Vers une hausse de plus de 7% du budget de la défense américain en 2019

latribune.fr

Pas de retrait significatif des troupes russes en syrie, selon le pentagone
Jason Reed

latribune.fr

Pas de retrait significatif des troupes russes en syrie, selon le pentagone
Jason Reed
Donald Trump devrait demander une enveloppe de 716 milliards de dollars (576 milliards d'euros) pour le budget de la défense dans le cadre du budget 2019 qu'il présentera en février, rapporte vendredi le "Washington Post". Le chiffre de 716 milliards couvrirait le budget annuel du Pentagone ainsi que les dépenses pour les conflits en cours et pour l'entretien de l'arsenal nucléaire américain.
Cela représenterait une hausse de plus de 7% du budget du Pentagone par rapport au budget 2018, lequel n'a pas encore été entériné par le Congrès, écrit le Washington Post, qui cite des responsables américains ayant requis l'anonymat.
Dans le cadre de cette augmentation du budget, l'administration Trump pourrait décider de développer de nouvelles armes nucléaires et de laisser la porte ouverte à une riposte atomique dans le cas de très grosses attaques conventionnelles, selon un projet de document confidentiel publié par le Huffington Post. Le Pentagone n'a pas fait de commentaire en début d'année, disant ne pas vouloir discuter de documents qui ne sont que des "brouillons".
De source proche du dossier, cette ébauche est authentique mais on ne dit pas si ce sera cette version-là qui sera soumise à l'approbation du président républicain. Son prédécesseur démocrate, Barack Obama, avait fait connaître son intention de réduire le rôle des armes nucléaires dans la Nuclear Posture Review de 2010, date de la dernière rédaction du document. Le projet de Nuclear Posture Review 2018 indique toutefois que l'hypothèse de la période Obama d'un monde où les armes nucléaires seraient moins importantes s'est révélée fausse.
Les armes nucléaires y sont considérées comme un moyen de dissuasion. Le document préconise une modernisation de l'arsenal nucléaire des Etats-Unis. Son coût sur les 30 prochaines années est évalué à 1.200 milliards de dollars (983 milliards d'euros), selon les calculs du Congressional Budget Office (CBO), une agence fédérale américaine. Une dissuasion nucléaire efficace coûte moins cher que la guerre, indique le document qui souligne que la Russie et la Chine sont en train de moderniser leurs arsenaux nucléaires, tandis que les provocations nucléaires de la Corée du Nord "menacent la paix dans la région et dans le monde".
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
Le document évoque notamment le développement d'un nouveau missile de croisière nucléaire lancé de la mer. Un certain nombre d'ogives de missiles mer-sol balistiques stratégiques seront modifiés pour offrir une option militaire à moindre coût. Le document évoque aussi la possibilité de représailles nucléaires dans "des circonstances extrêmes". "Les circonstances extrêmes peuvent comprendre des attaques stratégiques non nucléaires", précise le document, ce qui est interprété par les experts comme une allusion aux cyber-attaques qui peuvent se révéler dévastatrices.
latribune.fr