Carburants alternatifs dans l'aviation : A quand le coup d'accélérateur ?
Irène Frat
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... urants alternatifs àl'occasion de la septième édition du Paris Air Forum, organisée par La Tribune, ne baissent pas les bras. Et le point de bascule pourrait intervenir dès 2025.
A base d'huiles usagées, de déchets agricoles, d'algues, de plastique ou d'ordures ménagères, une nouvelle génération de carburants alternatifs émerge, accompagnée d'autres innovations, comme l'hydrogène vert et les e.fuels,fabriqués en utilisant de l'électricité issue de sources décarbonées ou de carbone capté dans l'atmosphère. L'heure n'est plus en effet aux biocarburants de première génération, dont les inconvénients, telle la concurrence entre les cultures nécessaires à leur production et celles destinées à l'alimentation, s'étaient vite révélés. L'heure est « aux carburants durables, quelle que soit leur source », souligne Nicolas Jeuland, responsable prospective environnementale et carburants bas carbone chez Safran.
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L'impératif de durabilité va d'ailleurs au-delà des seuls carburants alternatifs, puisque d'autres éléments - moteurs moins gourmands en carburant, nouveaux modes de propulsion, design et matériaux pour les fuselages - y contribuent... Dans ces conditions, les réductions d'émissions attendues « vont jusqu'à 80%, voire 100% », précise Chris Raymond, Chief Sustainability Officer pour Boeing. Mais encore faut-il, pour déclarer l'aviation réellement durable, que l'utilisation de ces carburants alternatifs, notamment, se généralise. Elle n'est que de 0,01% actuellement... Comment faire ? D'abord, « ces carburants devront être certifiés. Certains le sont déjà. Ce sera le cas pour d'autres dans deux à trois ans », déclare Paul Stein, CTO de Rolls Royce. En effet, ne réagissant pas exactement comme les carburants fossiles, les nouveaux produits doivent, en étant incorporés jusqu'à 50% dans les mélanges, être sûrs pour les moteurs. Pour tous les panélistes, le choix de la sécurité s'imposera toujours. Mais cela ne suffit pas.
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