10 solutions pour se débarrasser des passoires thermiques

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
L'association publique-privée Plan bâtiment durable vient de publier un rapport intitulé "Parc locatif privé et rénovation énergétique, 10 propositions pour l’éradication des logements énergivores".

Ils représentent la moitié des logements privés. Selon l'association publique-privée Plan bâtiment durable (PBD), 3,1 des 6,5 millions de logements du parc locatif privés peuvent être considérés comme énergivores. Cela concerne aussi bien des propriétaires occupants que des locataires. Leurs charges sont autant élevées que ne l'est le coût écologique.

Un seuil de consommation énergétique maximal

C'est pourquoi le président du PBD, Philippe Pelletier, a demandé au directeur général de l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), Pierre Hautus, et au directeur général de la fédération Soliha (Solidaires pour l'habitat), Michel Pelenc, de s'y pencher. Sans surprise, il en ressort qu'il est nécessaire d'accélérer la rénovation énergétique de ces passoires.

En premier lieu, ces deux professionnels recommandent de fixer l'obligation de respecter un seuil de consommation énergétique décent. A savoir, équivalent aux logements classés F et G. Cela concernerait les maisons dans les zones tendues, c'est-à-dire là où l'offre est inférieure à la demande. Ils recommandent en outre de l'anticiper à 2025 au lieu de 2028, comme cela est actuellement prévu par la loi énergie climat.

Lire aussi : Loi énergie climat : Assemblée et Sénat s'accordent sur les passoires thermiques

Etendre le Denormandie dans l'ancien à tous les centres-villes

Pierre Hautus et Michel Pelenc proposent en outre de réformer et simplifier le système des aides. Ils préconisent notamment d'accompagner davantage les ménages modestes et très modestes avec des audits, des scénarios de travaux et des plans de financement. Le cas échéant, ces particuliers risquent de ne pas se lancer dans des chantiers.

Plus inattendu, les deux experts appellent à étendre et à renforcer le dispositif "Denormandie dans l'ancien" à l'ensemble des centres-villes. Depuis début 2019, en contrepartie d'une acquisition et de travaux dans les 222 communes du plan "Action cœur de ville", les investisseurs peuvent bénéficier d'une déduction fiscale. L'avantage est également éligible dans les villes ayant lancé une opération de revitalisation de leur territoire (ORT).

Lire aussi : Rénovation : nouvel avantage fiscal dans l'ancien

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Commentaires
a écrit le 24/10/2019 à 1:05 :
Y a pas 10 solutions pour les grands ensembles des années 50/70, les "cages à poules"!
On démolit et on reconstruit.
Faire du neuf avec du vieux, ça coûte "un pognon fou", et la base...ben c'est toujours "du vieux".
En plus, ça fera du boulot dans le BTP, et ne dit on pas que "quand la construction va, tout va?" Alors, au boulot .
a écrit le 23/10/2019 à 19:42 :
Si la baraque est une passoire, alors il faudrait une interdiction de mise en location. Le propriétaire aurait alors le choix de rénover pour louer ou de vivre dedans sans rien faire. Chacun son choix
Chaque fois que l'état met son nez et essaye d'influencer ce secteur, il y a toute une faune d'escrocs qui prospèrent en arnaquant les gens crédules à tout va: panneaux solaires, pompes à chaleur, isolation à 1 € etc....
Réponse de le 23/10/2019 à 23:53 :
Est-ce qu'on peut se permettre de retirer 3.5 millions de logements du parc locatif alors qu'il nous manque déjà des centaines de milliers de logements pour les français?

La seule façon de s'en sortir est de faire baisser drastiquement la valeur vénale des passoires pour que les propriétaires aient un intérêt évident à faire réaliser une rénovation thermique, dont bénéficieront les locataires mais aussi l'ensemble du pays (réduction des importations et de la pollution).

Mais pour cela il faut qu'il n'y ait pas de pénurie de logements, sinon les locataires seront toujours perdants et les propriétaires peu enclins à faire réaliser les travaux.
a écrit le 23/10/2019 à 18:13 :
faudra arretez de se foutre de la gueule des gens 5mn
soit ces travaux sont pris en charge par la collectivite car tout le monde sait que l'argent public n'est a personne et que donc on peut le jeter par la fenetre
soit les individus vont devoir payer, et ils ne vont pas faire 100.000 euros de travaux ( qu'ils n'ont de toute facon pas et que personne ne va leur preter vu qu'ils ne pourront pas rembourser) pour economiser 50 euros de fioul par mois
par contre dans les collectifs, tout le monde sait que l'individualisation des charges mene rapidement a des comportements tres vertueux, que ce soit en matiere d'eau et de chauffage
y a tout un pan de l'economie meso qui a ete developpe la dessus
Réponse de le 24/10/2019 à 0:19 :
réaliser 100 000 € de rénovation thermique pour économiser 600€ de facture annuelle n'a aucun sens du point de vue économique , et de mon point de vue ca n'existe pas dans le monde réel.

Pour 100 000 € vous (re)faites toute l'isolation murs, toits, ouvrants et même un changement complet de système de chauffage pour une maison de 150 m2. Et à ce moment là vous économisez les 2/3 de votre facture initiale et votre investissement est rentabilise en moins de 10 années sur la seule facture de chauffage et votre bien (si vous êtes propriétaire) prend immédiatement 50 000-70 000 € de valeur.

Pour environ 15 000€ j'ai divisé par deux ma facture de chauffage en passant de 1500 € à 700 € annuels. L'investissement sera rentabilisé en 15 ans, ce qui est long, mais ma maison vaut 30 000€ de plus et j'y gagne en confort.

Pour les propriétaires loueurs qui n'ont pas les moyens d'engager les travaux, l'état devrait garantir des prêts longs qui seraient remboursables sur les loyers parce que tout le monde y gagne. Propriétaire, locataire et état.

Pour les propriétaires occupants à petit revenus, il faut aller sur des formules à 1 €. Je peux garantir que ce n'est pas forcément une arnaque mais il faut pouvoir évaluer le sérieux des entreprises partenaires, ce qui n'est pas forcément évident. L'Etat devrait plus s'impliquer dans leur contrôle, c'est une mission d'ordre public pour gérer des fonds publics.

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