Safran vise un chiffre d'affaires de plus de 21 milliards en 2020

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Safran va se développer essentiellement dans l'aéronautique et la défense et s'interroge sur la pertinence de rester dans la sécurité
Safran va se développer essentiellement dans l'aéronautique et la défense et s'interroge sur la pertinence de rester dans la sécurité (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
En 2020, le groupe d'aéronautique et de défense vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros (17,4 milliards d'euros en 2015).

En 2020, Safran vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros hors activités spatiales et éventuelle opération de croissance externe (17,4 milliards d'euros en 2015). Le groupe aéronautique et de défense, qui  organise lundi après-midi à Londres une journée sur sa stratégie (Capital Markets Day) pour les analystes financiers et les investisseurs, veut aussi atteindre en 2020 une marge opérationnelle courante ajustée supérieure à 15% et un cashflow libre en très forte amélioration par rapport à 2015.

Transition CFM-LEAP

La période 2016-2020 sera en particulier marquée par plusieurs tendances très fortes pour Safran, notamment avec la transition de son principal produit et vache à lait (19,7% de marge opérationnelle en 2015), le CFM56 (1.612 moteurs livrés en 2015), qui va laisser sa place au LEAP. "Les effets sur la marge série se manifestent entre 2016 et 2020, en maintenant une marge globale de la Propulsion supérieure à 15% notamment grâce au dynamisme des services pour moteurs civils", a estimé Safran dans un communiqué. En outre, son directeur général, Philippe Petitcolin, prévoit une amélioration d'environ un point par an des performances opérationnelles des trois branches Equipements (466 millions d'euros de résultat opérationnel courant en 2015, soit 9,4% de marge), Défense (64 millions, 5,1% de marge) et Sécurité (151 millions, 8% de marge).

Safran envisage le maintien pendant cette période de transition d'une marge du groupe (résultat opérationnel courant ajusté rapporté au chiffre d'affaires ajusté) en ligne avec le record atteint en 2015 (2,4 milliards d'euros). Enfin, le cash flow libre représentera en moyenne sur la période 50% du résultat opérationnel courant ajusté.

"Ces tendances s'inscrivent dans la continuité des ambitions affichées en 2013, reflet d'un modèle économique prévisible et solide, accompagné d'une qualité d'exécution qui est la priorité du management".

Safran se développe dans l'aéronautique et la défense

Pour Philippe Petitcolin, la stratégie et le développement de Safran passe avant tout par les marchés de l'aéronautique et de la défense. Le partenariat CFM est d'ailleurs "le coeur de la croissance des activités de la propulsion civile dans les prochaines décennies", a estimé le groupe. En dehors du champ du moteur CFM, des opportunités de coopération ciblées pourront être examinées (hélicoptères, moteurs militaires, aviation d'affaires et régionale) pour compléter le développement de ces activités.

"Le renforcement organique des métiers actuels dans les équipements aéronautiques et intérêt pour de nouvelles fonctions si elles sont cohérentes avec l'identité de Safran et dans le strict respect des objectifs financiers du groupe", a expliqué Safran.

Pour Safran, la défense reste un domaine coeur de métier. Le groupe souhaite préserver son avance technologique dans ses métiers actuels. En revanche, le groupe continue de s'interroger sur la pertinence de rester dans les activités de la sécurité. Une revue des options est toujours "possible". La filiale Morpho de Safran, leader mondial de l'identification biométrique, des documents officiels, des cartes à puces et de l'identification automatisée par les empreintes, l'iris et le visage, emploie 8.600 salariés pour un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros, soit 10% des ventes de Safran.

Premier pas vers un désengagement partiel ou complet, la mise en vente des activités de détection, qui fabrique notamment des détecteurs d'explosifs pour les aéroports, et pour lesquelles le groupe a déjà reçu deux à trois marques d'intérêt. Rachetée à General Electric (GE), cette activité est essentiellement implantée aux Etats-Unis, et emploie environ 800 personnes, pour un chiffre d'affaires entre 300 et 400 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 14/03/2016 à 18:38 :
Que ce gros machin ne soit pas capable de faire un nouveau réacteur pour jet ( silvercreist )...
Peut être qu'il a atteint sa taille critique!!!
a écrit le 14/03/2016 à 13:24 :
Merci l’État !
a écrit le 14/03/2016 à 11:24 :
En français, revenus veut dire bénéfices.
En anglais, revenue veut dire chiffre d'affaires.
On cause dans quelle langue ?

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