Blablacar risque d'être suspendu en Espagne

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La société française ne fait que réaliser une prestation de services électroniques de traitement de données et de transmission d'information, sans flottille de véhicules ni services offline a défendu l'avocate de Blablacar.
La société française ne fait que réaliser une "prestation de services électroniques de traitement de données et de transmission d'information", sans flottille de véhicules ni services offline a défendu l'avocate de Blablacar. (Crédits : DR)
La startup française de covoiturage est accusée de concurrence déloyale par les compagnies d'autocars espagnoles. Elle s'est défendue en arguant être un réseau social et non un moyen de transport.

Mauvaise nouvelle pour Blablacar, qui fête tout juste son entrée au club des "licornes" après une levée de fonds de 200 millions de dollars. La startup de covoiturage a dû se défendre ce jeudi 1er octobre face à des accusations de concurrence déloyale lancées par des autocars espagnols. Elle risque de voir ses activités suspendues dans un pays où elle compte 2,5 millions d'usagers (soit un peu plus de 10%).

Devant le tribunal de commerce de Madrid, Blablacar a nié être un moyen de transport alors que la Confédération patronale espagnole des sociétés d'autocar (Confebus) lui reproche d'exercer illégalement une activité de transport routier de voyageurs, pratiquant ainsi une concurrence déloyale dans ce secteur. La Confédération réclame une suspension préventive du site de covoiturage.

"Un réseau social, pas un moyen de transport"

Blablacar, qui perçoit des commissions sur les voyages arrangés se définit comme un "réseau social qui met en lien des particuliers voyageant vers une même destination, en ne partageant que les frais de voyage, et sans but lucratif de la part de ses utilisateurs".

Mais "les normes doivent s'appliquer à tout le monde", a rétorqué l'avocat de Confebus, arguant que Blablacar ne pouvait ni "faire payer pour l'usage d'un véhicule personnel", ni "jouer les intermédiaires". La société française ne fait que réaliser une "prestation de services électroniques de traitement de données et de transmission d'information", sans flottille de véhicules ni services offline a défendu l'avocate de Blablacar.

La position d'Uner n'avait pas été prise en compte par la justice

En 2014, ce même tribunal avait décrété la suspension préventive du service de VTC Uber, à la demande des taxis espagnols. Mais entre Blablacar et Uber, "les procédures sont différentes", a expliqué à l'AFP un porte-parole du tribunal.

     | Lire Uber se met au pas de la justice espagnole

"Le juge a prononcé la suspension sans prendre en compte la position d'Uber car la société n'avait pas de résidence fiscale en Espagne", alors que Blablacar en possède une.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 02/10/2015 à 15:04 :
Je n'ai pas vraiment compris pourquoi on tire sur uberpop mais pas sur blablacar alors qu'il vendent quelque chose de très comparable: le transport de personne pour de l'argent, ceci en concurrence directe avec les services réglementés. S'ils n'y avait pas de transaction financière ça serait différent
Réponse de le 02/10/2015 à 15:55 :
Je ne crois pas qu'il s'agisse du même type de service. Uberpop est un service à but lucratif alors que Blablacar permet de partager les frais.
Je suis utilisateur et en tant que chauffeur votre trajet vous coûte toujours quelque chose (et ne vous rapporte donc rien...)
a écrit le 02/10/2015 à 7:00 :
Biensur qu'il y a une concurrence du covoiturage avec les bus, les trains, les avions, les taxis, et tous les moyens de transports existants. C'est une évidence tellement évidente. Après , faut savoir si cette concurrence est LOYALE ou DELOYALE, suivant quels critères ? That is the question.
a écrit le 01/10/2015 à 23:26 :
On parle de notre société qui a du mal avec les innovations meus alors en Espagne ... Tout ce qui est plateforme mutualiste c'est mort ... Les autorités et la justice attaquent ... Cf uber interdit qui livre des pizzas
a écrit le 01/10/2015 à 22:02 :
Blablacar n'a pas de soucis en France(heureusement! ) car c'est la sncf. Sinon on peut être certain que journalistes et taxis feraient comme pour uber.
Réponse de le 07/10/2015 à 18:17 :
C'est une fausse rumeur, la SNCF n'a AUCUNE part dans Blablacar, c'est 123envoiture que la sncf à racheter, qui à changer de nom pour idvroum !
a écrit le 01/10/2015 à 20:44 :
oui la c'est clair ca fait moins plaisir a la france que de s'en prendre a uber ou airbnb ( ou google ou facebook, ou amazon, ou VW, ou...)
a écrit le 01/10/2015 à 19:28 :
La concurrence existe entre blablacar et les autocars, mais aussi avec les trains et les avions, mais y a t'il des lois qui interdisent ces différents modes de transports d'entrer en concurrence ? Je ne comprend pas bien le problème.

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