Superjet 100 : le partenariat avec Safran en pleine descente

Emmanuel Grynszpan
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Safran
Reuters

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Safran devait propulser le Superjet 100 vers les étoiles, mais le motoriste français constitue aujourd'hui un frein pour l'avion régional russe. Plusieurs compagnies aériennes russes se plaignent d'avoir leurs SSJ100 immobilisés à cause de pannes moteur prématurées, de déficit de moteurs de remplacement disponibles et de la cherté de la réparation. Fin novembre, le quotidien d'affaires Vedomosti vendait la mèche, pointant du doigt des défauts dans le moteur SaM146 conçu par Safran, et dont la production est partiellement localisée en Russie dans le cadre de la coentreprise PowerJet avec le motoriste russe NPO Saturn.
Selon Vedomosti, qui cite des sources chez plusieurs compagnies aériennes russes, le SSJ100 vole deux fois moins que son concurrent immédiat, l'Embraer 170 : 3,3 heures par jour en moyenne, contre 6 heures pour l'avion brésilien. Dans la foulée, le vice-ministre de l'Industrie Oleg Botcharov déclarait, le 30 novembre :
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Le « partenaire français » est-il responsable de la mauvaise réputation de l'avion russe, ou bien est-il un bouc émissaire un peu facile en période de tensions géopolitiques ? Safran, qui travaille sur le moteur depuis 2003 et s'est associé dès le départ au projet du SSJ100, concède l'existence de problèmes sur le moteur (chambre de combustion et collecteur d'huile), tout en rappelant que le SSJ100 souffre de bien d'autres défauts de jeunesse qui ne sont pas imputables au groupe français.
Emmanuel Grynszpan
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