l'un des leaders mondiaux dans le traitement des maladies rares.

Les actionnaires de Baxalta recevront 18 dollars en numéraire et 0,1482 ADS (American depositary share) de Shire par titre détenu, ce qui donne une valorisation totale de 45,57 dollars par action aux cours du 8 janvier. L'action du groupe américain prenait 6,8% à 42,74 dollars dans les transactions avant l'ouverture de la séance à la Bourse de New York. Le titre Shire gagnait pour sa part 2,41% à 4.380 pence vers 12h54 GMT à Londres.

Une première OPA à 30 milliards de dollars rejetée

Shire a dû batailler pendant six mois pour convaincre le conseil d'administration de Baxalta de se prononcer en faveur de ce rapprochement.

Le laboratoire britannique basé à Dublin avait dans un premier temps, en juillet, soumis une offre intégralement en actions pour tenter de mettre la main sur le spécialiste des traitements des maladies rares du sang, des cancers et des troubles du système immunitaire. Il a finalement été contraint d'ajouter une incitation en cash.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :