Ce que coûterait la restructuration de la dette grecque aux banques françaises

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La Tribune Infographie / SSAULNIER
La Tribune Infographie / SSAULNIER (Crédits : La Tribune Infographie / SSAULNIER)
Dans une note publiée ce lundi, Fitch n'envisage pas de dégrader la note des six principales banques françaises en raison de leur exposition au risque grec. Avec 24,5 milliards d'euros, Crédit Agricole est la banque française la plus exposée principalement en raison de sa filiale locale Emporiki

Alors que les investisseurs s'attendent de plus en plus à une restructuration de la dette grecque, Fitch a publié ce lundi une nouvelle étude qui se veut rassurante. Les notes des six principales banques françaises - Crédit Agricole, BNP Paribas, BPCE, CM-CIC, La Banque Postale et Société Générale - ne seront pas, affirme l'agence de notation, dégradées en raison de leur seule exposition à la Grèce. Fitch souligne que ces six banques n'ont pas actualisé leur exposition au risque grec depuis mai 2010 excepté sur la dette souveraine. Et l'agence ajoute qu'elle ne croit pas que la Grèce constitue un risque matériel pour ces établissements, mais elle continue néanmoins de les surveiller et reste attentive à leur évolution.

Avec 24,5 milliards d'euros, Crédit Agricole est la banque française la plus exposée principalement en raison de sa filiale locale Emporiki. Et sur ce montant, 23,9 milliards sont des créances privées dont 21,3 milliards sont des prêts. Tandis que l'exposition de la banque verte à la dette grecque s'élève à 600 millions d'euros. Suivent BNP Paribas et Société Générale avec respectivement 8 milliards (dont 5 milliards sur les titres d'Etat grecs) et 6,2 milliards (dont 2,7 aux obligations grecques) d'euros d'exposition.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2011 à 12:08 :
Je serai toujours étonné de l'importance qu'ont gardé les agences de notation après le role qu'elles ont joué pendant la crise des subprimes.
PS: ca fait plaisir de lire des commentaires de qualité.
PS2: L'article n'expose que les eoncours des dettes détenues par les banques françaises . Du coup je me demande quelle sera la répartition de la restructuration
au niveau de chaque banque? Au prorata de leur détention?
a écrit le 17/05/2011 à 19:06 :
Ah, je note dans les commentaires une meilleure qualité des écrivains. C'est bien que certains lecteurs s'intéressent à la vraie économie.
Réponse de le 18/05/2011 à 0:26 :
... les journalistes aussi font moins de fautes dans leurs titres
Réponse de le 26/05/2011 à 16:51 :
Le niveau monte, on ne s'en plaindra pas, après ce qu'on a pu lire dans les commentaires
a écrit le 17/05/2011 à 12:33 :

Quand arrêterons-nous de prendre l'européen pour une vache à lait, j'en ai assez de financer avec mes impôts des pays qui se moquent de nous et surtout ne pas vérifier où passe l'argent ,à quoi a-t-il servi et dans quelle poche il aboutit,
Réponse de le 17/05/2011 à 15:40 :
OUI tout a fait d'accord.
Le montage politique de l'Europe avec la BCE indépendante et le manque de controle des finances publiques permetent à des pays comme la Grece de vivre à credit et de les faire payer par les autres europeens.
C'est un scandale.
Que les grecques assument leur endetement, et dans le futur, nious Français devront en faire de meme.
Réponse de le 17/05/2011 à 19:13 :
Si vraiment vous en avez marre, votez pour Marine en 2012. A défaut, vous tressez la corde pour vous pendre.
Réponse de le 18/05/2011 à 9:07 :
Idiotie !! Voter Le Pen en 2012 reviendrai à diminuer considérablement le pouvoir d'achat des français à cause du rétablissement du franc et de la sortie de L'Union Européenne.
Si elle est élue président, c'est la catastrophe nationale assurée
Réponse de le 18/05/2011 à 13:32 :
j'ai un ami hollandais (marié à une francaise) qui est dans les finances depuis 25 ans et qui m'a dit qu'il n'aimait pas les idées de base du FN mais que seule Marine avit raison pour sauver la france en voulant sortir de l'Europe. revenir au franc en devaulant la monnaie au maximum pour effacer la dette nationale, donc les exportations seront beaucoup plus faciles ( ce que font deja les Etats Unis et les Chinois) et certe les importations seront hors de prix mais là on repartira au basique en se fabriquant les choses nous même. il n 'y aurait que le probleme du petrole et du gaz......
Réponse de le 29/05/2011 à 19:29 :
Reste le problème du pétrole et du gaz ..(?)..... oui .... mais peut-être plus pour très longtemps ! .Cela peut évoluer très vite !!!
a écrit le 17/05/2011 à 9:58 :
et les Assureurs avec les capitaux des Ass Vie ???
Réponse de le 17/05/2011 à 13:40 :
Ils ont largué aussi leurs créances d'une façon ou d'une autre (j'aimerai bien en savoir plus à ce sujet) et puis probablement pour le reste acheté des CDS (contrat d'assurance couvrant la perte en ces de défaut avéré) ceci pour les risques grecs, irlandais et peut être portugais. Par contre, il ne faudrait pas qu'on est un problème avec l'Espagne, l'Italie ou la Belgique, alors là ça ferait très très mal.
a écrit le 17/05/2011 à 9:27 :
Les banques pour une grande part d'entre elles ont aujourd'hui largement les moyens d'assumer une décote de la dette grecque de 50% qu'elles détiennent encore (et probablement aussi une décote de 20 à 30% des dettes portugaise et irlandaise), alors pourquoi ne le fait-on pas? Sans doute, et hors effet contagion (c'est à dire que demain d'autres pays viendraient à la bonne soupe de la réduction d'endettement sans effort), parce que la BCE a racheté plus de 80 milliards de créances souveraines sans décote (c'est à dire au nominal ou presque) aux banques en question. Cela veut dire que si les Etats de l'UEM assumaient ces pertes via la recapitalisation de la BCE qui devrait alors déprécier ces créances dans ses livres, on aurait utilisé de l'argent public pour assumer des pertes privées et ça ça peut sans doute occasionner des recours multiples devant les tribunaux.
Réponse de le 17/05/2011 à 13:59 :
Au encours détenus par la BCE, ajoutons ceux qui des banques centrales de chacun des pays de l?UEM ou de l?UE, qui à l?invitation de la BCE ont racheté de la dette souveraine de pays en difficulté. On n?a pas les chiffres agrégés mais on peut penser que 30 à 40 milliards ne serait pas un chiffre aberrant. Donc les encours détenus par les banquiers centraux feraient autour de 110 à 120 milliards. Ajoutons les encours du FESF (le fameux fond de stabilisation européen) autour de 260 (110+80+70) nous atteignons donc 370 milliards sur un total d?environ 750 milliards. Estimons que les banques commerciales des pays non émetteurs en détiennent encore une centaine de milliards, les assureurs européens peut être une petite centaine de milliards, ont atteindrait 570 milliards. Le reste soit environ 200 milliards serait donc détenu pour l?essentiel par les banques des pays en difficulté ou par quelques banques allemandes en mauvaise posture, ce serait donc ça aussi le problème en cas de restructuration lourde, les pertes des banquiers centraux et la faillite des banques des pays en difficulté. Bien sûr toute cette analyse nécessiterait d?être menée à partir des chiffres officiels, on en demande pas mieux que ces chiffres soient divulgués et disponibles en temps réel, c?est ce qu?on appellerait la transparence.
a écrit le 17/05/2011 à 7:57 :
Les détenteurs de titres dans ces banques ont bie ndessoucis à se faire. Leur titre vont devenir rapidement de "pauvres titres", les pertes sur titres vont devenir un tsunami de la finance pas propre.
a écrit le 17/05/2011 à 6:52 :
La restructuration de la dette grecque a t'elle un impact direct sur les créances privées ?
Si non, pourquoi présenter le Crédit Agricole comme la plus exposée alors qu'avec 800 millions d'euros, cette banque l'est largement moins que la BNP ou la Sogé ?
Réponse de le 18/05/2011 à 12:21 :
Simplement que si la grece se retrouve dans la meme situation que les USA: on a prete a des gens insolvables a des taux variables quand ils ne pourront rembourser les banques pourraient saisirs les biens, mais comme tous les pays est en crises comment revendre si y pas d acheteurs????

De meme si l etat s effondre et ne peut payer les salaires de ses fonctionnaire autre cause mais meme consequences....

Donc on voit bien, pour ceux qui en douteraient encore, que l euro n y est pour rien, on a laisser s installer un laxisme financier a tous les etages, et maintenant on a du mal a eteinfre les feux qui s allument un peu partout.

Il faut revenir a des contraintes budgetaires et financieres strictes

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