Empreinte carbone, recharge, métaux... : 5 mythes sur la voiture électrique décryptés
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les autorités européennes prévoient 30 millions de voitures électriques en circulation pour 2030.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les autorités européennes prévoient 30 millions de voitures électriques en circulation pour 2030.
Reuters
L'Union européenne l'a confirmé en mars, seules les voitures ou voiturettes de moins de 3,5 tonnes n'émettant pas de gaz à effet de serre à l'échappement pourront être vendues à partir de 2035 sur son territoire. Cela signifie que seule l'électrique pourra être vendue hors carburants de synthèses fabriqués à partir d'électricité décarbonée, qui sont en réalité trop chers à produire. Une mesure forte, qui a fait grincer des dents les constructeurs automobiles européens ainsi que de nombreux automobilistes.
Les autorités européennes prévoient 30 millions de voitures électriques en circulation pour 2030. Mais entre peur du manque d'autonomie, doute sur la valeur ajoutée environnementale et pénurie d'énergie, les mythes autour du véhicules électriques sont légions.
C'est l'une des raisons vantée par l'Union européenne et maintes fois répétée par les constructeurs désormais : la voiture électrique ne pollue pas. Dans les faits, la voiture électrique émet des gaz à effet de serre, principalement au moment de sa fabrication puisqu'il faut extraire les métaux nécessaires à la batterie et réaliser une série de procédés chimiques polluants. Cependant, son empreinte carbone est tout de même plus faible que son équivalent thermique dans la majorité des cas. En effet, il faut rouler en moyenne 30.000 kilomètres, soit un à deux ans généralement, pour compenser ce déficit carbone initial de production.
À lire également
Un avantage à la voiture électrique même dans les pays où le mix énergétique pour la production électrique est moins bon, comme en Chine, en Australie ou encore en Pologne. Seuls vingt pays, selon Carbone 4, présentent un désavantage pour la voiture électrique comparé au même modèle thermique. A noter que plus la voiture est lourde et grosse comme les SUV, plus son empreinte carbone est élevée au départ, du fait, notamment, d'une plus grande quantité de métaux à extraire pour la batterie. Il faudra donc rouler plus longtemps afin de compenser ce déficit, jusqu'à 100.000 kilomètres pour les plus gros modèles.