• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceAéronautique & Défense

Airbus A380 : la réunion secrète où tout avait commencé

Photo de Fabrice Gliszczynski

Fabrice Gliszczynski

Publié le 16 février 2019 à 10:52 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:57

Airbus va baisser la production de l'a380

Airbus va baisser la production de l'a380

© Pascal Rossignol / Reuters

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »

  • 5

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Après l'annonce de l'arrêt de la production en 2021 de l'A380, La Tribune revient sur la première présentation du projet aux compagnies aériennes, en 1996, dans un hôtel près de Carcassonne.

Ce sont les 26 et 27 juin 1996, au Domaine d'Auriac, un magnifique hôtel Relais & Châteaux à deux pas de Carcassonne, que l'A380 a pris forme. Durant ces deux jours, Airbus avait réuni en secret des représentants de treize compagnies aériennes majeures, les américaines Delta, Northwest et United, les européennes Air France, British Airways, KLM et Lufthansa et les asiatiques All Nippon Airways, Cathay Pacific, Japan Airlines, Japan Air System, Singapore Airlines et l'australienne Qantas, pour à la fois leur présenter le dossier de l'A3XX, nom de code de ce qui deviendra l'A380, et sonder leur intérêt et leurs desiderata concernant un avion long-courrier de plus de 500 places.

« Cette réunion, puis celles qui ont suivi sont capitales. C'est à ce moment que les gens en interne sont convaincus que le projet deviendra une réalité, expliquait-on chez Airbus. Nous avions la conviction que les clients allaient nous suivre et eux nous ont convaincus d'y aller. »

Le fameux carré de 80 mètres de côté

Airbus Industries dévoile à la quarantaine de personnes présentes dans la salle un projet quadriréacteur à deux ponts d'une capacité de 550 places en configuration tri-classe, pouvant effectuer des trajets de près de 15.000 kilomètres. Une version allongée au rayon d'action plus important est d'ores et déjà évoquée dans un second temps. Point fondamental, sa longueur et son envergure restent, de peu certes, dans les limites d'un carré de 80 mètres de côté, condition sine qua non pour éviter de chambouler les structures aéroportuaires (pistes et aérogares, taxiways, parkings avions), des grandes plates-formes, toutes dimensionnées aux formes du B747-400, le très gros-porteur américain (416 sièges). Le plus important enfin, l'avionneur promet des baisses de coûts d'exploitation de plus de 15 % par rapport au Jumbo américain. Le tout, pour un lancement industriel en 1999 et des premières livraisons en 2003.

Airbus travaillait sur l'A3XX depuis le début des années 90

Le projet A3XX était bien esquissé. En effet, depuis au moins six ans, l'avionneur et ses partenaires, Aerospatiale et Deutsche Airbus, multipliaient les études en tout genre sur la faisabilité d'un appareil d'une telle capacité, un concept également étudié outre-Atlantique par Boeing avec son New Large Airplane (NLA) et McDonnell Douglas avec son MD12 (des études conjointes entre les industriels européens et Boeing auront même lieu de 1993 à 1995). Pourquoi se lancer dans un tel projet? Les motivations européennes sont claires. Fin des années 1980-début des années 1990, dans la foulée de la mise en service du moyen-courrier A320 en 1987 et du lancement des premiers long-courriers A330 et A340, Airbus veut désormais casser le monopole du célèbre B747 dans le haut de gamme. Mis en service en 1970, celui-ci génère de très fortes marges « qui permettent de casser les prix des autres avions », disait-on chez Airbus. Surtout, ce dernier est convaincu de la pertinence de ce marché.

Appelé à doubler en vingt ans, le trafic va se concentrer sur les grandes mégalopoles, qu'il faudra desservir avec des avions de plus grande capacité en raison, notamment, des risques de saturation aéroportuaire, assurait Airbus qui estimait à l'époque le marché des avions de plus de 500 sièges à environ 1.400 appareils sur une période de vingt ans, soit un chiffre d'affaires potentiel d'environ 300 milliards de dollars à l'époque.

Pour tous les représentants des compagnies présentes à Carcassonne, les grandes questions tournaient non pas sur les défis technologiques qui n'existaient en fait que très peu sur l'A3XX, mais sur les conséquences de la taille de l'avion sur les aéroports et les aspects logistiques de l'exploitation. Comment charger les « galleys » (coins cuisine) au pont supérieur, embarquer et débarquer les passagers, évacuer des passagers dans les 90 secondes réglementaires, tous les transporteurs étaient focalisés sur ces points.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Les limites de la "customisation"

Carcassonne a été le point de départ d'une concertation sans faille entre Airbus et ses clients pour finaliser la définition de l'avion. Tous les six mois, Airbus les réunissait pour des points d'étapes. Une liberté laissée à chaque compagnie qui coûtera cher. Côté clients, il n'y avait pas trop de divergences dans les groupes de travail mis en place par l'avionneur (cockpit, aménagement de la cabine, vidéo à bord...).

Celles-ci sont apparues plus tard quand, en 2000, Singapore Airlines a exigé un appareil compatible avec les normes acoustiques en vigueur à Londres Heathrow et un rayon d'action plus grand. Des modifications qui faisaient augmenter la masse au décollage de l'appareil. Autre point de friction, la « customisation » de l'aménagement de la cabine, à la demande là encore de Singapore Airlines.

Une liberté laissée à chaque compagnie qui coûtera cher puisqu'elle constituera l'une des causes majeures des déboires industriels du programme à partir de 2005. Si en 1996, la direction d'Airbus est convaincue que le projet A3XX se transformera en réalité industrielle, le programme ne pouvait être lancé sans avoir réglé les questions épineuses du financement (11 milliards de dollars à l'origine, qui ont au moins doublé en réalité), de la répartition des charges de travail entre la France et l'Allemagne et de l'organisation logistique pour acheminer vers la ligne d'assemblage final les différents ensembles de cet avion gigantesque. Autre obstacle, le lancement du programme ne pouvait pas devancer la création d'EADS en juillet 2000 (résultat de la fusion entre Aerospatiale-Matra, l'allemand Dasa et l'espagnol Casa) actionnaire à 80 % d'Airbus, lequel devra impérativement troquer son statut de GIE pour celui d'une société par actions simplifiée en janvier 2001.

L'assemblage final à Toulouse

Une ligne d'assemblage "made in France". Quatre ans et demi après Carcassonne, le 19 décembre 2000 (le jour des trente ans d'Airbus), le programme A380 est lancé avec un engagement d'achat de 50 commandes et 42 options signé par six compagnies. La ligne d'assemblage final sera en France, à Toulouse qui l'a emporté sur Saint-Nazaire. Ceci grâce à une logistique hors norme d'acheminement des sous-ensembles de l'avion. Dix-neuf ans plus tard, le 14 février 2019, à 6 heures du matin, le rêve s'est brisé. Faute de commandes, Airbus a annoncé la fin de la production en 2021. Au total, seuls 241 ont été commandés, soit moins que le B747 au cours de la même période (269). Pour autant, combien Airbus a-t-il vendu d'autres avions grâce à l'A380? Car en dépassant par la taille le mythique Boeing 747, l'A380 a apporté à une énorme crédibilité à Airbus qui lui a été très utile pour arracher des contrats pour d'autres types d'appareils.

(Cet article a remis à jour un autre article de La Tribune publié en 2013)

À lire également

  • Airbus arrête les frais avec l'A380 : les raisons d'un tragique destin
  • Air France va diminuer, sans surprise, sa flotte d'Airbus A380
  • Airbus : le casse-tête de la remotorisation de l'A380

Lire ici : les vraies raisons de l'échec de l'A380

Fabrice Gliszczynski

Sur le même sujet

  • 1

    Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France

  • 2

    Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars

  • 3

    Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité

  • 4

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer