Immobilier : l'agence dématérialisée Flatlooker lève 1,5 million d'euros

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L'équipe de Flatlooker au grand complet
L'équipe de Flatlooker au grand complet (Crédits : DR)
Grâce à cette levée de fonds, la jeune pousse Flatlooker veut développer de nouvelles offres de services.

Louer un appartement sans y avoir jamais mis les pieds ? Impossible a priori. C'est pourtant le pari que fait l'agence immobilière Flatlooker, qui vient de lever 1,5 million d'euros auprès des fonds Kima Venture et Partech et de la Banque publique d'investissement via le fonds Ambition Amorçage Angels (F3A).

« Le service proposé vise à répondre à une réelle attente du marché, tant côté propriétaires que locataires. Nous sommes heureux d'accompagner les deux fondateurs de Flatlooker, animés par des valeurs entrepreneuriales et d'excellence opérationnelle, dans leur projet très innovant », estime Edwige Kharoubi, directrice des participations chez Bpifrance.

Deux promoteurs régionaux, ainsi que l'ancien PDG de seloger.com, Jean-Fabrice Mathieu, déjà actionnaire de la jeune pousse Flatsy qui met des agents à disposition des professionnels en dehors des horaires d'ouverture classiques, complètent le tour de table.

Chez Flatlooker, presque tout se fait en ligne : le dépôt du dossier, la signature du bail, le paiement, la gestion locative et même la visite. « Nous apportons énormément de soins aux visuels, explique Nicolas Goyet, co-fondateur et CEO. Nous faisons tourner une vidéo et réaliser une visite virtuelle. Nous donnons également des informations précises sur les charges, la luminosité, le bruit, les parties communes... »

4 rétractions sur 500 visites

Seul document qui reste aujourd'hui sur papier : la caution. Mais la loi Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (Élan) devrait lever ce dernier totem. Autre réalité physique : l'entrée dans le bien, mais les déceptions seraient rares, à en croire la jeune pousse.

« Il est possible pour le locataire de se rétracter sans aucun frais au moment de la découverte réelle du logement, mais nous n'avons connu que quatre rétractations sur plus de cinq cents locations. C'est moins que dans des agences classiques », assure Nicolas Goyet.

La startup se rémunère d'une part sur les frais de location payés à la fois par les locataires et les propriétaires et d'autre part à travers une commission de 3,9% prélevée mensuellement sur les loyers pour les services traditionnels (encaissement, administration et suivi technique).

Avec cette levée de fonds, Flatlooker, aujourd'hui active à Paris et en première couronne, entend conquérir de nouvelles métropoles et se lancer sur les marchés du neuf et de l'investissement locatif. Elle pourrait également accompagner les locataires dans les phases laborieuses de déménagement et de souscription à Internet et aux contrats énergétiques.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2018 à 14:19 :
Ambition amorçage Angels ! startup, flatlooker, ils ne parlent deja plus francais, une futur langue morte.

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