Wall Street : le gendarme boursier resserre l'étau autour de Robinhood
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Les cryptomonnaies représentent désormais plus d'un tiers des revenus totaux de la plateforme de courtage en ligne.
Reuters
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Les cryptomonnaies représentent désormais plus d'un tiers des revenus totaux de la plateforme de courtage en ligne.
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Le puissant patron de la Securities Exchange Commission (SEC), Gary Gensler, n'aime décidément pas la plateforme de trading Robinhood, récemment introduite en Bourse. Dans un entretien accordé au magazine Barron's, il a indiqué que l'interdiction du payment for order flow - une pratique controversée qui consiste à vendre à des teneurs de marché, souvent des sociétés de trading à haute fréquence (THF) comme Citadel Securities, des gros paquets d'ordres - « était sur la table ».
Problème, Robinhood tire environ 80% de ses revenus de cette pratique, ce qui lui permet d'assurer à ses clients la gratuité des ordres de négociation (actions, options et cryptomonnaies), une gratuité qui lui a permis de rencontrer un succès foudroyant auprès des boursicoteurs américains.
La pratique de la vente de flux d'ordres est parfois jugée comme étant contraire aux principes de transparence des marchés et suspectée de favoriser des conflits d'intérêts en défaveur de l'investisseur individuel. La gratuité même des ordres n'est pas perçue d'un bon œil car elle favoriserait les comportements spéculatifs en Bourse, comme en témoigne la bulle autour des valeurs « mèmes », comme GameStop.
Gary Gensler n'a jamais caché sa grande réserve sur cette pratique, qui est d'ailleurs dans la ligne de mire des régulateurs depuis la saga GameStop de janvier dernier. Mais cette sortie intervient quelques heures à peine après l'annonce de la SEC du lancement d'une consultation sur la gamification des services de courtage, qui serait également un puissant levier pour favoriser, auprès d'investisseurs non avertis, des comportements spéculatifs sur les marchés.
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Or, l'aspect ludique de l'application de Robinhood explique aussi une partie de sa popularité. Déjà, en décembre dernier, les autorités de réglementation des valeurs mobilières du Massachusetts avaient déposé une plainte contre la plateforme, l'accusant, entre autres, d'utiliser la gamification pour inciter à une utilisation continue de son service. L'application de trading a, par la suite, retiré ses fameux « confettis numériques » qui arrosaient traditionnellement les écrans de ses utilisateurs.
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