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Michel Cabirol | 18/09/2012, 19:09 - 479 mots
Place à l'autonomie au sein d'Airbus. Après la révolution lancée par Tom Enders dans le groupe EADS à tous les étages, le nouveau PDG d'Airbus, Fabrice Brégier, se devait lui aussi initier du changement au sein de l'avionneur européen. Dans le cadre du projet "Vision 2020" du groupe européen initié par l'ancien président Louis Gallois, il a lancé une nouvelle organisation qu'il souhaite "plus efficace" avec la mise en place en janvier 2013 "une structure plus souple pour stimuler l'esprit d'entreprise", selon un communiqué publié ce mardi.
"Cette nouvelle organisation a pour but d'améliorer les performances globales d'Airbus en réduisant les niveaux hiérarchiques, offrant ainsi à l'entreprise plus de flexibilité et une plus grande capacité à prendre et appliquer des décisions rapidement. Un esprit d'entreprise plus affirmé est mis en avant au niveau des usines, en particulier sur les livraisons en termes de délai, de qualité et de coûts", précise Airbus. Clairement, les directeurs d'usines reprennent le pouvoir pour gérer localement et avec beaucoup plus de souplesse la production d'Airbus. Ainsi "de nouvelles méthodes de travail sont définies, renforçant l'autonomie des équipes multifonctions sur les sites Airbus où les fonctions engineering, achats opérations et qualité sont intégrées au niveau usine. Pour plus de simplicité, toutes les équipes d'engineering seront placées sous la même direction", fait valoir Airbus.
Fabrice Brégier : "Je veux des meneurs d'hommes"
Pourquoi ce changement à 180 degrés? "Il y a cinq ans, pour remédier aux déboires de l'organisation industrielle de l'A380, Tom Enders et Fabrice Brégier ont centralisé un très grand nombre de fonctions (engineering, achats, qualité, outillage) afin de remettre d'équerre Airbus, explique un porte-parole d'Airbus. Il fallait passer par cette étape de centralisation". C'est désormais chose faite. "Il est grand temps de redonner de la souplesse au système", précise-t-il. Et de mettre au centre du jeu les directeurs de programmes et les directeurs d'usines qui, durant ces cinq dernières années ont été en grande partie renouvelés. Et Fabrice Brégier a expliqué en interne qu'il avait "des bons managers" mais qu'il avait "besoin de meneurs d'hommes" pour cette réorganisation. Les directeurs de programmes et d'usines seront "les deux piliers de cette réorganisation".
"Cette nouvelle organisation nous permettra de renforcer notre place de leader", a estimé Fabrice Brégier, cité dans le communiqué. "Nous sommes maintenant prêts à donner plus d'autonomie et un pouvoir de décision immédiat à nos équipes locales, de manière à en finir avec la bureaucratie et à réduire les niveaux hiérarchiques. Encourager la flexibilité, l'efficacité et la rapidité d'exécution et satisfaire les exigences très élevées de nos clients, là est notre moteur. Cette nouvelle organisation a tout ce qu'il faut pour monter encore d'un cran notre excellence". Par exemple, les directeurs d'usines ne seront plus obligés de passer par les achats pour commander certaines fournitures. Ils pourront demander directement à des fournisseurs. Leur gestion sera renforcée par la création d'une fonction "achat" au sein de l'usine.
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EADS, nouvelle agence d'import-export ? a écrit le 20/09/2012 à 01:40 :
Les Achats sont une fonction cruciale pour la rentabilité, l?autonomie et l?orientation d'une entreprise. EADS n?est pas une simple société de capitaux. La nouvelle liberté que réclament les responsables EADS signifie-t-elle une optimisation des procédures internes ou une accélération des transferts de technologie, des délocalisations et des achats directs chez Boeing, même voilés à travers Spirit, ou chez d'autres concurrents? Par ailleurs, tout comme BAE et Lockheed sont déjà associés dans des programmes sensibles du Pentagone, Boeing et Lockheed aussi peuvent s'associer dans d'autres programmes, ayant ensemble une taille nettement supérieure à EADS-BAE, et forcément des prix imbattables que nos nouveaux acheteurs devront choisir. Alors que les pressions des lobbies investisseurs et d?intérêts géopolitiques divers augmentent, nos gouvernants semblent bien fatigués par la crise de la dette et ne s'aperçoivent pas de l'importance de tels enjeux et décisions, notamment en termes de perte de maîtrise technologique, d'activité, d'autonomie financière, de revenus pour le budget public, d'emploi, de confidentialité. Il ne s?agit pas de remettre en cause la bonne volonté de la direction d?Airbus, mais il faut avouer que les dernières décisions semblent plutôt relever d?influences extérieures ou de la dispersion que de la cohésion.
Sur la voie de Suez ? a écrit le 20/09/2012 à 00:04 :
Si nos industriels et les Etats se désengagent, EADS suivra fort probablement le chemin de Suez, avec une capitalisation boursière et une fuite des capitaux vers Londres. Quel cas fait-on des efforts de travail de nos ingénieurs et employés, des cotisations de nos concitoyens pendant plusieurs décennies, càd les efforts des véritables contributeurs à l'édification d'EADS ? Surtout, cela signifie une perte de revenus très importante pour le budget des Etats, puisque les dividendes seront versés au marché. Ceci juste au moment où d'aucuns s'alarment de l'incapacité des Etats à financer leurs armées : dixit le général suédois Hakan Syren président du Comité militaire de l'UE, favorable à une fusion EADS-BAE : "De nombreux pays de l'Union européenne ne pourront plus financer d'ici quelques années des secteurs essentiels de leurs forces armées, en particulier l'armée de l'air".
Jo a écrit le 19/09/2012 à 18:53 depuis un Iphone :
Oui mais il a parle de flexibilite mot tres a la mode a la fin im y a plus de travail et moins de salaire
BG a écrit le 19/09/2012 à 15:31 :
Mr Bregier à toujours été en contact avec le terrain. cela se concrétise aujourd'hui et c'est tout à l'honneur d' AIRBUS de redonner le pouvoir aux réels acteurs .. après plusieurs années d'égarement.