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Airbus : A400M Atlas, cet avion enfin prêt pour sa seconde vie

Photo de Michel Cabirol

Michel Cabirol

Publié le 02 mai 2019 à 04:00 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:40

Airbus: la charge 2017 liee a l'a400m pourrait etre reevaluee

Airbus: la charge 2017 liee a l'a400m pourrait etre reevaluee

Pascal Rossignol

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

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Après de très nombreux déboires techniques et financiers, le programme A400M est enfin proche de devenir un des standards de l'aviation tactique. Airbus devrait signer en juin l'avenant au contrat qui devrait remettre une fois pour toute le programme au carré.

Contrairement à la mythologie grecque, l'Atlas, l'avion de transport militaire d'Airbus, a finalement droit à une seconde chance. Progressivement l'A400M vole enfin vers des standards de maturité opérationnelle de plus en plus satisfaisants. Ainsi, le quinzième A400M livré à l'armée de l'air française, qui a atterri le 26 avril sur la base aérienne d'Orléans-Bricy, est le premier avion neuf livré directement dans un standard tactique incluant notamment son utilisation élargi "à partir de terrains sommaires" et disposant d'une capacité d'approche autonome en tout temps des zones d'atterrissage, selon le ministère des Armées. Depuis son lancement, le programme a cumulé de très nombreux déboires techniques et financiers (provisions de 5,5 milliards d'euros environ sur la période 2015-2018)

"Les capacités tactiques de ce quinzième aéronef illustrent le chemin récemment parcouru vers le standard cible : aérolargage de parachutistes par une porte latérale, ravitaillement en vol d'un autre aéronef de transport en point central et amélioration des performances sur terrains sommaires", a précisé le ministère des armées dans un communiqué publié mardi.

Airbus devrait mettre également fin à son cauchemar financier. Il avait signé en février 2018 une déclaration d'intention avec les sept pays européens clients portant sur la signature d'un avenant au contrat permettant la  remise à plat le programme. Le constructeur a indiqué dans son communiqué portant sur les résultats du premier trimestre publié le 30 avril que le processus d'approbation de l'avenant contractuel progressait conformément au calendrier convenu avec les clients. Selon nos informations, il doit être signé en juin. Peut-être au moment du salon aéronautique du Bourget?

De nouvelles améliorations jusqu'en 2021

Les nouvelles performances opérationnelles de l'A400M, baptisé Atlas dans l'armée de l'air, permettent d'accroître, au fil des livraisons, les capacités du transport aérien militaire des forces armées. L'armée de l'air disposerait actuellement en permanence de cinq à six appareils en tenant compte du rétrofit en cours des premiers A400M, explique-t-on au sein d'Airbus à La Tribune. "L'avion répond au besoin des missions", indique-t-on à La Tribune. Depuis le début de 2019, trois A400M ont d'ailleurs été mis au niveau du nouveau standard tactique. "Les activités de rétrofit progressent conformément au calendrier convenu avec les clients", a assuré Airbus dans son communiqué publié le 30 avril. Enfin, la solution définitive du TP400 avec sa nouvelle boite de transmission de puissance (Propeller Gear Box ou PGB), qui a tant fait couler d'encre, est entré en production lors du premier trimestre.

En outre, selon le ministère, deux nouvelles capacités viendront compléter l'A400M à l'automne : éjection de charges lourdes jusqu'à 16 tonnes et ravitaillement en vol par le point central, principalement au profit d'autres A400M et d'avions de transport Transall Ce n'est que vers la mi-2021 que le constructeur aura terminé de développer et de tester l'ensemble des capacités des missions de l'appareil prévues, selon nos informations. Ce sera le cas notamment du ravitaillement en vol des hélicoptères, l'une des capacités qui a posé le plus de problème dans ce programme. Des essais de faisabilité d'un tuyau de ravitaillement allongé de 90 (27,4 mètres) à 120 pieds (36,5 mètres) ont été lancés dans ce cadre en début d'année. Airbus doit également valider la capacité d'éjection de 58 parachutistes mais a eu dû mal à trouver la zone de largage adéquate (drop zone).

Des exportations ?

C'est le point noir de l'A400M. Toutefois, l'appareil qui dispose désormais d'une bonne maturité, pourrait enfin séduire d'éventuels clients moins effrayés par ce programme qui a été longtemps en souffrance. Début 2018, Airbus avait même failli signer avec un consortium financier en Indonésie une commande d'un appareil pour des missions humanitaires. Cela ne s'est pas fait. "C'est toujours dans les tuyaux", affirme-t-on à La Tribune. D'autres pays sont dans le viseur du groupe comme la Jordanie, le Kazakhstan, l'Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, le Pérou, le Mexique et la Nouvelle-Zélande (4/8 exemplaires).

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Des commandes à l'export qui pourrait relancer la production de l'appareil, Airbus ayant été contraint de réduire les cadences. Après en avoir livré 19 en 2017 et 17 en 2018, le constructeur devrait en livrer 11 au total en 2019. Airbus a indiqué avoir livré au premier trimestre de cette année un seul A400M. Ce qui porte à 75 le nombre d'appareils en service dans l'ensemble des flottes de ses clients (sur les 174 commandés), dont 15 pour l'armée de l'air française. En France, la loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit la livraison de 11 A400M durant la période. Soit un total de 25 appareils en service fin 2025.

Michel Cabirol

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