ThyssenKrupp surenchérit pour emporter Dofasco
La Tribune
La Tribune
La réponse ne s'est pas faite attendre. ThyssenKrupp a finalement surenchéri sur son offre précédente pour emporter le groupe canadien Dofasco. Le sidérurgiste allemand propose finalement 63 dollars canadiens sur chaque action Dofasco, soit un total de 4,9 milliards de dollars canadiens (3,65 milliards d'euros). L'offre est prolongée du 10 au 25 janvier. Le groupe s'aligne donc sur la proposition d'Arcelor, déposée officiellement le 31 décembre dernier et qui est valable 35 jours.
Jusque là, ThyssenKrupp offrait 61,50 dollars canadiens par titre, mais laissait entendre qu'il allait réagir à la dernière proposition d'Arcelor. Reste à savoir qui l'emportera. Dofasco a toujours refusé de se marier avec le groupe franco-hispano-luxembourgeois, tandis que ThyssenKrupp fait office de chevalier blanc. C'est pourquoi, répondant l'Allemand, le conseil d'administration de Dofasco s'est dit favorable aujourd'hui à cette dernière proposition. Arcelor avait donné le coup d'envoi à la course au rachat de Dofasco en novembre en lançant une OPA d'un montant de 4,3 milliards de dollars canadiens (56 dollars par action), soit 3,2 milliards d'euros.
Si ThyssenKrupp emportait Dofasco, cela propulserait le groupe allemand de la 10ème à la 6ème place au niveau mondial, avec une production totale de 25,5 millions de tonnes d'acier. Il renforcerait sa présence sur les sols nord et sud-américains, notamment chez les équipementiers automobiles. Outre la production d'acier, ThyssenKrupp est aussi présent dans les ascenseurs, les sous-marins et les produits de haute technologie
A Paris, l'action Arcelor gagne 0,61% en fin d'après-midi. A Francfort, ThyssenKrupp grimpe de 2,29%.
La Tribune
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États
Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries