Les projets de tous types attirent les investisseurs : un navire à hydrogène décarboné, des générateurs électro-hydrogène, des stations mobiles flottantes de production et de distribution d'hydrogène vert... Dans la Région, EDF se positionne pour promouvoir la transition énergétique.La Bretagne, nouvel eldorado de l'hydrogène vert ? Ces derniers jours plusieurs partenariats ont été dévoilés, portés par une idée commune : accélérer l'industrialisation et la commercialisation des solutions à hydrogène "Made in Bretagne".
C'est par exemple l'ambition d'EODev, filiale à 100 % d'Energy Observer, le premier navire à hydrogène décarboné mis au point à Saint-Malo et embarqué depuis 2017 dans un tour du monde. La jeune pousse créée en 2019 à partir des travaux de recherche et développement effectués à bord d'Energy Observer, développe des produits et solutions fondées sur l'utilisation intelligente de mix énergétiques alliant différentes sources d'énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien) avec l'hydrogène comme moyen de stockage.
Après un premier tour d'amorçage réalisé en 2019 et la signature de plusieurs partenariats industriels (Engie, Chereau véhicules frigorifiques, CMA CGM, CNES, Toyota) pour concevoir des prototypes, EODev vient d'annoncer une première levée de fonds de 20 millions d'euros. Le financement provient des partenaires historiques d'Energy Observer tels que les groupes Accor et Thélem Assurances et de nouveaux acteurs industriels comme le groupe Monnoyeur. Celui-ci s'est impliqué début septembre dans le projet au travers de sa filiale Eneria, spécialiste dans la conception, l'installation et la maintenance de solutions de production d'énergie clé en main. Eneria apporte à EODev son savoir-faire dans l'industrialisation, le déploiement et la gestion du service après-vente d'un générateur électro-hydrogène nommé GEH2.
Technologies sur l'ensemble de la chaîne énergétique
« Cette levée de fonds va permettre d'accélérer l'industrialisation et la commercialisation de solutions énergétiques durables, accessibles et qui répondent directement à la demande pour une utilisation de l'hydrogène efficace avec une empreinte environnementale faible » précise le navigateur Jérémie Lagarrigue, directeur général d'EODev. La startup (10 millions d'euros de CA en 2020), qui prévoit une centaine d'embauches d'ici à 2024, affiche en parallèle son objectif de contribuer à la transition énergétique alors que le plan de relance du gouvernement vient d'allouer à la filière hydrogène une enveloppe de 7 milliards d'euros sur 10 ans, 2 milliards en 2021 et 2022.