Rénovation : pourquoi Orpi signe un deuxième "green deal" avec l'Etat

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De gauche à droite : Le président du Plan bâtiment durable Philippe Pelletier, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon, le président de l'Ademe Arnaud Leroy, la présidente d'Orpi Christine Fumagalli et le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie
De gauche à droite : Le président du Plan bâtiment durable Philippe Pelletier, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon, le président de l'Ademe Arnaud Leroy, la présidente d'Orpi Christine Fumagalli et le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie (Crédits : C.A.)
Après avoir déjà signé un premier accord avec l'État en 2017, Orpi va former dès 2020 des agents immobiliers à la rénovation des logements. Le gouvernement mise en effet sur ce réseau de 130.000 propriétaires pour "passer à l'échelle".

Changement de braquet pour Orpi : deux ans et demi après un premier green deal visant à sensibiliser, en partenariat avec EDF, les acquéreurs et les vendeurs à la rénovation à Toulouse et dans le département du Val-de-Marne, le réseau d'agences immobilières a signé un deuxième partenariat avec l'État visant à suivre individuellement ses 130.000 propriétaires.

Une formation pour les agents immobiliers

Contrairement au premier accord de 2017 où le bailleur disposait simplement d'un lien Internet pour apprendre des éco-gestes et calculer un budget travaux, il sera, cette fois, guidé dans les méandres administratifs, juridiques et techniques par son conseiller en agence qui suivra une formation avant de l'accompagner jusqu'au bout.

"L'agent immobilier doit devenir un professionnel de la terminologie pour que le client comprenne son intérêt", résume la présidente d'Orpi Christine Fumagalli.

En 2020, des partenariats vont ainsi être montés en région avec les conseillers "Faire" de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour que ces derniers viennent expliquer, lors de soirées privées et d'ateliers de réflexion, comment procéder aux opérations.

"Nous venons assurer une continuité et une complémentarité", explique le président de l'Ademe Arnaud Leroy.

"C'est une question de pouvoir d'achat et de confort."

Passer à l'échelle

Après les bailleurs sociaux, le gouvernement, qui prépare un "observatoire de la rénovation" sur le modèle des chiffres trimestriels de la construction, délègue, une fois de plus, à d'autres acteurs le soin d'accélérer la réhabilitation thermique des bâtiments existants.

"Nous avons encore besoin d'inspirer et de simplifier", relève la secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon, "mais il nous faut passer à l'échelle."

Le ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie renchérit :

"Une personne sur deux du parc locatif privé vit dans une passoire thermique." Il réunira d'ailleurs, "dans les prochaines semaines", tous les réseaux d'agences pour discuter, notamment, de ce sujet.

"C'est ce métier qui peut aider les copropriétaires à comprendre le mode opératoire et ainsi à dépenser moins de charges", insiste Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment durable, association privée-publique sous la double tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de la Ville et du Logement.

Un précédent chez Nexity

En juin 2018, le promoteur Nexity et le Plan bâtiment durable avaient, eux aussi, signé un green deal visant d'ici à 2020 à rénover 30 copropriétés, à former ses 350 gestionnaires de copropriétés et à mettre en place un guide d'identification des travaux à destination des clients, bailleurs, locataires et propriétaires.

Selon nos informations, en quinze mois, plus de 500 collaborateurs auraient participé à des quizz et suivi des visioconférences, et une centaine sensibilisée lors d'ateliers. À la suite d'une formation de quatre mois pour devenir "coach rénovation", dix salariés auraient même déjà été diplômés.

Du côté des copropriétés, une dizaine aurait été rénovée à ce jour et près de 70 sur 160 immeubles ayant manifesté leur intérêt seraient en phase de mission d'assistance à la maîtrise d'ouvrage (AMO) ou en travaux. Enfin, environ 100 conseils syndicaux (les représentants des copropriétaires auprès des syndics, Ndlr) auraient été approchés.

Lire aussi : Logement : l'État et Nexity s'associent pour la performance énergétique

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