Le SNPL dézingue la direction d'Air France : ça promet pour la reprise des négociations  !

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Entre la direction et les syndicats, les positions sont toujours aux antipodes, et les tensions, toujours aussi fortes.
Entre la direction et les syndicats, les positions sont toujours aux antipodes, et les tensions, toujours aussi fortes. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le 10 mars, soit cinq mois après la fin des négociations sur des mesures de productivité, les négociations entre les syndicats de pilotes et la direction vont reprendre. Les tensions ne sont pas apaisées. Dans un communiqué au vitriol, le SNPL a critiqué la direction et affirmé qu'il ne signerait pas son plan.

Cinq mois après l'échec des négociations sur des accords de productivité entre la direction d'Air France et les syndicats de pilotes (SNPL et SPAF), les négociations vont reprendre le 10 mars. Elles devraient comprendre d'ici à fin mars 5 séances (voire 7 si besoin) selon un courrier de la direction envoyé mi-février aux syndicats.

A priori, les parties ont donc visiblement réuni les conditions pour se remettre autour de la table des négociations. Ce qui laisserait augurer une issue prometteuse de ces négociations avec la signature d'un accord qui mettrait fin à ce conflit, lequel empoisonne la vie de la compagnie depuis plus de 18 mois.

Il n'en est rien. Entre la direction et les syndicats, les positions sont toujours aux antipodes, et les tensions, toujours aussi fortes.

Un ton très agressif

En témoigne un communiqué de presse au vitriol du SNPL Air France diffusé ce lundi. Son ton très agressif alourdit déjà l'ambiance des négociations et n'augure rien de bon sur leur issue. Certes, s'il est habituel d'aborder les négociations en montrant ses muscles, il l'est moins de le faire de cette manière avec des éléments dont certains sont contestables comme la critique de la couverture carburant avant la baisse des cours (la dégringolade était difficile à anticiper) qui n'a pas permis -comme toutes les compagnies- de profiter pleinement du prix marché.

Une pluie de critiques

Alors qu'Air France-KLM et Air France sont revenus largement dans le vert en 2015, le syndicat "conteste l'analyse restrictive et erronée" des résultats du groupe faite par Alexandre de Juniac, le Pdg d'Air France-KLM ; fait état de "choix stratégiques qui posent question" ; "s'inquiète de voir l'entreprise s'échiner à ramer à contre-courant" en "demandant des efforts aux salariés quand le groupe gagne de l'argent", mais aussi en "réduisant la voilure dans un marché en croissance de plus de 5%" et en "faisant la guerre aux pilotes quand toutes les compagnies majors peinent à recruter des pilotes expérimentés". Le SNPL déplore également "une stratégie de comptable" quand le désendettement l'emporte sur l'investissement et conseille à la direction de "sortir le nez de ses lignes de comptes" et de "regarder comment travaillent et investissent les concurrents".

L'allusion aux concurrents est plutôt curieuse dans la mesure où tous (British Airways, Iberia, Lufthansa, les compagnies américaines...) ont pris des mesures extrêmement fortes de baisses de coûts leur permettant aujourd'hui de croître.

Désendettement

Quant au désendettement, difficile de dire qu'il n'était pas nécessaire au cours des années précédentes, sauf à nier que le groupe était en difficulté. A ce propos, si la direction se réjouit d'avoir ramené sa dette de 6,5 milliards d'euros en 2012 à 4,3 milliards d'euros fin 2015 comme l'avait fixé le plan Transform (l'objectif était 4,5 milliards exactement), elle ne doit pas oublier que cette performance a été obtenue avec un an de retard par rapport au calendrier fixé et qu'elle n'a pas été réalisée par la seule génération de cash flow, comme elle l'espérait à l'époque, mais aussi par un certain nombre de cessions (dans Amadeus, slots à Londres) et par le succès d'une émission hybride (qui a permis de compenser l'impact de la grève des pilotes en 2014, selon la direction).

Rejet du plan de la direction

Au-delà de ces amabilités, le syndicat rejette le plan "de croissance soi-disant ambitieux" de la direction présenté le 15 janvier qui vise à augmenter les capacités en sièges kilomètres offerts de 2 à 3% par entre 2017 et 2020 en cas d'accord.

«L'avenir n'est pas et ne sera jamais ce plan », promet le SNPL, qui «ne fait que revenir en 2020 à la situation de 2014 ».

 Sur ce point, le syndicat a raison. La croissance annoncée par la direction se fonde sur l'année 2016, laquelle affiche une baisse de capacités de 2% à 3%.

En clair, le SNPL ne signera pas cet accord. Les bons résultats du groupe, qui vont encore s'améliorer en 2016, ne le justifient pas à leurs yeux.

Dialogue de sourds

Tous les ingrédients sont donc réunis pour un nouveau dialogue de sourds. Le SNPL exige un plan de croissance très agressif pour regagner des parts de marché (mais ne dit mot, ni sur le niveau de croissance souhaitée ni sur la quantité d'efforts qu'il serait prêt à accepter si ces demandes étaient suivies). En face, la direction, qui a toujours déclaré que «la croissance se méritait», conditionne une croissance (insuffisante pour les pilotes) à des efforts de productivité. C'est le serpent qui se mord la queue. Surtout si l'on tient compte d'une autre revendication des pilotes, qui ne figure pas cette fois dans le texte, concernant un coup de pouce de l'Etat. Les pilotes attendent un geste de l'Etat, mais le gouvernement attend aussi des efforts de la part des pilotes.

Préavis de grève

L'échéance prévue de la fin de ces nouvelles négociations coïncide avec l'expiration de l'accord de périmètre du groupe. Il est crucial pour les pilotes parce qu'il définit les équilibres d'activité avec les compagnies partenaires, notamment dans le cadre de coentreprise. Pour plusieurs syndicalistes, le SNPL cherche à durcir le ton pour renégocier et cherche à embarquer les autres syndicats des autres catégories de personnels. Lors du dernier conseil du SNPL, le bureau a fait voter une motion lui donnant la possibilité de déposer un préavis de grève.

Contactés, ni le président du SNPL ni son porte-parole n'ont été en mesure de nous répondre. La direction n'a pas souhaité faire de commentaire.

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Commentaires
a écrit le 25/02/2016 à 11:58 :
Que fait "dézingue" dans le titre ?! C'est laid comme expression et de plus elle a déjà été utilisée récemment avec l'article sur la présentation des résultats 2015 d'Airbus...
Réponse de le 10/03/2016 à 22:04 :
Mais oui Jean T., t'arrêtes pas de le dire . Je ne te l'ai pas dit quand tu m'en parlé mais moi j'aime bie,
a écrit le 24/02/2016 à 12:02 :
Le SNPL par sa communication outrancière habituelle est devenu le meilleur promoteur des partisans d'une sortie de l'Etat et d'une alliance avec une autre compagnie. Ce bureau SNPL Alpa est une véritable bénédiction pour les politiques. En effet, ces derniers ont officieusement tiré un trait sur AF. Ils/elles estiment que AF est le maillon faible des majors européennes sans réelle chance structurelle de revenir dans le peloton de tête. Par conséquent, il faut préparer l'opinion à une alliance avec un partenaire étranger après 2017 et la perte d'un autre "fleuron français".
D'ici là, rien de tel qu'une minorité de pilotes autistes qui cristallise toutes les haines...pour faire passer la pilule dans l'opinion...
Donc pour les politiques, il serait "rentable" que le SNPL poursuive dans cette voie et même qu'il fasse grève...
Je trouve savoureux de voir un syndicat qui se veut être le défenseur ultime du "fleuron national" être le meilleur ambassadeur de sa cession...
a écrit le 24/02/2016 à 2:42 :
Merci, à La Tribune vous êtes les meilleurs pour nous rapporter cette actualité Air France.
a écrit le 24/02/2016 à 0:18 :
C'est bau la grève. C'est beau l'uniforme d'un pilote. De loin c'est beau, mais de près ça ressemble à du tout pour ma gue...
On a connus d'anciens pilotes (CDB, OPL) mis à la porte d'une compagnie qui s'appelait Air Afrique, fusionnée avec UTA . En grève conte leur direction ils avaient juste oublié que le droit de grève n'existait pas dans la législation ivoirienne... Après licenciement (pour un soixantaine d'individus) et quelques années de galère, on a pu les voir revenir, tout guillerets, vers l'Aéromaritime (filiale UTA) qui recherchait des pilotes pour ses B737, B767 et B747. Trois ans d'activité pour Aéromaritime puis fusion AF/UT/IT et intégration des pilotes Aéromaritime dans l"effectif global. Peu de temps après, ces mêmes pilotes, encartés au SNPL, entamaient leur première grève; en terme technique on appelle ça le retour d'expérience. Mais ces "agents de conduite" avaient sans doute oubliées les grèves menées contre l'Aéromaritime par les conducteurs d'Air France, d'UTA et d'Air Inter...
Réponse de le 24/02/2016 à 7:17 :
Et donc ?
Qu'est ce que cet historique digne des dinausores apporte ?
a écrit le 23/02/2016 à 23:28 :
ces pilotes qui coulent la compagnie devraient plutôt concentrer leur énergie à améliorer leur aptitude au pilotage en toute sécurité . Un stage chez Ryanair pourrait recaler les gyros ... Le personnel au sol est méprisé par une caste où la suffisance tient lieu de compétence .
Réponse de le 23/02/2016 à 23:57 :
De nombreux pilotes d'air France viennent de Ryanair....

De nombreux pilotes d'air France viennent de son personnel au sol....

De nombreux pilotes de Ryanair aimeraient avoir un emploi stable chez air France plutôt qu'un contrat d'auto entrepreneur au service exclusif de Ryanair avec tout ce que cela comporte comme difficultés au quotidien dans l'exercice de leur profession.
a écrit le 23/02/2016 à 22:25 :
Cette comédie à assez duré ! que le comportement de cette caste de privilégiés déjà mieux payée de 25 à 30% pour 100 à 150 heures de vol de moins que leurs collègues de LUFHANSA ou de IAG ( British Airways + Iberia ) puisse mettre en danger une compagnie qui fut l'image de la France à l'ètranger m'est insupportable ! faut-il être d'un état d'esprit obtus pour ne pas voir que sans une énergique et rapide reprise en mains AIR FRANCE demain ne fera plus parmi des leaders du transport aérien ! si ces cochers de fiacre se rendaient compte combien ils sont honnis de la majorité des français et soit dit en passant des hollandais ( y compris de leurs collègues pilotes ) qui en veulent à leur gouvernement d'avoir confié le destin de la KLM à ces petits français !
Réponse de le 23/02/2016 à 23:29 :
Très cher(e) wars , c'est avec une grande joie que je retrouve votre prose disons , toute particulière ...
En ce qui concerne la comparaison entre pilotes et cochers de fiacre , il me semble vous avoir déjà rappelé , (à de multiples reprises , malheureusement vous vous répétez) , qu'elle n'est nullement dénigrante, contrairement à ce que vous semblez penser. Un subtil mépris de classe vous animerait-il ?

D'autre part , toutes les études menées par la direction d'air France montrent sans ambiguïté que les pilotes sont la catégorie de personnels dont l'écart de coût avec la concurrence est la plus faible, en somme les pilotes sont les employés les moins chers comparés à ceux des autre compagnies.

Vous affirmez que les pilotes de LH et de BA volent 100 à 150 h de plus par an que ceux d'air France . Comment expliquer que ces derniers atteignent les maximums règlementaires début novembre et doivent donc être arrêtés de vol ou voir leur planning réduit pour respecter la réglementation européenne?
Ce qui est honni de la majorité des francais c'est la méconnaissance des sujets, la désinformation malveillante...

PS les pilotes d'AF accepteraient avec plaisir les conditions de travail de leurs collègues de KLM...
Réponse de le 24/02/2016 à 7:20 :
Wars, vous radottez !
Votre haine des pilotes transpire dans tous vos commentaires. Si la souoe est si bonne il fallait postuler ! (Je ne suis pas pilote je précise et aucun intérêt à les défendre)
Réponse de le 24/02/2016 à 9:38 :
Les pilotes AF dont vous parlé ont atteint le maximum réglementaire dans une journée, pas dans l'année!
Après on peut passer des heures à essayer de masquer la réalité, mais les résultats d'AF parlent d'eux même.
Une compagne comme Ryanair fait un bénéfice net d'1 milliards d'euros en seulement 6 mois, alors qu'AF-KLM atteint péniblement 100 millions sur une année. Quand on sait qu'un avion coûte autour de 100 millions de dollars, on comprend bien qu'avec des résultats aussi faible AF n'aura pas les moyens d'investir pour rester à terme une grande compagnie moderne.
Réponse de le 24/02/2016 à 18:04 :
@ réponse
Évidemment il s'agit du maximum annuel de 850 heures de vol et pas du maximum journalier qui ne représente rien en terme de productivité annuelle.

La stratégie financière mise en place par Ryanair , constituée pour l'essentiel de processus de défiscalisation ne correspond en rien à celle d'AFKLM qui verse plus de 5 milliards d'euros par an en taxes et redevances ce qui explique une grande partie du différentiel de rentabilité .
Bien sûr il n'est pas envisageable pour AFKLM d'entrer dans un système de défiscalisation massif au détriment des états....

Effectivement la rentabilité d'AFKLM est bien trop faible surtout si on la compare aux 40,6% de marge ( vous avez bien lu , 40,6 ) d'ADP.
a écrit le 23/02/2016 à 21:36 :
Difficile de voir dans votre article autre chose qu'un parti pris pour la direction d'Air France. Les pilotes n'ont pas raison sur tout mais leur direction encore moins. Votre article est partisan.
a écrit le 23/02/2016 à 16:40 :
Seule solution, déposer le bilan et repartir sur des bases saines avec de nouveaux contrats. Faut juste trouver un nouveau nom pour la nouvelle compagnie...
Réponse de le 23/02/2016 à 17:17 :
Seule solution, virer toute l' équipe dirigeante et particulièrement les cadres des ressources humaines incompétents. C'est le prix à payer pour sauver cette entreprise française que nous devons sauver et que certains voudraient bien voir périr. La France tu l'aimes ou tu la quittes !
Réponse de le 23/02/2016 à 17:56 :
Pour un salaire équivalent à ceux de British ou Lufthansa, les pilotes volent 100 heures de moins par an. Ils coûtent donc plus cher, c'est pas difficile à comprendre.
Evidemment il faudrait aussi réduire les effectifs au siège et les salaires de hauts dirigeants mais tout le monde, dont les pilotes, devra faire des efforts.
Et le meilleur moyen de couler AF c'est d'écouter les pilotes pour qui "tout va très bien Mme La Marquise". Un déni de réalité hallucinant.
Réponse de le 23/02/2016 à 21:39 :
Oxy, vous êtes soit syndiqué, soit de gauche ou bien les deux pour nous sortir ce genre d'inepties... Ne pensez vous pas que le problème provient des porteurs de sac poubelle dans votre genre? Qui vivent encore au temps de bon papa et qui souhaitent préserver des acquits d'un autre siècle?
a écrit le 23/02/2016 à 14:56 :
C'est KLM qui doit se marrer...pour des gens soi disant brillants (es) il y a peu d'intelligence au final....
a écrit le 23/02/2016 à 14:07 :
Quand cette corporation de privilégiés va-t-elle finir de nous emm....?
Réponse de le 23/02/2016 à 17:46 :
Si tu avais été moins C..N tu aurais pu réussir tes études et participer à la grogne de ceux que tu critiques ...et oui !🖕
Réponse de le 23/02/2016 à 21:40 :
Fenouil, pensez vous sérieusement que les syndiqués soient des gens "éduqués" ...? Vu le niveau de ces "sacs poubelle", il y a peu de chance ...
Réponse de le 24/02/2016 à 14:57 :
@fenouil : question etudes, je ne crains pas grand monde et surtout pas un petit légume !!!! quant à mon commentaire, je crois qu'il est partagé par un nombre important de concitoyens, y compris chez AF ou les pilotes n'ont pas bonne presse, loin de la !!!
a écrit le 23/02/2016 à 14:06 :
Le SNPL Syndicat National des Privilégiés Lamentables.
Rien à contester, tout à constater:
Impact des grèves répétées sur les bénéfices.
Impact des grèves répétées sur l'image de l'entreprise, dont répercussions sur les bénéfices.
Depuis des années Air France est à l'agonie avec des bénéfices (lorsqu'ils existent) biens inférieurs aux concurrents européens.
Où se loge la différence? Dans les concessions faites par les techniciens, pilotes et autres personnels navigants des autres compagnies.
Mais c'est certainement plus profitable pour les syndicats de ne rien lâcher, en nombre d'adhérents (à ne pas perdre), auxquels ils ont tant promis!
L'avenir de la société et des emplois sur le long terme n'est pas leur priorité.
Et le prochain lynchage de dirigeants, c'est pour quand?
a écrit le 23/02/2016 à 14:02 :
Hélas, les dirigeants des diverses entreprises ne sont plus crédibles; Ils sont intoxiqués par l'idéologie neo-libérale dont on voit bien depuis 30 ans qu'elle nous met dans le mur. Aujourd'hui les dirigeant d'entreprises jouent systématiquement le jeu des actionnaires court terme. Alors qu'une entreprise (faut il le rappeler ?), c'est une part capital (actionnaire) , une part travail (salariés). Les dirigeants n'ont pas à favoriser l'un ou l'autre mais doivent aussi prévoir l'avenir (investissement), sauvegarder l'environnement et respecter la société dans laquelle l'entreprise évolue. Tout ça c'est oublié : c'est pour ça que tout va si bien .... On entend parfois : une entreprise c'est fait pour faire du profit : raisonnement débile et suicidaire....
a écrit le 23/02/2016 à 13:57 :
La seule solution viable pour Air France est comme Sabena ou Swissair de mettre la clé sous la porte et de renaître autrement sans cette partie des pilotes qui tirent l'entreprise vers le fond.
a écrit le 23/02/2016 à 13:46 :
Échec total de ce bureau après le précédent avec sa "fameuse" grève. Encore un document maladroit sur la forme et dans le timing mais reflétant un certain état d'esprit notamment dans le LC Air France. Bien entendu, tous les pilotes ne sont pas raccord...
La menace de grève est de la pure gesticulation dont personne n'est dupe...Je trouve qu'au final dans la négociation cette équipe de rantanplan du SNPL est une aubaine pour la direction....ils/elles se marginalisent tout seuls...
Les pilotes des compagnies concurrentes doivent vraiment se marrer...
Réponse de le 23/02/2016 à 16:49 :
Ces données sont connues mais mettez vous 2 minutes à la place de la direction d'AF avec d'un côté des gens intelligents qui négocient et de l'autre des jusqu'au-boutistes qui nient tout raisonnement économique, que feriez-vous si c'était votre responsabilité, où affecteriez vous des moyens supplémentaires ?
a écrit le 23/02/2016 à 13:43 :
Mon fils Cdt de bord à AF m 'a communiqué les données économiques des deux sociétés AF et KLM . L une depuis 2-3 ans voit sa flotte et donc aussi le nombre de ses pilotes diminuer constamment et pour l 'autre , c'est l'inverse et de façon significative .Les pilotes de AF aimeraient être salariés de KLM et non de AF ! Beaucoup de données ne sont pas publiées par la presse . Pourquoi les gardez vous dans le tiroir ? Les pilotes de AF comme les Français qui ne sont pas " Eyes Wide Shut 3 savent qu'en France tout est biaisé .
Demandez au gouvernement quels sont ses objectifs ? Imposer les bas salaires dans tous les domaines sauf celui des fonctionnaires ? Le salaire de Mr . de Juniac est très sécurisé et très bien valorisé.
Dernière observation : PIB industriel français :12, 5 % . Voilà le problème français .
Réponse de le 23/02/2016 à 14:17 :
Mais demandez à votre fils pourquoi? Il faut arrêter de jouer les pleureuses. Les Hollandais font des efforts, ils en bénéficient avec de la croissance Les Français voudraient les la croissance sans les efforts. C'est aussi simple que cela. Sans l'aubaine du prix du baril, 1 ligne sur 2 était dans le rouge (vous avez bien lu). Comment voulez-vous croître de manière rentable sans baisser vos coûts? Personne n'a jamais répondu à cette question au SNPL
Réponse de le 23/02/2016 à 15:57 :
Mais les salariés français, dont les pilotes, ont déjà fait beaucoup d'effort!
Tant que l'Etat français continuera de taxer à mort AF, en dépit des recommandations du rapport Le Roux, le coût du travail sera toujours trop important en France! La Direction d'AF devrait continuer de demander la baisse de ces taxes (exemple, Amsterdam a baissé ses taxes aéroportuaires, CDG les a augmentées!) mais elle est, hélas, dans les pas d'un gouvernement en détresse...
a écrit le 23/02/2016 à 13:41 :
Un coup de pouce de l'État, qu'il n'en soit jamais ainsi. Ce n'est pas à nous de payer pour leur avantages. Marre des corporatismes des syndicats payés avec l'argent du public : soit ils s'adaptent au marché, soit ils meurent.
a écrit le 23/02/2016 à 13:35 :
Et pendant ce temps là , ADP met les bouchées doubles pour emménager à Roissy une aérogare taillée sur mesures pour easyjet :acces direct et double embarquement pour accélérer la rotation de ses avions .
Je ne crains pas le pôle emploi pour les pilotes qui pourront toujours se recaser sans des majors mais la disparition d'une grande et belle Compagnie du fait de l'incompétence de ses dirigeants et du double jeu de Valls et Macron
a écrit le 23/02/2016 à 12:58 :
et pendant ce temps là Easyjet lorgne sur Roissy avec des lowcost. Je me marre mais marre tellement marre avec tous ces pilotes de la SN AirFrance. Au Pole d'emploi tous et on n'en parlera plus plus jamais
a écrit le 23/02/2016 à 12:58 :
La France va mal , la classe moyenne assassinée par l'impôt et les licenciements de masse mais il faudrait que ces messieurs dames les navigants intouchable continuent de vivre grand-train ! En esperan que l'état ne mettent pas la main au porte monnaie . Ce n'est pas au contribuable que se saigne de renflouer ce gouffre de "bien nés" assis sur leurs privilège qu'ils ne méritent guère par ailleurs .
a écrit le 23/02/2016 à 12:05 :
Que nenni le "coup de pouce" de l'état .Le contribuable en a plus qu'assez de tous ces corporatismes qui rongent notre belle "démocratie". L'Etat devrait même solder sa participation afin de ne plus avoir à interférer dans cette entreprise.

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