La SNCF contredit le conducteur du TGV qui a déraillé

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Jacques Rapoport, Pdg de SNCF Réseau (à gauche) et Guillaume Pëp (à gauche), président du directoire de SNCF et Pdg de SNCF Mobilités
Jacques Rapoport, Pdg de SNCF Réseau (à gauche) et Guillaume Pëp (à gauche), président du directoire de SNCF et Pdg de SNCF Mobilités (Crédits : Reuters)
L'accident est dû à une séquence de freinage trop tardive, selon un rapport immédiat de la SNCF. Le TGV a abordé une courbe à 265 km/h au lieu des 176 km/h exigés. Le conducteur a assuré aux enquêteurs qu'il avait respecté la vitesse.

Si le freinage avait débuté un kilomètre plus tôt au moins, le TGV n'aurait pas déraillé samedi 14 novembre, selon le rapport d'enquête immédiate de la SNCF dévoilé ce jeudi. Autrement dit, si le train avait freiné 10 secondes plus tôt, l'accident qui a fait 11 morts en Alsace n'aurait pas eu lieu.

Selon ce rapport, qui se fonde notamment sur l'examen des relevés informatiques de vitesse, l'origine immédiate de l'accident de la rame d'essai sur la ligne à grande vitesse (LGV) est due à une "séquence de freinage tardif".

«La courbe de raccordement de la LGV à la ligne classique a été abordée à 265 km/h au lieu de 176 km/h. La vitesse au moment du déraillement était de 243 km/h. Ce freinage tardif aurait dû être exercé au moins 1 km plus tôt », a indiqué, lors d'une conférence de presse, Guillaume Pepy, le président du conseil du directoire de SNCF, et Pdg de SNCF Mobilités.

Conducteur expérimenté

Le rapport contredit donc les propos du conducteur qui n'a été que très légèrement blessé dans l'accident. Selon Alexandre Chevrier, procureur-adjoint de Strasbourg, qui s'exprimait lundi dernier, le conducteur - un professionnel "très expérimenté" - a affirmé aux enquêteurs "avoir respecté parfaitement la vitesse qui lui était assignée sur ce tronçon", c'est-à-dire 176 km/h".

Pourquoi ce freinage tardif?

Pourquoi donc ce freinage tardif ? Provient-elle d'une erreur du conducteur qui, en fait, n'a pas respecté la vitesse ? Ou d'un problème technique, au niveau de l'indicateur de vitesse par exemple? L'enquête le dira.

"Aucune anomalie n'a été décelée dans l'état et le fonctionnement des infrastructures, aucun élément de défaillance de la rame d'essais techniques n'a été identifié, et il n'y a eu aucun événement anormal dans la gestion de la circulation", a expliqué Guillaume Pepy.

Ce dernier a d'ores et déjà évoqué de probables « erreurs de comportements humains » dans la cabine. "Parmi les points que l'enquête devra éclaircir figurent (...) sans doute des erreurs de comportements humains dans la cabine", a-t-il en effet déclaré, en précisant, peu de temps après, qu'il ne fallait pas "utiliser le terme d'erreur humaine".

Contrairement aux avions, il n'y a pas d'enregistreur des conversations dans la cabine des TGV.

"Nous ne connaissons pas le déroulement des faits dans la cabine", a déclaré Jacques Rapoport, Pdg de SNCF Réseau.

Sept personnes dans la cabine

En revanche, plusieurs défaillances ont été pointées, avec la présence à bord du train de personnes qui n'avaient rien à y faire (des enfants, par exemple), qui plus est dans le poste de conduite, dans laquelle il y avait 7 personnes, dont au moins deux invitées.

"L'enquête devra dire quelles personnes étaient nécessaires aux tests", a indiqué Guillaume Pepy.

Pour autant, " il n'y a pas de règles précises sur le nombre de personnes à bord", explique Jacques Rapoport.

Ainsi, "des procédures disciplinaires vont être engagées" et "conduiront, dès que l'enquête le permettra, aux sanctions justifiées", a ajouté Guillaume Pepy.

"Au vu de la gravité exceptionnelle et du bilan humain très lourd, des suspensions conservatoires vont être décidées, après audition des intéressés et de leur chaîne managériale", a-t-il ajouté.

Essais LGV gelés

La SNCF a par ailleurs décidé "geler les marches d'essai grande vitesse jusqu'à l'intégration des premiers enseignements des enquêtes dans le processus d'essai". Si l'ouverture en avril du deuxième tronçon de la LGV Est sera probablement décalée, la SNCF ne s'est pas prononcée sur un éventuel risque concernant les trois autres LGV qui doivent ouvrir d'ici fin 2017.

La SNCF a également décidé d'interdire à bord des trains d'essais toute personne ne participant pas à l'équipe projet et de renforcer le processus d'autorisation des présences à bord.

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Commentaires
a écrit le 26/11/2015 à 21:36 :
quand il y a 7 personnes dans la cabine de conduite d'un TGV qui roule à 350 km/h et qu'en plus on a embarqué dans la rame les copains et leurs enfants c'est qu'il n'y a plus de responsables ni d'autorité à la SNCF ! comment pourrait-il en être autrement quand par le diktat des syndicats et notamment de SUD et de la CGT l'encadrement n'a plus le droit de sanctionner les fautes, les incompétences etc...il faut que l'encadrement soit repris en mains et que la discipline et l'autorité soient restaurés à tous les niveaux et que soient sanctionnées toutes les dérives y compris par le licenciement.
a écrit le 26/11/2015 à 8:39 :
ceci me fait pense a l'accident de l'airbus a Habsheim
ou ont a charge le pilote au maximum
pour proteger le pdg en fonction
qui des passager a l'interieur
jamais remis en cause par la justice
pourtant faute majeur du responsable de la societe
a écrit le 26/11/2015 à 8:38 :
Comment comprendre qu'avec tous les moyens électroniques existants, l'on puisse laisser à la seule appréciation d'un homme qu'il puisse décider du moment ou il doit freiner ? je ne peux le croire.
a écrit le 25/11/2015 à 16:24 :
je connais un jeune embauché à la sncf, c'est arrivée à 7h30, café + lecture du journal, pause institutionnelle à 10h, 1h30 pour le repas de midi, départ (max) à 16h30.
et il y en a un qui partait tous les vendredis am sans congés, il a voulu traiter le problème mais marche sur des oeufs, car la hiérarchie désavoue les cadres en cas de problème sous l'autogestion syndicale (comme partout dans la fonction publique, le management n'existe pas, c'est roue libre..et on recrute pour compenser ceux qui abusent..)

et les régimes spéciaux coûtent une fortune et les réformes aussi puisque la "logique" de ces anti managers et anti gestionnaires est de gaver tout le monde de primes jusqu'à ce qu'on entende plus rien..

le branchu l'a dit, la réforme du mille feuille coutera 7 milliards !!! dans les entreprises (qu'ils honnissent) réorganiser engendre des gains, dans le monde politico-administatif : des pertes !!!
plus nul tu meurs !!
a écrit le 23/11/2015 à 15:59 :
Le freinage tardif semble avéré, provient-il d'une erreur du conducteur ou d'un problème technique, au niveau de l'indicateur de vitesse par exemple ?
Il reste que tout s'est joué en moins de 10 secondes, ce qui donne une idée du niveau de vigilance exigé par la conduite d'un TGV !
a écrit le 23/11/2015 à 15:46 :
le responsable de cette catastrophe peut dormir sur ses 2 oreilles , il ne sera jamais sanctionné pour cette faute grave qui a des conséquences énormes , les syndicats mettront leur veto ! comme d'ailleurs la personne qui a laissé des personnes étrangères monter dans le train (dont des enfants ) ! ne vous étonnez pas si on n'arrivera jamais à vendre ce train à l'export !
a écrit le 22/11/2015 à 21:17 :
Quelque soit la raison de cet accident, on peut quand meme raisonnablement constater la degradation constante de la qualité de service a la sncf depuis les 10-15 dernières années. Les deux dernières fois ou je suis monte dans un tgv, en seconde et en premiere, au cours de ces derniers mois, j'ai pu a nouveau verifier qu'ils ne sont plus au niveau. C'est triste, mais j'ai espoir qu'ils sauront se reprendre en mains.
Réponse de le 25/11/2015 à 11:37 :
Bonjour Turlututu,
Un peu de réflexion orthographique !...
Il ne faut pas écrire :
Quelque soit la raison, ce qui ne veut rien dire,
Mais quelle que soit la raison (Que la raison soit quelle)
Salutations
Réponse de le 30/11/2015 à 20:55 :
Marin,
C'est juste ce que vous dites. Mais ca fait quand meme très prof de college votre remarque. Je vous invite a aller faire un tour dans d'autres contrées, pratiquer d'autres vocables. Vous verrez qu'au fur et a mesure, la technique orthographique devient futile.
Bien a vous
a écrit le 22/11/2015 à 17:10 :
Il résulte des commentaires ci-dessous que seuls les conducteurs de TGV ont le droit de critiquer le TGV qui a fait onze morts. Les méprisables étrangers n'ont même pas la compétence (certifiée par la CGT) pour distinguer un enfant d'un ingénieur-en-chef. La CGT, qui n'était pas représentée sur place, est en revanche qualifiée pour affirmer qu'aucune faute n'a été commise ; elle ne s'en fera pas faute, après quelques années d'un labeur écrasant.
a écrit le 22/11/2015 à 3:21 :
La direction prend un risque en contredisant le conducteur du TGV il ni a pas de faute de pilotage comme a AIR FRANCE le vrai directeur de la SNCF les fous de la CGT ET DE SUD vont bientot le rappeler a Mr PEPY vous temporisez ou on fait greve
a écrit le 21/11/2015 à 1:15 :
Nombreux sont les commentaires farfelus sur le côté technique de cet accident donnés par des pseudo spécialistes ferroviaire.
Réponse de le 24/11/2015 à 18:30 :
Tout à fait d'accord et pire Mr "Ozarmes" préconise le pilotage automatique des TGV. C'est du n'importe quoi car ce système relève de l'utopie astronomique.
a écrit le 20/11/2015 à 17:40 :
bla bla bla ...de la SNCF ...!
mais qu'est ce qu'en dit le procureur de la Republique ?
il y a une enquete je suppose ; vu le nombre de morts ( et blessés ) ce n'est pas que du ressort interne de la SNCF ...alors ?
essayez voir , avec u tel excès de vitesse , et un accident mortel , si vous ne seriez pas déjà en prison ...
a écrit le 20/11/2015 à 17:35 :
Traductions :
- "séquence de freinage" = freinage
- "erreurs de comportements humains" = faute de pilotage
- "suspensions conservatoires" = mises à pied
- "chaine managériale" = supérieurs
- "intégration des enseignements de l'enquête" = leçons à tirer
- "processus d'autorisation des présences à bord" = accès à bord
a écrit le 20/11/2015 à 15:14 :
Il n'y a à peu près qu'en Inde où je me sens moins en sécurité que sur le réseau français. Je ne vois pas pourquoi on nous parle en permanence du Royaume uni pour défendre l'indéfendable SNCF. J'y prends le train en toute confiance. Le top étant le Japon qui a privatisé ses chemins de fer dans les années 70, et qui fait mon admiration à chaque visite. Entrée des trains à la seconde près enchaînement de métro, trains régionaux et TGV avec une précision, un confort, des tarifs, et un service dont un français ne rêverait même pas. La SNCF est l'entreprise la plus ringarde des pays développés, la plus méprisante pour ses passagers et certainement pas la plus sûre, en compétition avec la RENFE peut être. Il va être difficile d'en savoir plus mais comme pour l’histoire du poste d'aiguillage "crêpe et pinard party", sombre affaire loin d'être un épiphénomène, dans une société détournée au profit de son personnel et qui n'est plus gérée. Il est fort probable que le poste de conduite ait été bien garni en distraction pour le conducteur.
Réponse de le 20/11/2015 à 15:39 :
Evidemment
Réponse de le 22/11/2015 à 1:14 :
Le système ferroviaire français est régulièrement dans le top 3 européen, la Suisse étant première, la DB deuxième ou troisième.

En sécurité, sauf pour les passages à niveau, la France fait bien mieux que les britanniques. Et les PN c'est dans l'écrasante majorité des cas le non respect du code de la route qui conduit à l'accident.

Après oui, le Japon a un bon système ferroviaire. C'est vrai, mais c'est aussi possible grâce au respect qu'on les clients envers la société et les installations
a écrit le 20/11/2015 à 12:49 :
Avant la mise en concurrence que la SNCF fait tout pour repousser aux calandes grecques, la grosse revolution qui va intervenir bientot sera les rames TGV et autres automatiques et donc sans conducteur. On a deja des rames de metro comme cela. Il y a des vehicules automobiles qui circulent aussi sur ce mode. Il n'y a pas de raison que les trains y echapent.
Réponse de le 24/11/2015 à 18:22 :
Vous écrivez n'importe quoi. Le système à mettre en œuvre pour automatiser la conduite des TGV n'existe pas et ne pourra jamais exister d'autant que la totalité des circulations TGV empruntent une partie même infime des lignes classiques
a écrit le 20/11/2015 à 12:32 :
A l'heure où il est très facile de monter un freinage d'urgence sur n'importe quelle automobile, je ne comprends pas pourquoi ce TGV n'était pas équipé d'un tel système !
Réponse de le 20/11/2015 à 23:12 :
Peut être tout simplement parce qu'il faut désactiver ce système pour faire un test de survitesse ...
a écrit le 20/11/2015 à 10:11 :
révolution

Si la SNCF ose contredire un conducteur de TGV, c'est une révolution, un changement radical de la civilisation. "Suspension conservatoire" ... avec maintien des primes de conduite, certainement ! Ça finira comme ces histoires de camionneurs que leur régulateur de vitesse "obligeait" à rouler à fond, mais qui réussissaient à neutraliser le dispositif juste avant un portique de péage ...
Réponse de le 20/11/2015 à 17:43 :
j'espere que non , mais il faut reconaitre que la demarche actuelle est pour le moins curieuse ...
a écrit le 20/11/2015 à 8:18 :
De tout temps la sncf est d'un service médiocre envers ses usagers qui n'ont pas le choix de choisir une compagnie ferroviaire. Les derniers accidents survenus ne sont que le résultat du m'en foutisme et du laiiser faire des cheminots... La sncf survivra grâce à son monopole jusqu'à 2019 ouverture à la concurrence et finira comme la sncm, air france, areva, et autres entreprises publiques en déroutent... Un pur bonheur pour les clients usagers contribuables...
Réponse de le 20/11/2015 à 9:03 :
Des faits. Dans quel accident le savoir faire et l'implication des cheminots a-t-il été remis en cause ?
Concernant la mise en concurrence on en reparlera dans 10 ans... Je vous conseille de vous documenter sur le système ferroviaire anglais par exemple.
Bref une analyse aux relents de conversation de comptoir de PMU.
Réponse de le 20/11/2015 à 9:32 :
Discussion de comptoir allez faire un tour dans les autres pays avant de parler de médiocrité. Sortez de chez vous un peu et arrêté de tout critiquer sans rien savoir. C'est avec des gens comme vous que la France avancera
Réponse de le 20/11/2015 à 13:16 :
Réponse à peg. Concernant l'incompétence de la SNCF, accident de Brétigny ( défaut de maintenance grave). Concernant la concurrence, pourquoi cité les Anglais. Le model de la Deutsh bann me suffira amplement.
Réponse de le 23/11/2015 à 16:19 :
A Von Chubb : Grève du mois de mai à la Deutshe Bann "Dans un pays marqué par une profonde culture de cogestion, où les grèves sont l’ultime recours, ce mouvement inhabituellement long se heurte à une très large incompréhension. Il s’agit en effet du huitième arrêt de travail en quelques mois à la Deutsche Bahn."
a écrit le 20/11/2015 à 8:15 :
Votre article fourni de mauvaises informations.
Le conducteur a dit être à la vitesse correcte , car on lui a demandé de freiner à un moment précis.
On lui a demandé de freiner mais trop tard.
Relire le communiqué de la Sncf.
Réponse de le 24/11/2015 à 18:41 :
Pour votre information! Une procédure d'essais est validée par un directeur des essais! De plus pour enclencher une phase de freinage, il faut un décideur! Ou un freinage automatique régulé par la signalisation automatique présente à bord et sur le trajet du TGV! A vous de jouer journalistes!
a écrit le 20/11/2015 à 8:14 :
Pourquoi n'y a t-il pas un système de sécurité qui freine en cas de vitesse excessive détectée ? voir un pilote automatique avec pilote humain en supervision ?
Si tout est déjà instrumenté, je suppose que la raison n'est pas technique, mais humaine.
Réponse de le 20/11/2015 à 8:28 :
Et bien si , dans les TGV une sonnerie d'alarme se déclenche dans la cabine en cas de dépassement de la vitesse autorisée. Elle peut être désactivé par le conducteur.
Réponse de le 20/11/2015 à 8:57 :
Une alerte peut toujours être ignorée par l'homme. Ma proposition est un système de régulation automatique.
Il n'y a aucune raison pour un train d'aller plus vite que la vitesse maximale autorisée.
Réponse de le 20/11/2015 à 13:36 :
Bonjour,

Ce système existe depuis 35 ans, et est présent sur tous les TGV. Il s'agit du système TVM (transmission voie-machine). Il est désactivé lors des marches d'essais, qui sont réalisées à plus haute vitesse (vitesse maximale + 10%).
a écrit le 20/11/2015 à 7:45 :
Ils sont tous les deux à gauche...
a écrit le 20/11/2015 à 7:38 :
On attend pour très bientôt, les réactions indignées des syndicats pour expliquer que l' accident est survenu à cause :
- la diminution des moyens
- la réduction des effectifs
- la réorganisation
- les salaires (très au dessus des salariés lambda)
- les horaires mini (très au dessous des salariés lambda)
- la retraite à 52 ans payée par les impôts des salariés,
- la hiérarchie qui n' écoute pas les travailleurs
- la privatisation qui n' a pas lieu
- l' ouverture à la concurrence reportée
- le gouvernement
- le premier primistre
- le Président,
- l' Europe
etc....
a écrit le 20/11/2015 à 3:40 :
Est-on bien sur que c'etait le conducteur qui conduisait ?
a écrit le 20/11/2015 à 2:26 :
Les avions vollent en pilotage automatiques. Je pense qu il soit possible de modeliser une voie ferroviaire il y a une seule variable la vitesse et equiper le train d un detecteur d obstacle.Le pilotage automatique sera l avenir.
Réponse de le 24/11/2015 à 18:37 :
Vous faites une comparaison qui n'a aucun sens. Les avions ne franchissent pas d'aiguillages, il n'y a pas de feux de signalisation devant eux, il n'y a pas d'autres avions à quelques kilomètres devant et derrière eux. Il n'y a pas de pentes et de rampes à 35/1000 comme sur les LGV.
a écrit le 19/11/2015 à 23:16 :
Bon, quelqu'un ment ou ne dit pas toute la vérité.
Il s'agit d'un essai. Le conducteur - un professionnel "très expérimenté" - sait que les données de l'enregistreur et tous les paramètres du trajet vont être analysés... et il dépasse quand même la vitesse prévue de 50 % !
Serait-il possible que les responsables du test lui aient demandé oralement de pousser un peu la vitesse pour analyser le comportement du matériel ?
Est-il possible qu'il n'y ait eu aucun supérieur hiérarchique lors de l'embarquement ? Ou a-t-il fermé les yeux sur la présence des enfants ?

Prudence : dans ce genre d'affaires, le premier réflexe de la hiérarchie est toujours d'ouvrir le parapluie et, si des fautes ont été commises, de faire payer le lampiste.
Réponse de le 20/11/2015 à 5:04 :
Visiblement vous n'avez pas la moindre idée de ce qui peut se passer dans une rame d'essai, pas même de loin !
a écrit le 19/11/2015 à 21:28 :
Il avait pris une RTT le jour de l'essai.
C'est une tragédie.
Il faut dire aussi non à la vitesse excessive. Stop à la violence ferroviaire.
Réponse de le 24/11/2015 à 18:39 :
Et la violence routière, vous la mettez sur la touche ?
a écrit le 19/11/2015 à 20:32 :
Tiens, c'est bizarre parce qu'en Espagne, il y avait eu un accident similaire : vitesse excessive dans un virage (a l'abord d'une gare). Qu'avions nous dit ? pas de contrôle de vitesse à ces endroits dangereux ? Est ce à dire que la ligne construite ne respecte pas les normes européennes de sécurité ? Encore des économies de bout de chandelle qui a conduit à des morts : l'homme est comme la machine : il n'est pas infaillible, donc vaut mieux installer les systèmes de freinage automatique...
Réponse de le 20/11/2015 à 5:03 :
Pitié renseignez vous avant de dire des bêtises plus grosses que vous. Les trains d'essai ne sont pas équipés des dispositifs normaux de contrôle de vitesse puisque durant ces essais les rames roulent 10% au dessus des vitesses autorisées. Ça a été dit des le premier jour de l'accident t.
Réponse de le 20/11/2015 à 6:43 :
Apprenez à lire, la personne parle de la construction de la voie avec installation de dispositifs de mesure de vitesse, pas du train en lui même... Et ce n'est pas parce que le train peut rouler 10% plus vite que la mesure ne peut être réalisée, vous mélangez mesure et capacité technique. Même si le train d'essai n'est pas équipé des dispositifs normaux de contrôle de vitesse, des alertes peuvent être lancées par des dispositifs automatiques.

celui qui se prend pour plus intelligent que les autres...
Réponse de le 20/11/2015 à 8:56 :
Lors des essais d'une ligne non exploitée, les mesures de contrôle automatique des vitesses sont désactivées. Cet accident n'aurait pas pu arriver sur une ligne commerciale.
a écrit le 19/11/2015 à 20:30 :
Espérons des sanctions exemplaires contre ce criminel !

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