Cédric O  : "Le numérique ne peut pas être réservé à une aristocratie" (1/2)

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Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O.
Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O. (Crédits : DR)
ENTRETIEN EXCLUSIF, PARTIE 1. Le secrétaire d'État au Numérique, Cédric O, dévoile à La Tribune ses chantiers pour 2020, à commencer par la réduction de la fracture numérique alors que 13 millions de Français restent sur le carreau de la révolution numérique. L'ancien conseiller d'Emmanuel Macron à l'Élysée précise également sa pensée sur le déploiement de la reconnaissance faciale et sur la controversée loi Avia contre la haine en ligne.

LA TRIBUNE - Emmanuel Macron a promis la dématérialisation de 100% des démarches administratives à l'horizon 2022. Mais 13 millions de Français, soit 20% de la population, sont toujours éloignés du numérique et ce chiffre ne baisse pas. Pourrez-vous tenir cette promesse ?

CÉDRIC O - La fracture numérique est un problème global, pas uniquement français. Cette proportion de 20% de la population est similaire dans les autres pays occidentaux car la révolution numérique vient toujours ajouter d'autres fractures aux fractures existantes, et laisse certaines personnes de côté.

Depuis plusieurs années, certaines administrations ont pu être tentées de dématérialiser les démarches administratives "à marche forcée". Cette approche n'est pas la bonne et nous souhaitons surtout mettre l'accent sur l'accessibilité et la simplicité des démarches. L'objectif est de permettre à chaque Français, même les plus éloignés du numérique, de bénéficier de la même qualité de service.

Dans un monde de plus en plus digital, la capacité à embarquer l'ensemble des citoyens est décisive si on veut continuer à faire société. Il ne faut pas oublier que certains Français ne seront jamais capables de faire leurs démarches administratives sur Internet, à cause de leur âge, de leur parcours de vie ou d'un handicap. Certains ne savent pas allumer un ordinateur, d'autres savent communiquer via WhatsApp ou Messenger mais pas remplir un formulaire en ligne. Les inaptitudes au numérique sont très diverses et on ne peut pas les ignorer.

Comment réduire la fracture alors ?

Il faut repenser le parcours de la dématérialisation. Cela commence par former au numérique tous ceux qui peuvent l'être, et qui représentent au moins la moitié de ces 13 millions de Français. Pour l'autre moitié, il faut absolument garder les services publics par téléphone et faire en sorte qu'il y ait des structures d'aide sur l'ensemble du territoire, pour que d'autres réalisent les démarches à leur place.

Les 2.000 "maisons France Services" prévues d'ici à 2022, soit une par canton, apporteront ce maillage territorial. Il s'agit d'un guichet unique de services (CAF, assurance maladie, assurance vieillesse, La Poste, Pôle Emploi, Mutualité sociale agricole...) qui fait l'objet d'un investissement de 200 millions d'euros. Il faut aussi réorganiser les 5.000 lieux existants de médiation numérique.

Enfin, la réduction de la fracture numérique passe par la simplification des démarches. Cela n'est pas sans lien avec l'effort que nous portons sur le "dites-nous le une fois". Il arrive souvent qu'une administration demande un document -carte d'identité, avis d'imposition, carte Vitale...-qu'une autre administration possède déjà. Non seulement c'est absurde, mais chacune de ces demandes est une barrière pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec l'informatique. Il faut donc jouer sur tous les leviers : la présence physique, l'assistance par téléphone, la simplicité d'utilisation, la formation de ceux qui peuvent l'être.

Vous avez annoncé à Bayonne la semaine dernière l'extension du Pass Numérique, le lancement d'Aidants Connect, et à Lyon cette semaine une initiative contre l'illectronisme. Quelle est la cohérence globale ?

Le Pass Numérique est le dispositif de chèques-formation sur lequel nous nous appuyons pour financer des formations au numérique pour tous et sur tout le territoire. Nous sommes déjà en train de le déployer dans 47 collectivités, avec un investissement qui passe de 10 à 30 millions d'euros, afin de couvrir l'ensemble du territoire. Il est par ailleurs nécessaire d'outiller les aidants, qui doivent aujourd'hui trop souvent recourir au système D. C'est pourquoi nous avons lancé l'expérimentation d'un nouveau service public numérique « Aidants Connect » pour leur permettre de réaliser des démarches administratives en ligne pour le compte d'une personne qui ne peut les faire seule.

Ces différentes initiatives sont les pièces d'un même puzzle. L'Etat met en place depuis un an et demi une véritable politique publique d'inclusion numérique. C'est ce qui a motivé la création de la Mission Société Numérique, qui coordonne l'action. Résorber la fracture numérique nécessite une alliance entre tous les acteurs : l'Etat, les collectivités locales, les entreprises et les associations de terrain. Il faut la construire et c'est toute la difficulté car bien qu'il existe 5.000 structures de médiation numérique, aucune n'est opérée par l'Etat. Chacune dispose de sa méthodologie et d'un savoir-faire disparate. La mise en place d'une politique qui crée les synergies est donc indispensable. Mais cela prend du temps.

Notre logique est celle de l'Etat-plateforme qui structure, coordonne et finance les acteurs existants, et qui créée les ponts qui manquent. Tout le monde doit savoir qui fait quoi, qui est où, monter en compétence avec des objectifs communs. Ce travail est en cours d'achèvement. L'objectif est de toucher entre 6 et 7 millions de personnes, soit la moitié des 13 millions de personnes isolées du numérique.

Que faire pour démocratiser l'accès aux métiers du numérique à toutes les catégories de la population ? Le paradoxe actuel est que de nombreux emplois restent non pourvus alors que les études montrent une sous-représentation des femmes et de la diversité sociale et culturelle dans ces métiers d'avenir...

Nous devons former et reformer plus de personnes, c'est indispensable. On estime qu'il manque 80.000 emplois actuellement dans les métiers du numérique, 200.000 à l'horizon 2022, et 900.000 au niveau européen. La reformation des personnes dont les métiers sont impactés ou menacés à cause du numérique est au cœur du Pacte productif porté par Bruno Le Maire. La crise des talents est le premier goulot d'étranglement à la croissance des startups, et aussi un grand défi pour la transformation des grandes entreprises.

Le deuxième problème, et c'est un enjeu majeur pour la French Tech, est la nécessité d'attirer davantage de talents de l'étranger. Les écosystèmes d'innovation qui s'imposeront sont ceux qui attireront les meilleurs talents du monde entier. La force de la Silicon Valley ou de Londres, c'est leur attractivité. C'est pour cela que nous avons inventé le French Tech Visa, élargi en début d'année, ou que nous avons ouvert les BSPCE [bons de souscription de parts de créateur d'entreprise, ndlr] aux entrepreneurs étrangers. Notre volonté est de faire de Paris la première place de talents dans la tech au niveau européen.

Enfin, il y a un très gros problème de diversité de l'écosystème. La French Tech est trop refermée sur elle-même. Le profil type est trop souvent un homme blanc francilien de 40 ans qui sort de HEC ou de Polytechnique. Cela pose un double problème de performance et de soutenabilité. De performance car toutes les études montrent que les écosystèmes les plus divers enregistrent de meilleures performances économiques. De soutenabilité car la tech ne peut pas être réservée à une aristocratie. Une partie de la colère ou du ressentiment que la tech a pu faire émerger dans l'opinion ces dernières années, vient de ce sentiment d'inaccessibilité.

Il existe de nombreuses micro-initiatives mais elles restent sans impact global puisque le plafond de verre pour les femmes et la diversité sociale et culturelle reste tout aussi fort voire s'amplifie depuis 10 ans. Que peut faire la puissance publique ?

Il n'y a pas de solution magique qui fait que du jour au lendemain, la part de femmes dans les métiers de la tech va doubler, mais l'exemple allemand montre qu'une action constante sur le long terme peut réellement faire bouger les lignes.

Le premier élément central est l'éducation. Avec Jean-Michel Blanquer, nous agissons sur la sensibilisation des professeurs à tous les niveaux, notamment avec la généralisation des cours de Sciences numériques et technologie en seconde.

Le deuxième levier est de faire en sorte que des petites filles et garçons se projettent dans des role models féminins. Des initiatives comme Sista, portée par un collectif de femmes entrepreneures, peuvent faire bouger les lignes. Parfois, il faut de la coercition, comme on l'a fait pour que les femmes soient mieux représentées dans les conseils d'administration. Mais sur un sujet aussi complexe, il faut travailler sur l'ensemble de la chaîne : les parents, la sensibilisation des professeurs, la formation tout au long de la vie, inciter les entreprises.

Quid de la diversité sociale et culturelle ?

La promotion de la diversité est le premier budget de la Mission French Tech. Nous investissons 15 millions d'euros sur 2020-2021 dans le programme French Tech Tremplin, qui vise à donner à des personnes socialement défavorisées les armes de l'entrepreneur d'aujourd'hui, c'est-à-dire les choses qui s'apprennent en dehors de l'école comme le réseau et les codes sociaux. Je sens une vraie réceptivité de la part des entreprises de la French Tech et des grands groupes, qui sont souvent soucieuses de leur impact sociétal.

Les startups françaises ont levé en 2019 un record de 5 milliards d'euros et 2020 commence en fanfare avec déjà 1 milliard d'euros levés dont quatre méga-levées de plus de 100 million d'euros, soit autant que toute l'année dernière. Le verrou du financement est-il en train de sauter ?

Je pense que les choses progressent mais nous sommes encore très loin de la cible en terme de financement et de croissance de l'écosystème. Nous avons levé 5 milliards d'euros l'an dernier mais les Allemands sont à 6 milliards, les Israéliens sont à 8,5 milliards, les Anglais sont à 11 milliards et les Américains sont à 100 milliards. Cela remet les choses à leur place et révèle l'ampleur du chemin à parcourir, ne serait-ce que pour devenir premier au niveau européen. Donc il ne faut pas relâcher les efforts.

Nous avons besoin de champions de la tech car ces entreprises tireront la croissance de demain, les emplois et créeront la souveraineté européenne de l'Europe.

Aujourd'hui, une trentaine de startups françaises sont valorisées entre 500 millions et 1 milliard d'euros, donc 25 licornes d'ici 2025 est un objectif largement atteignable. Parmi elles, certaines se feront racheter, d'autres mourront probablement et certaines seront des champions européens. Mais nous devons aller au-delà des licornes. Nous avons surtout besoin d'entreprises qui valent 15 à 20 milliards d'euros, des leaders au niveau international. Il y a environ 500 licornes dans le monde mais la plupart sont chinoises ou américaines, c'est un vrai problème.

La proposition de loi visant à lutter contre les propos haineux, dite "loi Avia", doit repasser devant l'Assemblée nationale en mars suite à l'échec de la commission mixte paritaire en janvier. Un des points de friction est l'obligation pour les plateformes de retirer en 24 heures les contenus "manifestement illicites", qui fait craindre des entraves à la liberté d'expression pour ses opposants. Qu'en pensez-vous ?

Je veux tout d'abord rappeler que nous avons collectivement une obligation de résultat. La problématique de la haine en ligne est, en effet, devenue une question de santé publique. Tout le monde connaît aujourd'hui dans son entourage quelqu'un qui a été victime d'insultes, de menaces de mort en ligne... sans que rien ne se passe, ou presque.

Il me semble que la façon dont nous avons écrit et fait évoluer la loi Avia permet de tenir la ligne de crête entre la protection des citoyens et la défense de la liberté d'expression. Je n'ai pas d'inquiétude particulière me conduisant à penser qu'il y aurait potentiellement un sur-retrait de la part des plateformes pour éviter des sanctions. Tout le monde n'est, du reste, pas opposé à cette loi : les associations de défense de victimes l'ont unanimement soutenue. La loi sera jugée à l'épreuve des faits. Si nous devons faire évoluer le dispositif ultérieurement, notamment lorsque nous aurons un cadre européen, nous le ferons.

Vous vous êtes déclaré favorable aux expérimentations sur la reconnaissance faciale, notamment couplées à de la vidéosurveillance. Pourtant, la Cnil et de nombreux acteurs de la société civile pointent du doigt l'absence de cadre légal sur les usages de cette technologie. N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

Je n'ai rien dis de plus que ce que dit la Cnil sur le sujet : je suis favorable aux expérimentations afin d'ouvrir un débat public, lequel devra permettre de préciser l'équilibre souhaité par les Français entre les opportunités évidentes offertes par la reconnaissance faciale, et les préoccupations liées aux libertés publiques.

Il reste encore beaucoup de questions quant à l'efficacité mais aussi aux problèmes posés par cette technologie. C'est pour cela que nous avons besoin d'expérimenter. Je souhaite que cela se fasse selon des protocoles publics, sous la supervision de la société civile et de la recherche. C'est la condition pour avoir un débat rationnel. Une fois que le débat aura eu lieu, alors le gouvernement pourra prendre des décisions. Un bon nombre de collectivités territoriales ont déjà manifesté leur intérêt. Quoi qu'il en soit, il est certain que nous n'irons jamais vers un modèle chinois (ndlr : de surveillance généralisée). Une fois de plus, nous devons débattre sereinement des usages permis et de leur encadrement, tout en essayant de parer à l'irrationalité totale dans la manière dont une partie du débat public se profile.

Vous déclariez fin décembre "ne pas être certain" que l'application Alicem (pour Authentification en ligne certifiée sur mobile), qui recourt à la reconnaissance faciale, soit un jour déployée. Qu'en est-il ?

Notre objectif est de déployer une identité numérique de niveau élevé à compter de juin 2021, avec l'arrivée des nouvelles pièces d'identité. Cette solution aura-t-elle le nom d'Alicem, et l'interface et les fonctionnalités techniques seront-elles les mêmes ? La question n'a pas été tranchée. A minima, nous devrons permettre un enrôlement physique lors de la création de l'identité.

| Retrouvez la deuxième partie de l'interview : "Nous devons réguler les géants du Net comme nous avons régulé les banques" (2/2)

Propos recueillis par Sylvain Rolland et Anaïs Cherif

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Commentaires
a écrit le 23/02/2020 à 11:21 :
La situation est plus grave que ça :
Pourquoi les gens ne se connectent pas ?
1) dépression sociale importante( bien plus que c’est mentionné dans les médias )
2) les gens arrêtent de se soigner , d’aller demander leurs droits sociaux , laissent faire les choses ...lassitude...
3) le manque de ressource ou la dépression empêchent l’action
4) dans leur tête le manque de sécurité et d’équilibre et forcément de confiance en tout...
5) le paradoxe impitoyable c’est une société qui avance trop vite ( vraiment vite )et des gens qui tombent dans l’abime sans réussir à trouver un minimum d’équilibre


Normal que le chiffre ne baisse pas n’est ce pas ?

Le renforcement , les restrictions des lois sociales , l’envahissement par des nouveaux arrivants ont renforcé ces phénomènes mais ces phénomènes sont nécessaires à la survie du système capitaliste en place et mondiale

Forcément des gens sont sacrifiés et le C A du numérique se limitera aux gens qui ont les moyens d’acheter cette technologie .

Avec le temps je pense que ce chiffre ne baissera pas mais va augmenter.
a écrit le 19/02/2020 à 16:30 :
de smartphone, n'en ai pas l'utilité, et ne veux pas payer tous les frais qui vont avec. Internet sur PC me suffit amplement
a écrit le 19/02/2020 à 13:23 :
" Quoi qu'il en soit, il est certain que nous n'irons jamais vers un modèle chinois (ndlr : de surveillance généralisée)" : on parie que si (c'est déjà en cours) ?!!
a écrit le 18/02/2020 à 18:29 :
Politiser une telle question me semble inutile. (pour le moins). Y-a-t-il un manque de smartphones dans nos banlieues?
a écrit le 18/02/2020 à 14:44 :
Il me semble que c'est la première fois que l'on va obliger les gens à avoir un outil dont beaucoup ne peuvent pas ou ne veulent pas pour divers raisons.D’ici qu'on colle une amende à ceux qui n'ont pas internet y'a pas des kilomètres.
a écrit le 18/02/2020 à 14:40 :
"alors que 13 millions de Français restent sur le carreau de la révolution numérique".

Pas de pitié :

Geneviève a 89 ans. Comme tout bon contribuable, elle paye rubis sur l’ongle ses impôts. Elle n’a pas le choix. Malheureusement pour elle, Geneviève ne sait pas bien se servir d’un ordinateur. Elle est donc allée au guichet du fisc, pour régler le montant de ses impôts. L’agent administratif accepte le paiement, mais quelques semaines plus tard Geneviève reçoit une amende de 15 euros!

« J’ai fait comme d’habitude pour mon dernier tiers d’impôt sur le revenu, j’ai payé par chèque. En temps et en heure. Je ne sais pas ce que c’est le télépaiement », a-t-elle expliqué.Cette histoire ahurissante, relatée par le journal La Provence, démontre toute l’aberration de l’obligation de « télédéclaration » de l’impôt sur le revenu.
Réponse de le 19/02/2020 à 13:21 :
Et encore, qu'elle ne se plaigne pas ! Bientôt elle n'aura carrément plus le droit de le faire (et en plus elle se prendra une vraie amende de 10% de ses impôts !) et dans quelques années ça sera la taule directe !
a écrit le 18/02/2020 à 14:36 :
"Cela commence par former au numérique tous ceux qui peuvent l'être, et qui représentent au moins la moitié de ces 13 millions de Français".

C'est vrai quoi, eux aussi doivent avoir leur données sur des serveurs US ,y'a pas de raison.
a écrit le 18/02/2020 à 13:07 :
J'ose à peine rappeler au monde actuel, aux jeunes d'abord, qu'il y a une connexion intérieure sûre (à choisir telle, littéralement...!), qui peut servir de manière interdimensionnelle en soi (en dehors de tout spiritisme ou aspect prétendu "religieux"), dès lors que l'on ressent avoir besoin d'aide pour tout choix à faire. ___C'est comprendre que l'aide "angélique" intérieure n'est pas réservée qu'aux très intuitifs "croyants" (en soi) et créatifs inuits, grands ingénieux en milieux extrêmes prétendus vides, où tout s'apprend par l'intuition choisie !
a écrit le 18/02/2020 à 12:33 :
Il me paraît assez évident que c'est le coût d'une connexion au web qui est discriminatoire pour un jeune qui n'a aucun revenu. Un accès de base devrait être gratuit, y compris à des tutoriels en ligne. La discrimination numérique ne s'effacera qu'à ce prix...! --- De même que pour les personnes âgées, complexifier en redondance l'identité numérique est une ineptie, quand ces personnes sont seules, n'ont aucun besoin d'un smartphone, ni même d'un mobile basique à clapet (si PC chez soi, mon cas), et qu'elles trouvent difficilement des abonnements minimalistes (l'internet peu utilisé) sans une certaine compétence sur le web !
La société française a trop tendance à tout complexifier d'abord, pour justifier des prix indécents, sans penser qu'elle est avant tout sur Terre pour servir, et non pas pour abuser de tout partout !§!
Ainsi, me connectant peu en vidéo, pour trouver une solution 4G qui me coûte trois fois moins cher qu'un abonnement web, avec une clef 4G USB connectable au P.C., j'ai dû faire plus d'une recherche pour trouver, sans toujours comprendre le nouveau jargon technique employé dans la branche des télécoms...!
a écrit le 18/02/2020 à 11:00 :
J'observe que le numérique devient la nouvelle religion du moment, pas de progrès sans et parfois il génère son propre besoin, Non les réseaux sociaux ne sont pas indispensables comme nombre d'Appli. Il y à une quarantaine les systèmes complexes se réalisaient avec des règles à calcul et des tables traçantes, certes il apporte des outils et je dis bien des outils dans la conception, la gestion, etc. J'observe également une grande incohérence lorsqu'il s'agit de surveiller une population alors même que les frontières sont grandes ouvertes.. Bon un petit orage solaire pour tester tout ce bazar.
a écrit le 18/02/2020 à 10:10 :
Comme si ce n'était des formations réservés a une aristocratie scolastique.

Comme j'ai passé plus de 20 ans en relation avec le nord de l'europe, j'ai bien compris que le retard qu'il y avait en France par la suite n'a pas permit la formation par exemple sur le codage, qui était accessible partout pour ceux qui souhaitaient le faire dans ces pays.

J'ai vus comment toutes ces formations ici on été complexifiés par choix, mais surtout pour permettre aux bourgeois et aux aristocrates d'avoir un temps d'avance.

Comme le cinéma avec les VO a Paris et les VF en banlieue.

Faire croire que le système classe race ne serait pas dépend d'ou l'on regarde.

Spécialiste a un moment mondial dans le mobile et les technologies sans fils, qu'au départ ils ne sont pas la (les bourgeois) car il faut construire et développer dans le monde (problème de monoculturalisme) puis une fois que l'argent arrive, ils toucherons trois a cinq fois le salaires de ceux qui ont fait le taff!!

Mais comme il s'agit d'une technologie anglo saxonne du learning by doing, vous êtes foutu de toutes les façons les bourgeois et les aristocrates, la techno révèlera les bons !

Saches si tu viens de banlieue que tu feras le taff, mais c'est pas toi qui touche l'oseille, donc un fois dans le monde monde, tu comprendras mieux l'enjeu et surtout le chemin que tu dois faire.
Réponse de le 18/02/2020 à 10:31 :
pour apprendre a coder, vous avez des tutoriels en ligne, les compilateurs sont gratuits tres souvent
y compris pour les pseudos bytes codes
pour l'AI, les frameworks sont dispos ( y en a plusieurs), suffit de savoir un peu coder et d'avoir le niveau en maths
le pb, c'est que la gauche francaise est contre le fait que les gens s'emancipent, ils perdent leur electorat, et c'est contraire aux ecrits de Lenine.........
d'ailleurs si le gouvernement hollande a interdit l'allemand le russe le grec et tout ce qui est elitiste pour ne pas stigmatisert son electorat, c'est bien pour atteindre son objectif de nivellement par le bas qui maintien les gens sous cape ( oui, parce que ceux qui ont un peu d'argent paient des cours particuliers pour que leurs enfants sachent compter et parlent allemand..........)
votre rethorique me fait hurler de rire, tellement elle est proche de ces syndicalistes d'ultra paleo gauche qui coulent des boites sciemment pour expliquer quand les gens se retrouvent au chomage qu'ils sont au chomage a cause du grand capital.... Lenine a des enfants zeles, souhaitons donc que la france finisse comme la roumanie de ceaucescu, ca vaut pas plus
a écrit le 18/02/2020 à 8:50 :
ET il faut la paix dans le monde et que tous les gens s'aiment et soient heureux, n'importe quoi, heureusement que vous ne l'avez pas fait payant celui-là hein...

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