« Des Enfants et des Arbres » invite la jeune génération à participer à la transition agricole
David Medioni
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Des Enfants et des Arbres
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Des Enfants et des Arbres
Réinventer le rapport au vivant, donner dès le plus jeune âge le goût du vivant, développer et enrichir la connaissance du vivant... autant d'objectifs que se sont fixés les équipes de l'association « Des enfants et des arbres », fondée en 2021.
Lancée par la réalisatrice de documentaires et journaliste Marie-France Barrier, « Des enfants et des arbres » s'est donné pour ambition de reconnecter le monde agricole à celui de l'enfance. Avec pour cela une idée très simple : les faire participer, tous ensemble, à la plantation de nouveaux arbres. « Je suis une géographe buissonnière, s'amuse Marie-France Barrier, j'ai appris sur le tard les implications théoriques de tout ce que je ressentais et observais dans mon métier de réalisatrice. » Et cette dernière de développer : « Après mon film Le temps des arbres, je me suis aperçue de l'appétence et de l'envie des gens de participer à quelque chose qui les dépasse. Je me suis aussi aperçue du propre fil à plomb qui guidait toutes mes actions depuis tant d'années : le fil à plomb de Gaïa. Tout cela a convergé et c'est ainsi qu'en plein confinement en 2020 l'idée de l'association a germé. »
L'ensemble de la démarche de Marie-France Barrier s'inscrit donc dans un nouveau rapport au vivant et plus particulièrement dans une nouvelle relation à la nature. « Je suis une câlineuse d'arbres. Ils sont les plus puissants des êtres vivants. Ils sont ancrés dans le réel par leurs racines et vivent dans les étoiles grâce à leur feuillage » assure, lyrique, Barrier. Pour elle, parler des arbres de cette façon permet de « sensibiliser à l'importance cruciale qu'ils ont dans l'écosystème global du vivant » et surtout cela donne « une dimension transcendante à l'action que nous voulons mener ».
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Et cette action avec « Des enfants et des arbres » revêt trois dimensions. En premier lieu, l'objectif de replanter un maximum d'arbres, un peu partout sur le territoire français. « La logique de notre pays de favoriser la dé-végétalisation des sols et l'habitat individuel a conduit à une perte du nombre global d'arbres. En en replantant, nous remettons de l'air dans notre environnement », confie Barrier. Depuis un an, l'association a été à l'origine de la plantation de quelque 22 000 arbres. L'autre dimension est d'accompagner les agriculteurs dans la réappropriation de leurs territoires et de les impliquer dans cette volonté de redonner force et vigueur aux arbres qui les entourent. Ainsi, l'association travaille de concert avec eux pour choisir les lieux des futures plantations, mais aussi pour qu'ils partagent leur savoir-faire et leur connaissance du vivant. Dans une transmission, donc. C'est la troisième dimension du projet : transmettre aux enfants et aux plus jeunes. Pour que le rapport entretenu avec la nature s'inverse. Qu'elle soit à nouveau considérée comme une part de nous-mêmes. C'est en tirant le fil de ce besoin de transmission que Marie-France Barrier a décidé d'associer les enfants. « Je souhaite que le fait de savoir planter un arbre soit enseigné et su au même titre que le théorème de Pythagore », lance la présidente passionnée de l'association. C'est ainsi que l'idée de la mise en place de partenariats avec des écoles est née. Le principe est simple : mobiliser des classes et des agriculteurs dans des territoires déterminés pour les inciter à travailler ensemble à la mise en place d'une session de plantation. La fluidification des échanges, et l'organisation logistique et financière de la journée étant assurées par l'association.
David Medioni