Exploitation des ressources dans l'espace : de la science-fiction à la réalité
Stefan Barensky, Aerospatium
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... ropéenne (ESA) et conseiller du gouvernement du Luxembourg, et Bruno Pagliccia, PDG et Fondateur de SeisBEE.
En février 2016, lorsque le Luxembourg a annoncé son intention de se doter d'une législation pour donner un cadre juridique à l'exploitation des ressources sur d'autres corps du système solaire sans contrevenir aux traités actuels, qui interdisent l'appropriation de territoires sur ceux-ci, le sujet lui-même semblait encore relever de la science-fiction. Mais, en quatre ans et demi, les missions spatiales se sont accélérées. Deux sondes, une américaine et une japonaise, viennent de prélever des échantillons de matériaux sur deux astéroïdes géocroiseurs. La seconde est même déjà sur le chemin du retour. La Chine s'apprête à lancer une sonde qui va rapporter des échantillons de la surface de la Lune, pour la première fois depuis 1976. Surtout, dans le monde entier, des agences spatiales, des laboratoires et même des entreprises privées développent des technologies pour extraire de l'eau du régolithe lunaire.
Pour faire une réalité de l'exploitation des ressources naturelles sur la Lune, les astéroïdes, Mars ou ailleurs, il faut quatre choses : une capacité de détecter et d'identifier ces ressources, la technologie nécessaire pour les extraire et éventuellement les traiter, le marché qui va en avoir besoin, et le cadre juridique. Tous ces éléments se mettent aujourd'hui en place, même le marché.
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Car loin du fantasme de ramener sur Terre des métaux précieux récoltés sur les astéroïdes, l'objectif de l'exploitation des ressources spatiales c'est de les utiliser sur place. "On utilise les ressources spatiales afin que les futures missions humaines sur la Lune ou sur Mars puissent s'installer. On ne parle pas ici de ramener de telles ressources sur Terre", confirme Jean-Jacques Dordain. L'eau, disponible sur la Lune, les astéroïdes et Mars, permettra de créer des ergols pour alimenter les moteurs ou les piles à combustible, de l'oxygène à respirer et évidemment de l'eau à boire pour les astronautes.
Stefan Barensky, Aerospatium