Automobile : sonné par la crise, DS s'apprête à sortir de sa torpeur

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DS est une marque profitable et qui est en croissance de parts de marché, c'est la marque la plus électrifiée en Europe, après Tesla, ce qui nous permet d'afficher la meilleure performance CO2 du continent avec 79 grammes de CO2 par kilomètre, assène Béatrice Fouchet, qui a succédé fin 2019 à Yves Bonnefont à la tête de DS.
"DS est une marque profitable et qui est en croissance de parts de marché, c'est la marque la plus électrifiée en Europe, après Tesla, ce qui nous permet d'afficher la meilleure performance CO2 du continent avec 79 grammes de CO2 par kilomètre", assène Béatrice Fouchet, qui a succédé fin 2019 à Yves Bonnefont à la tête de DS. (Crédits : DS)
Après un lancement raté par la crise du coronavirus, la marque automobile premium française va enfin commercialiser sa grande berline statutaire, la DS9. Pour DS, il était devenu impératif de relancer son actualité produit pour retisser le récit de sa très jeune histoire dans l'univers exigeant du premium. Pour Béatrice Fouchet, sa directrice générale, DS ressort renforcé de la crise du Coronavirus.

DS a-t-il encore un avenir ? C'est l'incroyable question que tout le monde se pose après quasiment sept mois d'un étrange silence de la marque automobile premium française. Pourtant, DS a de quoi communiquer. Après le renouvellement de sa gamme avec deux SUV, bien accueillis par la presse spécialisée, le label premium a levé le voile, en mars dernier, sur une grande berline, la DS9. Mais depuis plus rien, hormis quelques opérations commerciales comme le lancement d'une édition spéciale Louvre sur les DS7 Crossback et DS3 Crossback...

Il faut dire que la crise sanitaire a totalement chamboulé les plans de cette marque naissante (elle a été créée en 2014), en gâchant notamment la fête de lancement de la DS9. Alors que tout était prêt pour un levé de rideau en fanfare au salon automobile de Genève, la crise du coronavirus a annulé l'événement quelques jours seulement avant son inauguration.

Un pont aérien de la presse européenne

En urgence, DS organise une communication virtuelle... Mais la presse est circonspecte sur les photos de ce qui n'est autre qu'une berline de plus sur le marché. La marque finit par louer un studio en banlieue parisienne pour dévoiler ce modèle aux journalistes et forme un pont aérien pour faire venir toute la presse...

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Commentaires
a écrit le 23/10/2020 à 15:42 :
Il faut de la cohérence un maximum de voitures fabriquées en France et plus particulièrement le haut de gamme . On peut et encore comprendre une fab pour des petites cylindrées mais pas pour le haut de gamme vendue à des prix exorbitants pour une M. O à bas coût. PSA avec cette voiture plus une délocalisation de la recherche vers l'Inde doit si on veut être cohérent dans les discours boycotter cette marque sur - mois pour que M. Tavares comprenne un que les français ne sont pas des veaux deux qu'une partie des emplois qualifiés doivent rester sur notre territoire. Boycottons PSA soyons à la hauteur de notre grande G.... sinon fermons là
a écrit le 21/10/2020 à 20:14 :
Pas de bol, les verts et pompilli veulent mettre une grosse taxe sur les grosses voitures.... Limousines et suv... La cible était lez voitures premium allemandes, DS9 va etre du lot...
Réponse de le 22/10/2020 à 10:28 :
Oui mais B.Lemaire est passé par derrière pour les exceptions, voitures familiales, familles, hybrides, etc...pour en vendre un peu , au moins en France.
a écrit le 21/10/2020 à 18:52 :
La France n'a jamais su faire du haut de gamme automobile. Et même si je comprends la stratégie audacieuse et très originale de C. Tavares pour y accéder, ce sera malheureusement un échec à moyen-long terme.
Notre truc a nous, ce sont les Twingo / 208, et pour ces dernières c'est déjà pas si mal
Réponse de le 22/10/2020 à 10:02 :
Ce commentaire montre bien votre méconnaissance du sujet. La France a été LE pays du haut de gamme et du luxe auto... jusqu'à ce que dans l'après-guerre, l'Etat n'impose à Renault devenu régie, de faire du populaire pour répondre à l'immense demande de la classe moyenne émergente.
L'Etat a ensuite obligé les constructeurs français à exporter des voitures (Europe et USA) afin de faire rentrer des devises pour financer la guerre d'Algérie, prenant de facto le contrôle du plan produit des constructeurs.
Cela n'a pas empêché d'avoir des DS ou encore des Facel-Vega.
Enfin, le marché haut de gamme a été tué par la politique fiscale (vignette et fiscalité des voitures de fonction), faisant du marché français du haut de gamme un marché 5 fois plus petit que celui de l'Allemagne. A partir de là, pas de volumes pour rentabiliser les investissements spécifiques (plateforme, moteurs) donc la place a été prise par les constructeurs allemands forts de leur marché national.
Il n'y a pas de fatalité et le passage à l'électrique va rebattre les cartes (besoin d'autonomie et de connectivité alors que la puissance des moteurs n'est soudain plus un enjeu). DS a donc clairement une carte à jouer pour autant que les consommateurs acceptent de soutenir un projet industriel français... et que DS arrête de vendre aux français un haut de gamme patriotique... fait en Chine!!!
Réponse de le 22/10/2020 à 13:54 :
Surtout au vue du design moche de cette voiture et du made in china pour le haut de gamme français... qui va l acheter ? Personne
Je suis prêt à rentrer chez les trappistes si je me trompe .
Le plus grave ce sont les dirigeants
Très bien payés qui ont eu cette idée .
Réponse de le 22/10/2020 à 19:01 :
"La France n'a jamais su faire du haut de gamme automobile".
Encore quelqu'un lobotomisé par le marketing Allemand et qui a oublié l'Histoire. Delahaye, Delage, Voisin, Bugatti, ont été les références absolues du luxe automobile pendant l'entre 2 guerres, et plus tard Citroën avec la Ds ou encore Facel-Vega ont su montrer que le luxe automobile français existe. La seule différence avec l'Allemagne c'est que le gouvernement français, noyauté par l'extrême gauche s'est toujours echiné a fait échouer le haut de gamme par idéologie, là où le gouvernement allemand a toujours soutenu cette industrie par intérêt financier. Mais n'ayez aucun doute, la France sait faire du luxe automobile

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