Le blocage des systèmes de paiement par des cybercriminels, plus grande menace actuelle (Powell, Fed)

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Jerome Powell a souligné que la Réserve fédérale (Fed) envisage différents types de scénarios. Il existe des scénarios dans lesquels (...) le système de paiements ne peut pas fonctionner. Les paiements ne peuvent pas être effectués. Il existe des scénarios dans lesquels une grande institution financière perdrait la capacité de suivre les paiements qu'elle effectue et des choses de ce genre, a-t-il détaillé.
Jerome Powell a souligné que la Réserve fédérale (Fed) envisage différents types de scénarios. "Il existe des scénarios dans lesquels (...) le système de paiements ne peut pas fonctionner. Les paiements ne peuvent pas être effectués. Il existe des scénarios dans lesquels une grande institution financière perdrait la capacité de suivre les paiements qu'elle effectue et des choses de ce genre", a-t-il détaillé. (Crédits : JOSHUA ROBERTS)
Les risques d'une crise ressemblant à celle de 2008 avec un besoin de renflouement des banques par les gouvernements "sont très, très faibles", a déclaré Jerome Powell, président de la Federal Reserve (Fed), au cours d'une émission télé de CBS news. Pour lui, le pire est du côté de ces scénarios où les systèmes de paiement se trouveraient totalement bloqués. Interrogé sur les cryptomonnaies, il a indiqué qu'un "dollar numérique" était à l'étude.

Le président de la Banque centrale américaine est plus inquiet du risque d'une cyberattaque à grande échelle que d'une crise financière mondiale semblable à celle de 2008.

Les risques d'une crise ressemblant à celle de 2008 avec un besoin de renflouement des banques par les gouvernements "sont très, très faibles", a déclaré Jerome Powell, au cours de l'émission 60 minutes sur la chaîne américaine CBS news.

"Le monde change. Le monde évolue. Et les risques aussi. Et je dirais que le risque que nous surveillons le plus est le cyber risque", a-t-il dit, ajoutant que c'est une inquiétude partagée par de nombreux gouvernements, de grandes entreprises privées en particulier financières. C'est aussi contre ce risque que tous ces acteurs investissent le plus.

Jerome Powell a souligné que la Réserve fédérale (Fed) envisage différents types de scénarios.

"Il existe des scénarios dans lesquels (...) le système de paiements ne peut pas fonctionner. Les paiements ne peuvent pas être effectués. Il existe des scénarios dans lesquels une grande institution financière perdrait la capacité de suivre les paiements qu'elle effectue et des choses de ce genre", a-t-il détaillé.

Principale menace, le blocage des systèmes de paiement

La Fed envisage aussi la possibilité qu'une partie ou même une grande partie du système financier puisse s'arrêter.

"Nous passons donc beaucoup de temps, d'énergie et d'argent pour nous prémunir contre ça", a souligné le patron de la puissante institution, en rappelant que des cyberattaques visent de grandes institutions "tous les jours".

Cryptomonnaie américaine: un dollar numérique à l'étude

Jerome Powell a par ailleurs été interrogé sur la possibilité de créer un dollar numérique alors que la Chine est devenue le mois dernier la première grande puissance économique mondiale à dévoiler une cryptomonnaie.

Il a souligné que pour l'heure, la Fed évaluait cette possibilité.

"Nous pensons qu'il est de notre devoir de comprendre. Comment cela fonctionnerait-il? Quelles en seraient les caractéristiques ?", a-t-il expliqué.

Il a également indiqué que la Fed était en train de développer un logiciel et même de concevoir l'apparence d'un dollar numérique américain, mais la décision finale de le rendre public ne sera prise qu'une fois son impact pleinement compris.

Le dollar est "la monnaie de réserve du monde. Le dollar est si important (...) Nous n'avons pas besoin d'être les premiers à le faire. Nous voulons bien faire les choses. Et c'est ce que nous allons faire", a-t-il insisté.

En octobre dernier, Jerome Powell avait déjà indiqué que les Etats-Unis réfléchissaient à l'émission de leur cryptomonnaie mais il avait alors prévenu que l'évaluation complète des avantages et des risques prendrait du temps.

La création d'un dollar numérique pourrait être bénéfique à l'économie américaine, a estimé plus récemment la secrétaire au Trésor, Janet Yellen dans un entretien au New York Times publié le 22 février dernier.

Lire aussi : Yellen juge le bitcoin "extrêmement inefficace", le cours de la cryptomonnaie bousculé

Elle avait alors évoqué la nécessité pour les Banques centrales de bien évaluer les problématiques associées, notamment la protection des consommateurs.

S'agissant de l'économie américaine, Jerome Powell a estimé qu'elle était désormais "à un point d'inflexion": la croissance et l'emploi vont s'accélérer dans les mois à venir.

Mais il a une nouvelle fois insisté sur le fait que la pandémie de Covid-19 continuait à présenter un risque.

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Commentaires
a écrit le 13/04/2021 à 10:22 :
Il faut encadrer le bitcoin, c'est le moyen de paiement préféré des cybercriminels.
a écrit le 12/04/2021 à 12:46 :
Si cette criminalité n'avait pas de complicité au niveau des autorités, celle-ci ne serait pas aussi redoutable!
a écrit le 12/04/2021 à 11:35 :
La cybercriminalité ce n’est pas les gens ordinaires qui le font ! La plupart ont des connaissances informatiques bien avant l’heure de la commercialisation.
Peut être qui sait que la cybercriminalité «  est l’outil de ce qui se voit pas «  l’outil des renseignements avec des groupes qui travaillent pour eux dans l’ombre »
Comme ce malheureux journaliste Grec assassinée après une émission de télévision.

Ces groupes qui travaillent dans l’ombre pour les gouvernements, ce sont des professionnels de gages , ils vont jusqu’à tuer pour chercher les preuves , peut être que le plus raisonnable pour les jeunes aujourd’hui est d’avoir un téléphone sans internet et ne plus communiquer par les réseaux .

Internet est devenu l’outil des groupes de l’ombre.
Réponse de le 12/04/2021 à 11:57 :
C'est vrai qu'avant internet il n'y avait pas de tortures, pas d'assassinats ni de passages à tabac, il n'y avait pas non plus de cartels de drogues, pas de traites des blanches et pas d'esclavage humain, il n'y avait pas non plus de trafics d'organes, pas de prostitutions, pas de grands et petits pédophiles, il n'y avait toujours pas de corruption, ni de magouilles politico-financières ni de réseaux, pas d'évasion fiscal non plus, pas de dumping social ni de dumping fiscal...

Internet c'est le mal qu'on vous dit et vous y croyez, bref quand on vous demande de sauter vous répondez machinalement "Ok mais à quelle hauteur ?"
a écrit le 12/04/2021 à 10:35 :
"Les risques d'une crise ressemblant à celle de 2008 avec un besoin de renflouement des banques par les gouvernements "sont très, très faibles""

Ce qui est logique ils ont apprit, au lieu de donner des milliards et des milliards aux banques quand c'est trop tard on leur donne régulièrement des millierds tout le temps ! Hé mais c'est que ça réfléchit là haut hein !? ^^

""Nous passons donc beaucoup de temps, d'énergie et d'argent pour nous prémunir contre ça""

:-)

Quelle vaste supercherie que notre système quand même.
Réponse de le 12/04/2021 à 14:43 :
@ multipseudos: "Le taux de criminalité dans le monde de 82% à 56% "

Mais bon sang de quoi nous parles tu !?

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