Le mariage Deutche Börse/LSE serait mis en danger par un Brexit

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Le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne aura lieu le 23 juin.
Le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne aura lieu le 23 juin. (Crédits : REUTERS/Toby Melville)
Les deux opérateurs boursiers allemand et britannique, qui envisagent une fusion, s'en inquiètent. Ils ont créé un comité commun chargé d'étudier les implications du vote par les électeurs du Royaume-Uni sur la présence du pays au sein à l'Union européenne.

Deutsche Börse et London Stock Exchange (LSE) s'inquiètent quant à l'éventualité d'un Brexit. Les opérateurs boursiers allemand et britannique, en discussion en vue d'une possible fusion, ont reconnu vendredi 26 février qu'une sortie du Royaume-Uni de l'UE faisait peser "un risque" sur l'opération. En ce cas, le projet serait "en danger", affirment les deux fiancés dans un communiqué.

"Un comité commun a été créé pour étudier les implications du vote par les électeurs du Royaume-Uni" sur la présence du pays au sein à l'Union européenne, font savoir les deux groupes.

Le LSE et Deutsche Börse ont entamé des discussions avec les autorités financières britannique et allemande, ainsi qu'avec les gouvernements du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie et de France, précisent-ils.

Une "fusion entre égaux"

En cas de feu vert des autorités et d'un accord entre les deux entreprises, le nouveau groupe sera domicilié à Londres et chapeauté par une nouvelle maison mère britannique, en vue de réaliser une "fusion entre égaux", ajoute le communiqué de vendredi. La nouvelle entitée serait dotée "d'un directoire unitaire avec une égale représentation du groupe LSE et Deutsche Börse", détaillent les deux groupes.

Dans le détail, l'Allemand Carsten Kengeter, actuel PDG de Deutsche Börse, est appelé à devenir le patron de cette nouvelle structure. Le directeur financier du LSE, David Warren, assurera cette fonction au sein du groupe fusionné. L'actuel patron du LSE, le Français Xavier Rolet, va quant à lui démissionner de ses fonctions en cas de succès de ce mariage, est-il encore ajouté.

Le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne aura lieu le 23 juin.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/02/2016 à 16:58 :
Je ne vois pas en quoi un possible Brexit est un problème puisque NYSE a fusionné avec Euronext.
Cordialement
a écrit le 26/02/2016 à 16:53 :
Pas de souci, nos élites ont appelé les renforts pour faire passer le oui : par exemple, Goldman Sachs fait un don très généreux (de l'ordre de plus d'un milliard d'€ il me semble) aux partisans du maintien pour leurs actions de pub. Et il sera probablement suivi par d'autres. Le lobby bancaire (la City) et les grands journaux (dans les mains majoritairement du clan du maintien) vont faire une propagande intensive dans ce sens, en menaçant le citoyen anglais de l'Apocalypse s'il vote non. On voit en filigrane quels intérêts (US) se démènent pour que le British Yes passe. Quand "on" nous disait qu'il fallait construire l'Europe pour pouvoir s'opposer à l'oncle Sam...
a écrit le 26/02/2016 à 13:45 :
Bouf ... la bourse de Paris est déjà en Angleterre !
a écrit le 26/02/2016 à 13:43 :
Si la valorisation des entreprises anglaises venait à baisser du fait du brexit, il est certain que les parités de fusion seraient changées. Toutefois les spécialistes de ce type d'opération savent déporter à un an une de ces mesures faisant qu'à ce terme un éventuel écart soit comblé par l'un ou l'autre. Une évaluation de la situation est toujours nécessaire mais rien ne met en danger la fusion que les acteurs veulent faire. L'emploi de ce catastrophisme sans fondement est donc uniquement politique.
a écrit le 26/02/2016 à 12:37 :
Tout ça parce qu'ils ne pourront pas compter sur le parapluie de Bruxelles!?Et le lobbyisme qui va de concert!

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