Pourquoi les assurtech ne connaissent pas la crise

 |  | 879 mots
Lecture 5 min.
Les assurtech ont levé 600 millions d'euros en Europe en 2020, contre 800 millions l'année précédente.
Les assurtech ont levé 600 millions d'euros en Europe en 2020, contre 800 millions l'année précédente. (Crédits : Astorya.io)
Les néoassureurs ont multiplié les levées de fonds ces derniers mois profitant de la vague du numérique. Le secteur a ainsi engrangé 600 millions d’euros l’an dernier en Europe, un montant certes inférieur à 2019, faute de « mégas deals », mais le nombre de transactions ne cesse d’augmenter. Une preuve du dynamisme dont font preuve les assutech et de l’attrait des investisseurs.

Ca bouge dans le monde de l'assurance. En deux mois, les levées de fonds se sont multipliées en France. En décembre, Luko réalise une levée record de 50 millions d'euros et, en janvier, coup sur coup, Lovys et Leocare, ont annoncé des augmentations de capital, respectivement de 17 et 15 millions d'euros.

Autant d'opérations emblématiques du secteur de l'assurtech en Europe. "Les plus importantes levées de fonds sont réalisées dans la distribution B2C, qui concentre d'ailleurs environ 60 % des investissements depuis 2015. C'est également un secteur où nous observons une concentration du marché, avec quelques gros acteurs qui émergent, comme Luko", constate Florian Graillot, président du fonds AstoryaVC, spécialisé dans les financements d'amorçage dans l'assurtech.

Le cap des 100.000 clients

Si quelques champions commencent à émerger, la croissance et la concentration du secteur n'en sont qu'à leurs prémisses. Quand Luko (assurance habitation) affiche déjà 100.000 clients, les portefeuilles clients de Lovys ou Leocare peuvent paraître modestes, autour de 20.000 assurés, sur...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :