La BCE pourrait décider l'arrêt de ses rachats de dette en juin

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Ex-vice-présidente de la Bundesbank allemande, Sabine Lautenschläger est membre du directoire de la Banque centrale européenne.
Ex-vice-présidente de la Bundesbank allemande, Sabine Lautenschläger est membre du directoire de la Banque centrale européenne. (Crédits : Reuters)
La Banque centrale européenne devrait décider le mois prochain du calendrier de sortie du programme d'assouplissement quantitatif (le QE). Une remontée des taux d'intérêt pourrait intervenir dès juin 2019.

Quand la Banque centrale européenne (BCE) mettra-t-elle un terme à sa politique monétaire ultra-accommodante, le fameux programme d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing ou "QE" en anglais) ? Tous les investisseurs ont cette interrogation en tête. L'une des membres du directoire de l'institut d'émission, Sabine Lautenschläger, a précisé le calendrier ce mardi.

"C'est en juin qu'il pourrait être décidé une fois pour toutes de mettre fin progressivement au programme d'achats d'actifs d'ici la fin de l'année", a dit cette ancienne vice-présidente de la Bundesbank allemande, réputée en faveur de la rigueur monétaire. "Une première hausse [des taux d'intérêt, ndlr] autour de la mi-2019 n'est pas à écarter absolument", a-t-elle ajouté.

Un relèvement des taux en octobre 2019 ?

Le sort du programme de 2.550 milliards d'euros d'achats de dettes (souveraines et d'entreprises) de la BCE, ramené à 30 milliards d'euros par mois depuis janvier, pourrait être scellé lors de la réunion qui se tiendra à Riga le 14 juin.

Les investisseurs parient plutôt sur un relèvement des taux à partir d'octobre 2019, du fait des signe de ralentissement de la croissance économique de la zone euro et des turbulences des marchés associées à la crise politique italienne.

"Nous voyons que le rythme de croissance est devenu plus modéré, mais ce n'est pas un changement de tendance", a objecté Sabine Lautenschläger. "Nous avons toute confiance dans la robustesse de l'économie."

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Commentaires
a écrit le 01/06/2018 à 8:37 :
C'est fini, je n'y crois plus, il aurait fallu faire l'Europe plus vite et avec moins de pays.
L'histoire parlera de cet époque sous le nom de "Échec du Merkozysme" ou "Axe franco-allemand".
a écrit le 30/05/2018 à 17:26 :
A l'occasion, jetez un oeil à l'endettement us et à leurs taux d'oblig. en court et long terme... Vous croyez qu'il n'existe rien hors Euro, vous allez être déçus.
a écrit le 30/05/2018 à 16:59 :
Mais pourquoi parlent ils toujours de réduire les dépenses ???
ne savent ils pas augmenter les recettes ? les revenus ? la richesse de l'europe ?
Est ont condamnés a ne jamais plus être compétitifs ? A vendre massivements des produits que le monde réclame ?
a écrit le 30/05/2018 à 14:01 :
La politique de la BCE a permis aux italiens de réduire les intérêts de la dette, mais si les Italiens veulent s’en exonérer complètement, comme ils en détiennent les 60 % c’est assez simple à faire pour eux, mais je ne suis pas sur que cela plaise à leur épargnants. C’est aussi pour préserver les avoirs des Italiens que le Président Mattarella a nommé un financier comme premier ministre.
Suite aux votes populistes et à la crise politique en Italie les taux des pays du sud on augmenté, Italie à 3,1 %, alors que l’Allemagne a un taux à 0,28 % (il était même négatif à un moment). Certes les Italiens sont encore loin des 6,6 % atteints au T4 2011, ils ont néanmoins déclenché la machine infernale et détruit la confiance, qui était déjà limitée en raison du manque de réformes adaptatives et de plusieurs années de stagnation. L’Italie souffre d’un déficit de croissance et la rigueur imposée par le maintien d’objectifs de réduction de la dette y est pour beaucoup, mais ce n’est pas la seule raison, l’instabilité politique y est pour beaucoup et autres raisons décrites par un rapport sénatorial qui date de 2011 (http://www.senat.fr/rap/r11-113/r11-1131.pdf).

Les taux bas dont bénéficie actuellement la zone Euro ne peuvent qu’augmenter. Le QE c’est l’équivalent de l’impression de billets ou de la dévaluation, ça ne marche que provisoirement, le temps de retrouver la croissance, de réduire les dettes, ou de mener des réformes. Ce peuvent être des adaptations nationales, sectorielles, ou européennes.
a écrit le 30/05/2018 à 11:05 :
C'est de l'intox et elle est orchestrée d'Outre Rhin: attendons la réunion du conseil de la BCE du 14 juin. Ce qui m'inquiete le plus c'est que Draghi risque d'être remplacé par un allemand en 2019 et la gare!
Le système des Fond de pension allemand est basé sur des taux d’intérêts élevés. Ces fonds ont commis l'erreur de garantir un rendements élevés à ceux qui y ont souscrit. Pour pouvoir le faire il faut que les taux d’intérêts remontent de plusieurs points, sinon il seraient obligés de faire défaut. Les taux actuels posent donc à ces fonds des gros problèmes. Une remontée de ceux-ci permettrait aux retraités Allemands de vivre dans la grande aisance au dépends des pays surendettés du sud de l'Europe et de la France, mettant les économies de ces derniers en récession.
a écrit le 30/05/2018 à 9:43 :
Chapeau encore une fois pour la photographie, je la trouve particulièrement représentative de notre UE, ça donne vraiment envie !

Ya pas un petit air soviétique dans cette image quand même ?

Bravo en tout cas.
a écrit le 30/05/2018 à 8:46 :
Pourquoi parle-t-on d'assouplissement monétaire et pas de planche à billet? Le rachat d'actif se fait à partir de rien, de l'argent créé en un clic de souris. De plus il rachète quoi? Pourquoi ne pas parler des créances rachetées? Parce qu'elles sont pourries? Pourquoi aucun journal financier digne de ce nom, n'explique comment elles étaient à la base ou sont devenues pourries avec le temps? Ce serait déjà vouloir trouver une solution, que de chercher à comprendre! Il semblerait que le journalisme financier ne veut pas participer à améliorer la situation! Une démission en quelque sorte! Ou une mort?
a écrit le 30/05/2018 à 8:37 :
L'europe se vautre comme d'habitude dans une seule politique économique monétaire pendant que les états unis nous dévorent.

Vite un frexit, faut mettre un coup de pied dans le cadavre là.
a écrit le 30/05/2018 à 7:12 :
Cela a l'air d'être de l'intox: attendons la réunion du conseil de la BCE du 14 juin.
En avril 2018, l'inflation annuelle était de 1.2% dans la ZE donc loin de la cible "inférieure et près de 2% et soutenable" fixée par la BCE. Toutefois, la BCE doit être gênée pour respecter la répartition de l'actionnariat et trouver des obligs allemandes sans bouleverser les marchés.
Cordialement
a écrit le 29/05/2018 à 21:52 :
Trop de Pays, Italie, France notamment, n'ont pas réussi à régler leurs problèmes de dépenses publiques trop élevées, et vont dès lors avoir de sérieux problèmes: pas bon du tout...
Réponse de le 30/05/2018 à 7:56 :
En 1965 la France avait remboursé sa dette réactivée en 1974 par la privatisation de la création monétaire par une loi dite "Pompidou Rothschild", certes elle fut aggravée par des erreurs de gestion et des cadeaux "électoraux" mais l'origine est marquée et cette dette est devenue hors de contrôle malgré les nombreuses privatisations qui me font penser à un argument au service du grand capital. Si nous voulons la réduire il faut changer de politiques, mission impossible.
Réponse de le 30/05/2018 à 17:53 :
@andré29
Mais oui, depuis 1974, mais aussi depuis la titrisation des dettes françaises par le gouvernement Bérégovoy en 1985, puis les règles fondatrices de l’Europe, nous dépendons de la bonne volonté des « Maaarchés ». De toutes façons, le monde est assis sur des montagnes de dettes, un empilement très instable, qui profite toujours aux mêmes, ceux qui crient à « la confiance » nécessaire pour que ce système continue à fonctionner. Sans se préoccuper, bien évidemment de la destinée de millions de citoyens qui rament pour vivre.

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