Électricité : le tarif réglementé d'EDF va bondir de 108% en février, mais la hausse sera limitée à 15%
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Jusqu'ici, seul le tarif réglementé de vente de gaz (TRVG), cette offre d'Engie encadrée par les pouvoirs publics, avait plus que doublé sous l'effet de l'envolée des prix de l'énergie qui secoue les marchés depuis plus d'un an. Et pour cause, si l'Etat n'avait pas gelé cette offre dès octobre 2021, les ménages auraient payé 120% plus cher en décembre dernier.
C'est désormais aussi le cas pour l'électricité : le tarif réglementé de vente d'EDF (TRVE), lui non plus, ne protège plus du tout les consommateurs de l'extrême volatilité des cours. En effet, la Commission de régulation de l'énergie, l'instance chargée de calculer son évolution, a proposé jeudi une hausse de +108,70% hors taxes du TRVE par rapport au 1er février 2022, contre +44% l'année dernière ! Si celle-ci sera en réalité limitée à +15% TTC dès le mois prochain grâce au bouclier tarifaire déployé par l'Etat, une telle poussée interroge.
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Car sur le papier, le TRVE devrait protéger bien mieux les ménages que son équivalent pour le gaz. D'ailleurs, malgré la pression exercée par Bruxelles pour le supprimer, il n'est pas prévu que cette offre disparaisse de sitôt en France : « Alors que le TRV gaz n'existera plus dès juillet 2023, le Conseil d'Etat a refusé que ce soit le cas pour l'électricité, jugeant que c'était un bien de première nécessité. Il n'a donc pas opté pour une ouverture complète à la concurrence », explique à La Tribune Xavier Pinon, courtier en énergie. Surtout, il est toujours possible pour un particulier d'y souscrire aujourd'hui, contrairement au TRV gaz - ce qui explique le regain exceptionnel de clients chez EDF ces derniers mois, avec la crise de l'énergie et la débâcle de nombreux fournisseurs alternatifs.