EXCLUSIF. Invité le 31 mai par le groupe Les Républicains de l'Assemblée nationale à une table-ronde sur la crise du logement, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a témoigné de son rendez-vous avec Bruno Le Maire. Selon nos informations, tout ne s'est pas aussi bien qu'il l'aurait espéré. Et ce à la veille des conclusions du conseil national de la refondation (CNR) pour dessiner la politique du logement en France. Décryptage.
Les derniers mauvais pourcentages sont tombés le 31 mai. Selon les estimations du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, dont dépend le ministère de la Ville et du Logement, le nombre de permis de construire délivrés entre mai 2022 et avril 2023 a dégringolé de 14,3%, comparé à la période mai 2021-2022.
Déjà, la semaine dernière, les professionnels du logement neuf avaient fait état de chiffres en net repli au premier trimestre 2023. Comparé au premier trimestre 2022, les ventes ont chuté de 34,3% et même de 52,3% chez les investisseurs particuliers. Ces derniers représentent plus que 33% des acquéreurs, alors qu'ils « contribuent très largement au lancement des programmes en se positionnant plus tôt que les accédants » qui pèsent désormais 66%.
Le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) pense avoir trouvé la parade: renforcer les donations existantes. Aujourd'hui, tout parent peut donner à chacun de ses enfants aujourd'hui 100.000 euros. Demain, le porte-parole de la promotion immobilière espère que cette somme puisse monter à 150.000 euros.
De même qu'il propose de relancer l'exonération temporaire des droits de succession en cas d'achat d'habitats neufs, une mesure déjà éprouvée par le gouvernement d'Edouard Balladur il y a... trente ans.
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« Afin de réduire rapidement le stock des logements neufs invendus, a institué, sous certaines conditions, une exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit ou à titre onéreux normalement dus lors de la première transmission d'immeubles neufs ou en état futur d'achèvement acquis par acte authentique signé entre le 1er juin 1993 et le 31 décembre 1994 », est-il écrit à l'article 21 de la loi de finances rectificative pour 1993 du 22 juin de cette année-là.
« A l'époque, ça avait très bien marché. Aussitôt que vous vendez un logement, le gouvernement encaisse 20% de TVA », assurait, le 25 mai à La Tribune, le patron de la FPI, qui en avait déjà parlé au ministre des Comptes publics Gabriel Attal et au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Christophe Béchu.