Twitter : 5 questions pour comprendre l'OPA historique d'Elon Musk
François Manens
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DADO RUVIC
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En moins de trois semaines, le milliardaire Elon Musk a fait plier Twitter. Le conseil d'administration de l'entreprise a fini par accepter son offre de rachat à 54,20 dollars l'action, qui valorise le réseau social à plus de 44 milliards de dollars, alors qu'il s'était montré récalcitrant d'abord.
Historique, l'OPA éclair menée par l'homme le plus riche du monde vient de créer un précédent sans égal dans le milieu de la tech. La Tribune revient sur les 5 grandes questions au cœur de l'affaire.
La brutalité de l'offensive d'Elon Musk sur Twitter relève du jamais vu. En 21 jours, Elon Musk est passé de simple utilisateur - certes, très influent et critique - à futur propriétaire de l'intégralité du réseau social.
L'autorité financière américaine, la SEC, rend publique la participation d'Elon Musk dans Twitter. Le milliardaire a conclu l'achat de 9,2% des actions pour 2,9 milliards de dollars, ce qui fait de lui le premier actionnaire du réseau social. Dans sa déclaration à la SEC, le propriétaire de Tesla se présente comme un actionnaire passif, c'est-à-dire un actionnaire qui se contente de voter des résolutions et de recevoir les dividendes, sans s'immiscer dans la vie de l'entreprise.
Pourtant, il publie dans la foulée une série de tweets critiques contre Twitter, puis il demande l'avis de ses plus de 80 millions d'abonnés sur la création d'un bouton "modifier". Le réseau social a refusé pendant des années de considérer cette fonctionnalité très demandée par les utilisateurs.
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Dès le lendemain de l'annonce de l'entrée de Musk au capital, Twitter annonce qu'Elon Musk siégera au conseil d'administration de l'entreprise. Les engagements du milliardaire auprès de la SEC sont déjà balayés puisqu'il s'affirme comme actionnaire activiste, amené à peser dans les décisions de la société. Mais le siège ne vient pas sans contrainte : en l'acceptant, Musk s'engage à ne pas prendre plus de 14,9% des parts de l'entreprise dans les 90 jours suivants. En parallèle, Twitter annonce qu'il développe "depuis un an" la fonctionnalité "modifier" tant demandée.
François Manens