Sanofi relève ses perspectives pour 2017 après un solide deuxième trimestre

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Sanofi s'est montré légèrement plus confiant pour son exercice 2017 après avoir publié lundi une nouvelle hausse de ses ventes au deuxième trimestre.
Sanofi s'est montré légèrement plus confiant pour son exercice 2017 après avoir publié lundi une nouvelle hausse de ses ventes au deuxième trimestre. (Crédits : Philippe Wojazer)
Avec une hausse de ses ventes au deuxième trimestre, le géant pharmaceutique Sanofi se montre plus confiant pour son exercice 2017 malgré le déclin des ventes des traitements contre le diabète.

Sanofi a annoncé lundi avoir relevé ses perspectives financières pour l'exercice 2017 grâce à la dynamique de croissance de ses activités dans la médecine de spécialités, les vaccins et les marchés émergents au deuxième trimestre.

Le géant pharmaceutique français anticipe désormais un bénéfice net par action (BNPA) des activités "globalement stable" à taux de change constants en 2017, contre une évolution comprise entre 0 et -3 % précédemment, selon un communiqué. Sur l'ensemble du premier semestre, cet indicateur financier a progressé de 2,7 %, à devises constantes.

"Un constat rassurant"

Le bénéfice net de Sanofi a toutefois reculé de 10,4 % au deuxième trimestre à 1 milliard d'euros, en raison de diverses charges d'amortissement, de coûts de restructuration et d'acquisitions.

Mais son chiffre d'affaires est resté positif sur la période (+6,4 %, ou +0,6 % à périmètre et taux de change constants), à près de 8,7 milliards d'euros, soutenu par la croissance de ses activités de médecine de spécialités (Sanofi Genzyme), les vaccins (Sanofi Pasteur) et les marchés émergents. D'après le consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters, les analystes attendaient en moyenne un chiffre d'affaires de 8,67 milliards d'euros et un résultat net des activités de 1,64 milliard.

"La poursuite de la croissance de ces activités ainsi qu'une gestion disciplinée des dépenses nous ont permis de plus que compenser les défis de notre franchise diabète", a commenté le directeur général du groupe, Olivier Brandicourt, lors d'une audioconférence. "Dans l'ensemble, le tableau est rassurant."

Les traitements contre le diabète, point noir du groupe

Sanofi a aussi été rassuré par le "bon démarrage" au deuxième trimestre de son traitement contre l'eczéma sévère aux Etats-Unis, Dupixent, selon M. Brandicourt. "Nous sommes très optimistes pour le reste de l'année" concernant ce produit, a-t-il ajouté.

Ce médicament d'immunologie a déjà été prescrit à plus de 13.000 patients adultes aux Etats-Unis et a réalisé un chiffre d'affaires de 26 millions d'euros sur son premier trimestre d'activité. Dupixent vient aussi de recevoir un avis positif en Europe en vue de son homologation dans la même indication, et Sanofi a par ailleurs lancé des études cliniques de phase III pour étendre ses indications, y compris contre l'asthme.

Point noir du groupe, les ventes de ses traitements contre le diabète ont continué de fortement refluer au deuxième trimestre (-12,2 %, ou -9,2 % à périmètre et taux de change constants), principalement en raison des déboires de son ex-produit vedette Lantus. Cette insuline n'est désormais plus remboursée par les grands assureurs santé américains CVS et United Health, qui l'ont remplacée par un nouveau concurrent moins cher.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 31/07/2017 à 14:10 :
Vu le nombre de milliards d'euros publics qu'engloutie sanofi c'est la moindre des choses quand même hein !

"Nouvelle déconvenue pour le français Sanofi aux Etats-Unis"http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/08/05/nouvelle-deconvenue-pour-le-francais-sanofi-aux-etats-unis_4978744_3234.html

SANOFI, TEPCO, MONSANTO et-c... sont les symptômes d'une dérive particulièrement meurtrière du néolibéralisme que l'on a de plus en plus de mal à distinguer du fascisme.

Sur LCI hier soir il y avait un bon débat et surtout une déclaration d'un spécialiste non prêcheur néolibéral disant à peu près ceci: Macron sera jugé dans 5 ans sur sa capacité ou pas à mordre la main qui l'a nourri. Tout le monde sait qu'il doit tout aux banquiers, donc soit il s'oppose à eux afin de sauver l'économie soit il continue de s'y soustraire mais échouera forcément dans le redressement de l'économie.

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