Dubai Airshow : à deux semaines de la COP28, des commandes d'avions en pagaille
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Dans à peine deux semaines se tiendra la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Dubaï.
Reuters
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Dans à peine deux semaines se tiendra la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Dubaï.
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Encore une fois, les compagnies du Moyen-Orient, Emirates en tête, ont fait le plein d'avions au salon aéronautique de Dubaï. Pendant deux jours, Boeing et, dans une moindre mesure, Airbus ont enchaîné les contrats. Soit plus de 230 avions fermes vendus, sans compter une palanquée d'options et de droits d'achats, ainsi que des dizaines de milliards de dollars à la clé. Le constat est d'autant plus surprenant et contradictoire en apparence que la COP28, c'est-à-dire la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, doit s'ouvrir dans à peine deux semaines... à Dubaï. S'ils se déroulent à seulement deux semaines d'écart, les deux événements prennent aussi place à moins de dix kilomètres l'un de l'autre.
Cette proximité pourra ainsi apparaître incongrue - au mieux - pour certains, ou franchement insupportable pour d'autres tant le transport aérien a été érigé, à son corps défendant, en emblème du secteur polluant ces dernières années. En Europe et en Amérique du Nord, du moins. D'autant plus que la sortie des énergies fossiles - dont le kérosène apparaît comme la quintessence - est au cœur des enjeux de cette COP28 et risque de cristalliser une grande partie des débats.
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Au-delà du symbole, le transport aérien a pris conscience depuis plusieurs années de son impact environnemental. Une épiphanie tardive, longtemps obstruée par le fait que le secteur ne représente que 2 à 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais qui prend de l'ampleur rapidement depuis la crise du Covid et apparaît enfin incontournable.
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