« L’euro est irréversible » selon Mario Draghi

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L'ancien gouverneur de la Banque d'Italie et actuel président de la BCE est convaincu que la monnaie unique est irréversible.
L'ancien gouverneur de la Banque d'Italie et actuel président de la BCE est convaincu que la monnaie unique est irréversible. (Crédits : Francois Lenoir)
Malgré les craintes d'une nouvelle crise de la zone euro du fait de l'instabilité politique italienne, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne est convaincue que la monnaie est « forte », a-t-il déclaré ce jeudi.

Dédramatiser. Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a voulu relativiser les risques d'implosion de la zone euro évoqués sur fond d'instabilité politique en Italie. Depuis Riga, à la suite de la réunion de politique monétaire hors les murs de la BCE, « Super Mario » a confié sa confiance inébranlable dans la monnaie unique ce jeudi.

« L'euro est la monnaie de 340 millions de personnes et bénéficie à présent d'un soutien à hauteur de 74% parmi les citoyens de la zone euro. En outre, d'autres pays veulent rejoindre l'euro dès aujourd'hui », a argué Mario Draghi.

« Vous pouvez en tirez vos propres conclusions, mais l'une de ces conclusions est que [l'euro] est irréversible parce qu'il est fort, parce que les gens en veulent et parce que personne n'a rien à gagner à discuter de son existence » a-t-il ajouté.

Certains investisseurs redoutent que le nouveau gouvernement italien, constitué de partis populistes hostiles à l'euro, ne veuille sortir le pays de la monnaie unique.

« Nous ne devrions pas dramatiser trop les changements de politique » a estimé le banquier central, qui dirigea la Banque d'Italie de 2006 à 2011.

Plusieurs membres du gouvernement italien se sont employés ces derniers jours à rassurer les marchés en protestant de leur engagement envers la monnaie unique.

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Commentaires
a écrit le 16/06/2018 à 11:40 :
LE mec qui sait parler aux peuples européens déjà exécrées par l'euro et l'europe en générale...

Vite un frexit.
a écrit le 16/06/2018 à 9:08 :
L'Euro c'est l'air que l'on respire, c'est notre patrimoine commun et même si on a une dent contre cette Europe déconnectée de ses peuples et quelque soit notre situation sociale il faut la défendre surtout en cette période de folie. Cette guerre commerciale est une opportunité pour assoir cette monnaie dans les échanges internationaux à coté du Dieu dollars mais son avenir devra concilier une valeur reconnue à l'internationale et une adaptation de cette monnaie à chaque pays européens, le FMI cite (il me semble) un écart de l'ordre de 20% entre la France et l'Allemagne. Je pense mais je me trompe certainement que les américains feront tout pour détruire cette monnaie, Europe First!
a écrit le 15/06/2018 à 15:17 :
Heureusement que l'Euro et la bce sont là. Sinon des banques et les pays qui vont avec, dont l'Italie et d'autres, auraient fait faillite. C'est sur que leur monnaie aurait été compétitive, divisée par deux. Économiquement ils vivraient du tourisme, avec des bons d'essence pour compenser un pétrole qu'ils payeraient 2 fois plus cher. Industriellement, soit les produits sont compétitifs, soit a terme ils n'en vendraient plus aucun. Euro ou pas, c'est surtout la valeur ajoutée qui compte.
Réponse de le 15/06/2018 à 20:28 :
Non, formellement non. Si les pays jouaient avec leur monnaie et puisque nous sommes français, parlons français, la France serait compétitive, l' euro étant surévalué de 6,8 % .. C' est le FMI qui le dit M Kavar...
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
Réponse de le 16/06/2018 à 17:50 :
@Bartabas le 15/06/2018 à 20:28
Dans l'étude citée, le déficit de la France est € 19 Mlds en 2016 et il est passé € 45 Mlds en 2017. L'excédent de l'Allemagne a encore augmenté en 2017 par rapport à 2016.
Un autre problème est qu'il faut avoir toujours se méfier des études du FMI, Banque Mondiale et de tous les organismes supranationaux qui ont intérêt à sortir des documents destinées à ne pas affoler les populations. Ces organismes n'ont rien publié sur la crise des subprimes alors que dès fin 2016 (ou un peu avant) des rapports confidentiels circulaient dans les salles de marché qui indiquaient que nous allions droit dans le mur.
Si la France sort de la ZE et revient au Franc, dévaluation d'au moins 30% et spread OAT/T bund >3%.
Le problème de la France est que nous n'avons pas encore réalisé la dévaluation interne de 30%, c'est à dire baisser les coûts du travail, réduire les dépenses sociales et publiques (total environ 56% du PIB) et surtout fabriquer des produits innovants qui se vendent à l'étranger. Nous préférons laisser perdurer la solution du chômage de masse.
Cordialement
a écrit le 15/06/2018 à 13:06 :
La monnaie devrait, comme par le passé, être un instrument de concurrence, ce qui n'est pas le cas puisque l'euro est un instrument de coopération. Malheureusement la politique de l'UE est en contradiction avec cette coopération et impose son dogme concurrentiel! Donc l'un ou l'autre doit changer ou disparaître!
a écrit le 15/06/2018 à 13:03 :
La monnaie devrait, comme par le passé, être un instrument de concurrence, ce qui n'est pas le cas puisque l'euro qui est un instrument de coopération. Malheureusement la politique de l'UE est en contradiction avec la coopération et impose son dogme concurrentiel! Donc l'un ou l'autre doit changer ou disparaître!
a écrit le 15/06/2018 à 10:06 :
Quand Draghi dit que la population de la zone euro soutient à 74% la monnaie unique, il n’invente pas ce chiffre qui correspond à ce qu’indique des sondages. Cela dit je me poserais la question des connaissances qu’a globalement la population de la zone euro des mécanismes monétaires. Il se peut que cette connaissance n'aille pas très loin ! Sait-elle par exemple que la zone euro a eu depuis sa création une croissance plus faible qu’une moyenne de pays développés comparables, notamment les USA. Ça a encore été rappelé récemment par JOSEPH E. STIGLITZ dans un article intitulé : « Can the Euro Be Saved? ».

Puisque le cas de l’Italie a été évoqué par Draghi il faut savoir que ce pays, depuis qu’il est entré dans la zone euro est confronté à une croissance et à une inflation anormalement faibles. Dans ce cas de figure la banque centrale du pays doit faire en sorte que les taux d’intérêt soit aussi bas que possible autrement la charge de la dette publique devient trop lourde pour l’État. Par exemple au japon. Je cite l’article ci-dessous en date du 15 juin 2018: La Banque du Japon (BoJ) a reconnu vendredi la faiblesse de l'inflation, qui plafonne sous 1% dans l'archipel, cinq ans après le lancement de sa politique monétaire ultra-accommodante qui a jusqu'à présent échoué. Elle a donc reconduit sans surprise ses mesures d'assouplissement monétaire, détonnant par rapport à la Fed et à la BCE qui normalisent progressivement leurs politiques ».

http://www.francesoir.fr/actualites-economie-finances/la-banque-du-japon-constate-la-faiblesse-de-linflation-et-maintient-sa

Je souhaite bien du plaisir au gouvernement italien qui va devoir se passer de tout quantitative easing de la BCE à partir de 2019. Pas de chance pour lui. La BCE est la banque centrale d’une union monétaire dans son ensemble et pas spécifiquement d’un pays en particulier de l’union monétaire.

Ce ne sont pas des sondages favorables qui permettront à un système qui ne tient pas la route de tenir la route éternellement.
Réponse de le 15/06/2018 à 13:18 :
Hé oui ils ont remplacé la compétence par la propagande médiatique, c'est pour cela qu'il ai difficile d'entrevoir de l'espoir.
a écrit le 15/06/2018 à 8:35 :
Ce n' est pas ce que nous sert l ' article de Die Welt du 23 octobre 2017 et la constat récent du solde Target 2 début 2018 qui risque de devenir irrécouvrable par l' Allemagne et la suite d' articles inspirés et lourdement documentés qu' écrit Vincent Brousseau ex cadre à la BCE à Francfort..

Ce 23 octobre 2017, le journal Die Welt a publié un article qui peut faire date. Sous l’intitulé , «Des économistes mettent en garde contre un risque de mille milliards d’euros pour l’Allemagne» (« Ökonomen warnen vor Billionenrisiko für Deutschland » ) l’article met les pieds dans le plat.
La prise de conscience de la fin de l’euro sera un non-événement. Seuls quelques historiens économiques essaieront de retracer l’histoire de la sortie furtive, mais le grand public sera passé à autre chose.

Et lorsque des billets spécifiquement nationaux referont leur apparition, lires, francs, marks, ce sera perçu comme dans l’ordre des choses : pas de tremblement de terre.

Entretemps, ce sont des millions de chômeurs que ce projet fumeux aura jetés dans les rues et des pans entiers des économies des pays européens, jadis prospères, qui auront été détruits à tout jamais.

Mais cette vulgarisation là, Draghi prisonnier du dogme européiste ne sait ni ne peut la faire.
https://www.upr.fr/actualite/france/sortie-furtive-de-leuro-vincent-brousseau
a écrit le 15/06/2018 à 8:20 :
L EUROS EST TRES FORT/ MAIS SI CROYEZ A L ORDRE MONDIAL C EST DIRE LES ROTSCHILDES C EST EUX QUI DECIDERON??? LES POLITIQUES EUX APPLIQUERONS LEURS ORDRES CAR LEURS BANQUES POSSEDENT LES DETTES MONDIALES ???///MAIS COMME DISAIT DESCARTE IL N Y A RIEN AUX MONDE DE CERTAIN///
a écrit le 15/06/2018 à 8:19 :
L EUROS EST TRES FORT/ MAIS SI CROYEZ A L ORDRE MONDIAL C EST DIRE LES ROTSCHILDES C EST EUX QUI DECIDERONS??? LES POLITIQUES EUX APPLIQUERONS LEURS ORDRES CAR LEURS BANQUES POSSEDENT LES DETTES MONDIALES ???///MAIS COMME DISSAIT DESCARTE IL N Y A REIN AUX MONDE DE CERTAIN///
a écrit le 15/06/2018 à 8:19 :
L EUROS EST TRES FORT/ MAIS SI CROYEZ A L ORDRE MONDIAL C EST DIRE LES ROTSCHILDES C EST EUX QUI DECIDERONS??? LES POLITIQUES EUX APPLIQUERONS LEURS ORDRES CAR LEURS BANQUES POSSEDENT LES DETTES MONDIALES ???///MAIS COMME DISSAIT DESCARTE IL N Y A REIN AUX MONDE DE CERTAIN///
a écrit le 15/06/2018 à 8:09 :
On pourrait tolérer la re création d'une monnaie nationale, si évidemment les comptes du Pays en question restaient consolidés en Euro, avec bien sûr le respect des règles d'utilisation de la monnaie unique respectées, mais je doute fort que les fonctionnaires accepteraient d'être payés en monnaie nationale.. Leur pouvoir d'achat tomberait de 30% en moins d'un an. On verrait alors la nouvelle lire (par exemple) balayée par le marché, et l'impossibilité pour l'état en question d'emprunter. Il suffit de constater les déboires de l'Argentine (avec la claque de sa monnaie contre le dollar américain).
a écrit le 15/06/2018 à 7:55 :
Ah, oui Mr le gouverneur, vous etes convaincu ? D'autres avant vous pensaient de meme.
Avec l'or, par exemple qui vaut tjrs mieux que du papier imprime qui devalue au gre des speculations. 1929, vous vous souvenez ?
Non, l'euro n'est pas immuable, loin de la.
Aujourd'hui le $ est number one.

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