Batteries électriques : la course aux tests et homologation pour les méga-usines est lancée dans le Pas-de-Calais
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Gaëtane Deljurie
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Gaëtane Deljurie
Un vieux moteur thermique trône dans l'un des couloirs... « Un vestige », s'amuse Jérôme Bodelle, le PDG du CRITT M2A (Centre de recherche, d'innovation technique et technologique en moteurs et acoustique automobile), hier spécialiste en moteurs thermiques et en essais vibro-acoustiques... devenu en l'espace de quelques années un Giga Test Centre (GTC), pour les essais d'homologation et de pré-homologation, de conformité de production mais également pour la mise au point de prototypes des cellules de batteries mais également des modules, composés de plusieurs cellules.
Lors de l'inauguration officielle début octobre, Jérôme Bodelle a reconnu la prouesse, menée par sa petite équipe de 60 salariés dont 15 ingénieurs : en 9 mois (les travaux ont démarré en décembre 2022), les espaces hier dédiés à l'activité thermique ont laissé place à un tout nouveau centre d'essai et d'homologation des batteries produites par les gigafactories d'ici et d'ailleurs. « Nous devons cette prouesse à l'ingénierie de notre filiale maintenance travaux neufs qui d'ordinaire fabrique des usines : ce chantier a mobilisé des compétences rares, là où d'autres acteurs auraient mis deux ans pour le mener à terme », a souligné le PDG.
Tout le matériel sera réceptionné d'ici un à deux mois. Surtout, Bruay-la-Buissière se trouve dans une région qui va accueillir quatre gigafactories : ACC à Lens qui a démarré la production, AESC Envison en 2024 à Douai, Verkor et ProLogium en 2025 à Dunkerque. Au CRITT M2A, les premiers essais sont déjà en route, pour les batteries de la gigafactory ACC de Douvrin près de Lens, dans le cadre d'un premier contrat portant sur une durée de sept ans. Pour 2024, deux accords restent tacites avec deux autres gigafactories dont les noms n'ont pas été révélés.
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L'investissement 2022-2023 s'est élevé à 13,7 millions d'euros, issu d'un montage entre levées de fonds, prêts bancaires et aides publiques avec Crédit du Nord et Société Générale, BPI innovation et la société d'investissement régionale publique-privée Rev3 Capital. En 2021, 17 millions d'euros avaient déjà été injectés. « Nous savons d'ores et déjà que nous allons saturer les moyens mis en place, dès l'ouverture de la 2e ligne d'ACC », annonce Jérôme Bodelle. « Nous devrons ré-investir dans la foulée, avec un montant à peu près identique. Nous réfléchissons à construire un autre bâtiment ».
Gaëtane Deljurie, à Lille
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