Superjet 100 : le partenariat avec Safran en pleine descente

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(Crédits : Reuters)
Les problèmes de fiabilité du Superjet 100 sont en partie imputables au moteur. Safran rétorque qu'il n'a pas ménagé ses efforts sur un projet aux perspectives commerciales incertaines.

Safran devait propulser le Superjet 100 vers les étoiles, mais le motoriste français constitue aujourd'hui un frein pour l'avion régional russe. Plusieurs compagnies aériennes russes se plaignent d'avoir leurs SSJ100 immobilisés à cause de pannes moteur prématurées, de déficit de moteurs de remplacement disponibles et de la cherté de la réparation. Fin novembre, le quotidien d'affaires Vedomosti vendait la mèche, pointant du doigt des défauts dans le moteur SaM146 conçu par Safran, et dont la production est partiellement localisée en Russie dans le cadre de la coentreprise PowerJet avec le motoriste russe NPO Saturn.

Selon Vedomosti, qui cite des sources chez plusieurs compagnies aériennes russes, le SSJ100 vole deux fois moins que son concurrent immédiat, l'Embraer 170 : 3,3 heures par jour en moyenne, contre 6 heures pour l'avion brésilien. Dans la foulée, le vice-ministre de l'Industrie Oleg Botcharov déclarait, le 30 novembre :

« Nous rencontrons les plus grandes difficultés dans notre partenariat avec les partenaires français sur le moteur SaM146. Les collègues [français] ont un modèle d'affaire strict et ne sont pas prêts à accepter des réductions symétriques du coût de...

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Commentaires
a écrit le 04/03/2019 à 17:13 :
Même sans compter le moteur, le niveau de la fiabilité du SSJ est plus que médiocre, le service d'après-vente, les stocks des pièces détachées sont absents. Les moteurs sont produits en Russie, et les industriels russes sont capables de transformer un mécanisme parfait en ordure non fiable. En plus, pour ce qui concerne la presse ou les responsables russes, il faut avoir une présomption de mensonge: si le contraire n'est pas prouvé, ils mentent. Donc, il n'y a pas de raison de culpabiliser Safran, même si une certaine faute n'est pas exclue.
a écrit le 04/03/2019 à 10:21 :
Cette façon d'éditorialiser les articles est insupportable. Ce moteur est sous maîtrise d'oeuvre russe, Safran réalise la partie haute pression et le montage se fait en Russie chez NPO Saturn. Pourquoi accuser sans savoir.

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