PSA gèle ses fournitures à l'Iran
Alain-Gabriel Verdevoye
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Alain-Gabriel Verdevoye
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Un groupe de pression américain, l'UANI, appelle General Motors et son nouvel allié français PSA à mettre fin aux activités de Peugeot en Iran, pays suspecté de vouloir se doter de l'arme atomique. Le lobby United Against Nuclear Iran estime que l'arrivée du groupe de Detroit au capital du français (7%) devait faire l'objet d'une enquête, pour déterminer si ce dernier enfreint les sanctions américaines sur l'Iran. En effet, Peugeot est... le numéro un automobile historique sur le marché local.
Gel de l'activité
Mais PSA n'a pas attendu son alliance avec GM, paraphée fin février, pour geler ses livraisons de composants à son licencié local Iran Khodro! "Devant le durcissement des sanctions vis-à-vis de l'Iran, PSA a décidé en février de geler son activité", explique un porte-parole du groupe. Ces sanctions entraînent en effet une interdiction des transactions avec des banques iraniennes. Du coup, PSA ne peut plus financer ses fournitures de pièces ni bénéficier de garanties de paiement. En conséquence, le programme de livraisons a été suspendu pour les mois de mars puis d'avril, entraînant... le chômage technique de 350 personnes au centre d'expéditions de PSA à Vesoul (Vosges). Et le "gel devrait se poursuivre", précise PSA. L'alliance nouée avec GM "n'a joué aucun rôle sur cette décision. Le sujet avait été évoqué par GM lors de nos discussions, mais nous les avions immédiatement rassurés sur ce point", poursuit le constructeur tricolore.
Après la Paykann, la 405
À lire également
L'Iran a toujours été un pays compliqué pour PSA. Et pour cause. La vieille Peugeot 504 du président Ahmadinejad a beau avoir été vendue aux enchères 1,8 millions d'euros l'an dernier, PSA préfère rester discret sur ses activités locales, aléas politiques obligent. Pourtant, le pays représente traditionnellement le deuxième débouché (en nombre de voitures) pour le constructeur, derrière la France. La marque Peugeot avait écoulé 467.000 en 2010 et 457.000 en 2011 - mais elle visait initalement la barre des 500.000 l'an dernier. Peugeot s'octroie grosso modo 30% du marché local.
Alain-Gabriel Verdevoye
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer