Prix de l’électricité : la nouvelle piste du gouvernement pour préserver la compétitivité des entreprises tricolores
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHRISTIAN HARTMANN
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHRISTIAN HARTMANN
L'exécutif cherche par tous les moyens à conférer le plus de visibilité possible aux entreprises tricolores, même celles de taille intermédiaire, sur la question des prix de l'électricité. Objectif : préserver leur compétitivité et leur permettre de réaliser les investissements nécessaires à la transition écologique. Dans cette optique, le gouvernement encourage EDF à nouer des contrats de fourniture de long terme (10 à 15 ans) avec les grands industriels et les entreprises qui consomment de manière intensive des électrons. En parallèle, pour les entreprises de taille plus modeste, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher travaille au déploiement de contrats de moyen terme d'une durée de cinq ans environ. Jusqu'à présent, ces entreprises disposaient de contrats de fourniture d'une durée de deux ans environ, qui les exposent davantage à la forte volatilité des prix sur le marché de gros.
Ces nouveaux contrats de moyen terme ne concerneraient pas les très petites entreprises, qui pourront bénéficier des tarifs réglementés de vente de l'électricité tout comme les particuliers, mais le « ventre mou », c'est-à-dire « les entreprises de taille moyenne qui ne sont pas assez sophistiquées, qui ne peuvent pas s'engager sur 10 ou 15 ans, ni partager le risque de production d'électricité », a expliqué l'entourage de la ministre lors d'un échange organisé par l'association des journalistes de l'énergie. Agnès Pannier-Runacher a ainsi demandé à l'organisation patronale France Industrie, à l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ainsi qu'à EDF de « faire des propositions pour voir si effectivement des contrats de cinq ans, peut-être un peu plus, peuvent fonctionner et s'ils sont équilibrés du point de vue du consommateur et du point de vue du producteur », ont précisé les membres de son cabinet.
À lire également
Ces contrats de moyen terme pourraient aussi être proposés par d'autres fournisseurs que l'électricien national, comme Engie et TotalEnergies par exemple. « Il n'est pas déterminé qu'il s'agisse uniquement de contrats avec EDF », dit-on ainsi dans l'entourage de la ministre, qui rappelle que même si « EDF est un acteur de marché prédominant sur l'électricité en France », il n'est pas le seul.
Juliette Raynal