Quand Renault et PSA font le show... avec leurs "petites voitures"

Alain-Gabriel Verdevoye, à Genève

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Reuters

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Les Peugeot 108 et Citroën C1 II arriveront en juin, la Renault Twingo III en septembre. Les marques tricolores créent l'événement au salon de l'auto de Genève, qui a ouvert ses portes aux professionnels mardi, avec leurs mini-citadines économiques, ingénieuses, sympathiques et chatoyantes. La Renault est carrément révolutionnaire avec une architecture à moteur à arrière. Du jamais vu sur un petit véhicule européen, à part la Smart, depuis les 4CV ou la Volkswagen Coccinelle ! Les Peugeot et Citroën sont de classiques modèles traction avant.
Heureusement, le rapprochement avec l'allemand Daimler en 2010 a ouvert de nouveaux horizons, car le groupe de Stuttgart était demandeur d'un petit modèle pour remplacer ses Smart, avec lesquelles il a toujours perdu de l'argent jusqu'ici. Quant à Renault lui-même, il n'a jamais réalisé non plus de profits avec la Twingo I et pas forcément avec la Twingo II, même si le constructeur refuse de le préciser !
Car il est impossible de réaliser seul des petits véhicules économiques. C'est pour cela que PSA a de son côté reconduit sa collaboration avec le japonais Toyota, qui avait démarré sur les premières Peugeot 107, Citroën C1 et Toyota Aygo en 2005… PSA affirme quant à lui ne pas avoir perdu d'argent avec ces véhicules. Mais avec des marges riquiqui.
Dans le cas des nouvelles Peugeot 108, Citroën C1 II et Toyota Aygo II, en revanche, changement décor. Là, « Toyota a fait 70% du boulot et PSA 30% », reconnaît Pascal Béziat, Directeur du projet pour les deux modèles du groupe PSA. La plate-forme est toujours d'origine Toyota ainsi que le petit moteur 1,0 de 68 chevaux. PSA s'est « chargé des achats, de modules comme le chauffage-climatisation, des sièges ». Et, « c'est le style PSA qui a gagné la compétition interne avec Toyota pour la définition générale (ndlr : le design des pièces communes) ». Quand même !
PSA apporte également une deuxième motorisation, toujours à essence, un 1,2 de 82 chevaux produit en France. Toyota ne l'utilisera pas sur sa nouvelle Aygo II dans l'Hexagone, mais offrira des versions avec cette motorisation supérieure sur d'autres marchés européens.
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Les Peugeot 108 et Citroën C1 II « partagent 70% de pièces avec la Toyota Aygo », indique pour sa part Pascal Béziat.
D'où l'impression visuelle de modèles quand même très différents.
En tous cas, les professionnels s'amoncelaient mardi sur les stands Renault, Peugeot, Citroën, pour découvrir les petites dernières, présentées dans des couleurs très chatoyantes, avec beaucoup de possibilités de personnalisation. Chez Peugeot, une 108 avec intérieur cuir faisait même très chic.
Renault est parti en fait d'une feuille blanche, alors que PSA a reconduit la base roulante des modèles antérieurs.
Avantages de l'architecture à moteur arrière : une meilleure habitabilité et une maniabilité supérieure.
Les Peugeot 108 et Citroën C1 II sont moins ingénieuses. Mais, par rapport à leurs devancières, elles « apportent un meilleur confort, une amélioration acoustique, un guidage de direction plus précis, des renforts de sécurité », assure Pascal Béziat, en-dehors de carrosseries et de planches de bord nettement plus valorisantes.
Hélas, ces nouvelles petites françaises seront assemblées… hors de l'Hexagone. Coüts obligent. La Twingo III sera montée à Novo Mesto, en Slovénie, « l'usine la plus performante de l'alliance Renault-Nissan », selon le constructeur au losange. Avec des capacités de 250.000 unités. Novo Mesto produira aussi la Smart à quatre places qui arrivera un peu plus tard. La Smart biplace sera, elle, fabriquée dans l'usine lorraine de Daimler à Hambach, comme l'actuelle.
Les 108 et C1 II seront, elles, produites à Kolin, dans l'usine à 50-50 avec Toyota en République tchèque. Capacités : 300.000 unités, dont les deux-tiers réservés à PSA.
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Les prix ne sont pas encore communiqués. Mais le tarif de base des nouvelles mini-voitures démarreront autour de 10.000 euros. Des prix ultra-compétitifs. Vu l'excellent accueil à Genève, ces braves petites devraient plaire.
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Alain-Gabriel Verdevoye, à Genève