Couche-Tard aurait renoncé à son offre d'acquisition sur Carrefour

 |  | 458 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : CHRISTINNE MUSCHI)
Le groupe canadien Alimentation Couche-Tard a renoncé à son offre d'acquisition sur Carrefour à laquelle le gouvernement français est opposée, selon Reuters.

Le groupe canadien Alimentation Couche-Tard a renoncé à son offre d'acquisition de Carrefour à laquelle le gouvernement français est opposée, selon Reuters. La décision a été prise après une entrevue entre le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et le fondateur et président de Couche-Tard, Alain Bouchard, selon une source de Reuters. Le groupe canadien et Carrefour se sont refusés à tout commentaire. Plus tôt vendredi, le gouvernement français s'est opposé à une éventuelle prise de contrôle de Carrefour par le groupe canadien au nom d'une sécurité alimentaire nationale élevée au rang de priorité absolue.

"Nous ne sommes pas favorables à cette opération, nous le disons avec beaucoup de respect pour Couche-Tard, pour Carrefour et pour tous ces opérateurs qui sont de grande qualité", a déclaré le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Couche-Tard devait injecter trois milliards dans Carrefour

Couche-Tard espérait obtenir l'aval de la France en prenant des engagements sur la question des emplois et sur la chaîne d'approvisionnement alimentaire française, et en maintenant la cotation de l'entreprise à Paris et à Toronto, a précisé la source. Elle ajoute que le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, et celui de Couche-Tard, Brian Hannasch, auraient œuvré comme co-dirigeants. Le plan prévoyait aussi de conserver les opérations stratégiques de l'entreprise en France, et de compter des Français au sein de son comité d'entreprise, selon cette même source.

Couche-Tard devait aussi injecter 3 milliards d'euros d'investissement dans le groupe français, une idée largement soutenue par Carrefour, qui emploie 150.000 personnes en France, ce qui en fait le plus grand employeur du secteur privé. Bien qu'ayant initialement pensé poursuivre son offre, Couche-Tard a préféré lever le drapeau blanc et la retirer afin d'éviter de déclencher une tempête politique, explique une source.

L'image de Macron en question

S'il est politiquement possible de décider de ne pas laisser le plus grand employeur du pays passer entre des mains étrangères, "on ne peut pas accuser une grande société canadienne comme Couche-Tard de mettre en danger la sécurité alimentaire de tout un pays", a déclaré vendredi une source gouvernementale canadienne sous couvert d'anonymat.

La promptitude du refus du gouvernement français a surpris et pourrait ternir l'image pro-entreprise du président Emmanuel Macron, estiment des observateurs, tandis que d'autres soulignent que la crise du Covid-19 a contraint plus d'un pays à revoir les contours de ses intérêts stratégiques. Le premier ministre canadien Justin Trudeau dit s'être entretenu avec le président français cette semaine et a promis de continuer d'œuvrer au succès des entreprises canadiennes dans le monde.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/01/2021 à 13:59 :
Et une erreur de plus pour ke gouvernement français.
a écrit le 16/01/2021 à 20:26 :
Carrefour stratégique ? Heureusement que le ridicule ne tue pas . C'est LIDL et ALDI qui doivent bien rigoler.
a écrit le 16/01/2021 à 11:03 :
Le gouvernement a raison : à 20 euros par action, Couche-Tard fait une trop bonne affaire.
A ce tarif là, Carrefour est encore deux fois moins cher que Tesco ou Ahold.
Ceux qui sont pour le rachat reprocheront après au gouvernement d'avoir bradé un trésor national : on les connait, les Tartuffes.
Réponse de le 16/01/2021 à 17:09 :
@Asimon 16/1 11:03
Vous exagérez un peu en écrivant que Carrefour est un trésor national mais vous avez raison d'écrire que les Tartuffes auraient gueulé en cas de vente.... comme lors de l'achat par GE d'une partie de Alstom. GE a provisionné USD 10 Mlds de pertes 6 mois (?) après l'achat; les actionnaires français ont gagné la timbale en vendant.
Ceci étant écrit, et à mon humble avis, une fusion Couche-Tard/Carrefour ne présente pas beaucoup d'intérêt car ce ne sont pas les mêmes métiers.
A la Bourse, Ahold se paie beaucoup plus cher que Carrefour car les marges nettes de Ahold sont de 4.5-5% alors que celles de Carrefour sont négligeables (Carrefour sera juste à l'équilibre en 2020). Toutefois, il faut espérer que monsieur Alexandre Bompard saura redresser Carrefour comme il l'a fait pour la FNAC.
Cordialement
Réponse de le 18/01/2021 à 14:01 :
Sauf que Couché tard va acheter les actions carrefour sur le marché a 15 euros, Tant pis pour les actionnaires.
a écrit le 16/01/2021 à 10:48 :
En France la vrai information est elle muselée par certains qui militent au service de tel ou tel Parti. Elle se dévoile chaque jour un peu plus sur le petit ecran
a écrit le 16/01/2021 à 10:28 :
Les canadiens vendent Bombardier à Alstom mais on leur refuse Carrefour.
Nous ne jouons pas le jeu, toujours préjudiciable pour nos entreprises quant elles voudront
se développer à l'étranger. C'est vrai qu'en France, on préfère les pâtes aux nouvelles technologies.
a écrit le 16/01/2021 à 10:26 :
Couche-Tard, c'est une conséquence logique du CETA.
Carrefour le cheval de Troie pour les produits Canadiens, finalement Nord Américains. A titre personnel, je ne mets plus les pieds dans les hypermarchés et guère plus de 2 ou 3 fois par an dans un supermarché.
a écrit le 16/01/2021 à 10:03 :
Voilà comment un commerce peut se faire de la bonne publicité gratuite pour Couche-tard et mauvaise pour Carrefour!
a écrit le 16/01/2021 à 9:46 :
la dictature Macron progresse !!! ils ne sont pas capables de gerer correctement ADP, AIR FRANCE ,SNCF , RENAULT etc et maintenant mettre en danger Carrefour dont la moitie des magasins sont déficitaires !!!!!! La France attractive ,,??????
a écrit le 16/01/2021 à 9:41 :
Ben oui on se doute que couche tard ne voulait pas garder toute cette ribambelle d’emplois fictifs oligarchiques, cette masse inerte, cette graisse qui handicape lourdement les entreprises européennes, ils ont fait le bon choix notre économie réelle en crève de tout ça.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :